Violences sur le Nice-Lyon
Les agressions qui se sont produites sur le Nice-Lyon du 1er janvier 2006, entre Saint-Raphaël et Les Arcs, sont des actes tout à fait inadmissibles et honteux.
J’apporte aujourd’hui tout mon soutien aux personnes qui ont subi ces violences.
Si rien ne justifie ces violences gratuites, les différents témoignages évoquent tous l’absence impensable d’agents de sécurité et de policiers dans le train alors qu’ils étaient informés de la situation. Au dire des passagers et des agents de la SNCF, cet événement était parfaitement prévisible si l’on considérait le nombre important de personnes éméchées qui sont montées dans le train. Dès lors, que de tels actes aient pu malgré tout se produire renvoie automatiquement à la question de la sécurité dans les transports en commun, et plus généralement dans les lieux publics.
Nicolas Sarkosy, au lieu de discourir sur la sécurité dans les banlieues, serait bien inspiré de mettre en place une réelle politique de sécurité de proximité plutôt que de planifier des opérations coup de poing médiatico-policières qui ne font qu’accroître le ressentiment des habitants des quartiers en difficulté. Pour ma part, je serais favorable à plus de personnel dans les transports en commun et à une démarche visant à recentrer la mission régalienne de la sécurité sur son aspect essentiel : un service public pour les citoyens, proche des citoyens alliant prévention et répression.

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