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33e Congrès du PCF : mon opinion partagée par beaucoup !

Copie_2_de_image_ou_vido_003_1 Le rôle que les Communistes ont à jouer dans la prochaine période est essentiel. Nous avons la responsabilité de contribuer à construire un projet qui ouvre un chemin à toutes celles et tous ceux qui veulent que leur vie s’améliore et que les droits les plus élémentaires de l’être humain à l’emploi, au logement, à la protection sociale, à l’éducation, à l’énergie… soient respectés. La raison d’être du Parti communiste français, c’est d’être utile au peuple, à ceux qui subissent les conséquences d’un système brutal dans sa quête aux profits toujours plus élevés et aux rémunérations financières excessives. Un système qui provoque une déformation du partage des revenus en faveur des actionnaires et au détriment du travail, de la recherche et de la formation qui sont pourtant les seules valeurs créatrices de richesses. Comment être utile aujourd’hui ?

Copie_4_de_image_ou_vido_002 La réponse est dans notre capacité à tirer les leçons de 2002 et du référendum sur la constitution européenne. En 2002, la leçon essentielle à retenir est que lorsque la gauche ne veut pas sortir du cadre d’une gestion du capitalisme – même avec le vocable social-libéral, elle ne peut se donner les moyens d’effectuer les grandes réformes nécessaires à notre société. Elle déçoit car au fond les lois du capitalisme restent les plus fortes et s’appliquent. Ne pas s’attaquer à la question fondamentale de la répartition des richesses et de leur utilisation enlève toute capacité d’inverser l’ordre des priorités en faveur des êtres humains. Le 2ème enseignement, et personne ne peut faire comme si c’était simplement un problème électoraliste, c’est que nous ne pouvons pas faire autrement dans l’état actuel des choses que de tenir compte des modes de scrutin des différentes élections et en particulier des présidentielles, même si notre souhait est de les modifier. Les leçons du référendum sont claires même si personne ne prétend que les 55 % de NON viennent tous de la gauche. Copie_4_de_image_ou_vido_008 Pour une part largement majoritaire, ce sont des électeurs de gauche. C’est ainsi que tous les analystes ont conclu que les leçons principales du 29 mai 2005 témoignaient d’une très forte remise en cause de l’ultralibéralisme, d’une grande exigence sociale, de justice sociale et d’un appel à la gauche pour qu’elle écoute ce message et propose autre chose qu’une vulgaire nouvelle alternance. Tout le monde sait qu’un débat approfondi, d’une très grande qualité, s’est déroulé en France – et qu’il se poursuit sous des formes différentes et inédites. Cela est dû à la rencontre de forces, de partis, d’associations, de syndicats qui se sont exprimés ensemble et ont gagné ensemble ! Quelque chose s’est passé. Les prémices d’un mouvement se sont manifestées. Il ne serait pas responsable de ne pas avoir le souci de le conforter et de le développer. Alors face à ce contexte, qui ne ressemble à aucun autre depuis des décennies, peut-on mettre des préalables électoraux -quels qu’ils soient- à une  discussion approfondie sur : Dans quelle situation sommes-nous ? Que nous disent des millions de Français ? Qu’attendent-ils de nous ? En quoi pouvons-nous leur être utiles ? Tout à fait d’accord avec la base commune de discussion pour le Congrès qui souligne l’entrée « dans une période nouvelle marquée par une véritable course de vitesse entre avancée et recul de civilisation ». Alors tirons-en toutes les conséquences. Nous avons une situation marquée par l’urgence d’agir, de réagir, d’ouvrir un chemin nouveau à notre société donc de donner un nouvel élan. Si la «période est nouvelle», la réponse doit être nouvelle. Une ébauche de réponse est apparue dans la bataille du NON. Le sentiment de nocivité de cette société capitaliste qui se délite a grandi, s’est affirmé, s’est exprimé. Quelque chose s’est passé affirmant un refus, un rejet même, sans forcément d’ailleurs être clair sur le chemin à prendre pour avancer. La victoire du NON a ouvert un champ accru pour la construction d’une politique de rupture. Notre devoir de communistes – c’est ce que nous demandent plusieurs millions de nos concitoyens – c’est de donner une suite à ce mouvement naissant, c’est de ne pas perdre le message du 29 mai. C’est, après avoir construit le NON, de construire un avenir antilibéral à la France et à l’Union européenne. Ils nous pressent de proposer une alternative antilibérale. Ils nous invitent, à partir du mouvement