Censure
Depuis 2002 les mesures du gouvernement sont censurées à chaque consultation électorale. Elles provoquent colère et rejet. Après avoir contourné le parlement pour éviter le débat public en utilisant les ordonnances le gouvernement a imposé la procédure du 49-3 pour faire passer en force le contrat première embauche à l’assemblée nationale.
Il sait que sa politique provoque de grandes souffrances. Appliquant dogmatiquement les choix du libéralisme il frappe là où il y a le plus d’espoir en s’attaquant à la jeunesse ! Les jeunes, les salariés, ne l’acceptent pas. 400000 personnes l’ont exprimé dans la rue le 7 février. Les Français ne veulent pas de ce « Contrat Précarité de l’Emploi » qui impose aux jeunes deux ans de mise à l’essai. Deux années d’incertitude et de pression au quotidien. C’est la précarisation dès le début de l’entrée dans le monde du travail. On voudrait des salariés serviles et que notre jeunesse courbe l’échine qu’on ne s’y prendrait pas autrement. Cette mesure fragilisera les existences: pas de prêts, pas de logements, pas de projets d’avenir. Le Contrat Nouvel Embauche et le Contrat Première Embauche ne créeront pas d’emplois, ils déstabiliseront davantage le salariat. Les deux tiers des 280.000 CNE comptabilisés se substituent en fait à des contrats de travail à durée indéterminée. Et 10% ont déjà été résiliés tandis que les plaintes se multiplient devant les tribunaux, parce que vous avez autorisé le licenciement sans motif ! De tout temps, hormis les périodes de guerre et de catastrophes, les générations qui se sont succédé ont mieux vécu que les précédentes. Ce n’est plus vrai pour la jeunesse d’aujourd’hui ! Où va une société qui abandonne et précarise sa jeunesse ? Il est temps de mettre un terme à cette politique de paupérisation croissante de la population. Hier après-midi à l’assemblée nationale, comme député de Marseille je n’avais pas d’autre choix que de censurer cette politique. La victoire du NON montre que les Français ne veulent pas de cette société d’injustices et d’inégalités criantes que vous tentez de leur imposer. Je combats les coups portés à notre peuple partout où j’exerce mes responsabilité d’élu, mais il nous faut aussi être nombreux dans la rue le 7 mars, et resté mobilisé d’ici là. Il est encore temps d’étendre l’exigence populaire pour faire retirer le CPE et dans le même temps travailler à des solutions alternatives

Commentaires