créé pour le referendum, à le développer, à l’amplifier. Oui, le Parti communiste français a cette responsabilité de contribuer à élaborer un projet antilibéral de participer à la construction du mouvement qui le portera. Notre identité est là ! Elle n’est ni dans « aidez-les communistes à faire leur projet antilibéral » ni dans une invitation à se rassembler derrière nous au prétexte que nous serions les meilleurs ou que nous connaîtrions mieux que d’autres le chemin. Notre identité c’est de dire, comme aux grandes périodes de notre histoire : Le Parti communiste français vous lance un appel à l’Union, au rassemblement. Cet appel, il le lance d’abord et avant tout aux citoyens, au peuple. Il le lance aussi à toutes les forces politiques, syndicales, associatives qui veulent changer cette société pour qu’ensemble nous élaborions un projet de rupture avec cet ultralibéralisme prédateur et qu’ensemble nous le portions. Créons le mouvement, créons l’évènement. Créer le mouvement, c’est avoir le mot d’ordre de combattre une oligarchie financière et politique qui impose une loi inique et de définir les 5, 6, 7 points essentiels marquant la ligne de partage entre continuer à gérer le capitalisme ou commencer à changer le fonctionnement de cette société. Est-ce une tâche insurmontable ? Créer le mouvement, c’est avoir pour mot d’ordre d’appeler à l’union populaire pour changer le rapport des forces en faveur d’un projet antilibéral. Créer l’événement, c’est que ces forces et cette union populaire présentent un(e) seul(e) candidat(e) à l’élection présidentielle ! Une candidature unitaire antilibérale ! Est-ce déplacé ? Est-ce démissionner ? Non,  C’est tout simplement conforme au message du 29 mai à la nécessité d’impulser un mouvement pour répondre à une attente beaucoup plus forte qu’on ne l’imagine de la part de beaucoup de Français. C’est créer l’événement à gauche, l’événement de l’élection présidentielle, l’événement en France et en Europe. L’identité, l’utilité du Pcf, la preuve que son apport et sa vision sont indispensables à la France, c’est justement de lancer ce mot d’ordre. Il sera alors pleinement reconnu comme l’outil ayant activement contribué à créer ce mouvement. Les NON de gauche du 29 mai n’attendent pas la énième incantation de chaque chapelle, ils demandent qu’ensemble nous ouvrions une perspective pour changer vraiment. Les Communistes doivent continuer à créer l’évènement sinon l’évènement de 2007 ce sera soit le combat de Villepin/Sarkozy, soit par exemple, la candidature femme du Parti socialiste – qui à sa façon cherche aussi à créer son petit évènement – autrement dit rien de fondamental ne se sera passé. C’est aussi la seule façon de créer un rapport de force plus favorable à l’antilibéralisme de donner chair au message du referendum et à faire en sorte que le Parti socialiste en tienne compte – Parti socialiste qui, pas plus que d’autres, ne peut être exclu des réflexions sur une alternative politique. Personne à gauche n’a à s’ériger en donneur de leçons ou délivreur de diplômes anticapitalistes. C’est au peuple de juger les uns et les autres sur leurs actes. Constituer une Union Populaire antilibérale, est la seule façon de redonner un élan au mouvement social en montrant à tous qu’une force nouvelle est en train de s’inscrire dans le paysage politique de la France évitant par là même ces terribles tête à tête droite/sociaux démocrates de Grande Bretagne, d’Allemagne, etc. qui inscrivent en fait le capitalisme comme une donnée irréversible. Tel est l’appel que le Congrès du Parti Communiste Français doit lancer à nos concitoyens, il sera ainsi pleinement dans son rôle historique de rassembleur pour changer une société capitaliste en pleine dérive. Nous n’avons qu’une chose à démontrer, c’est que nous sommes complètement, sincèrement et solidement les porte-drapeaux du rassemblement Populaire pour changer notre société en faveur des êtres humains. Et c’est à cela que l’on reconnaît un communiste.

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Commentaires

dans le parti socialiste, il y a une part importante du non, et de gens voulant l'union.

Oui tout à fait. Il y a une responsabilité de tous les militants pour que les formations politiques de gauche s'engagent sur un politique de transformation sociale. Je crois que les énergies doivent s'additionner. L'objectif est de gagner.

Salut Frédéric.
Je t'informe que tu es désormais en lien sur mon blog et te remercie d'en avoir fait de même. A bientôt.
Patrick

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