Le président de la République, le Premier ministre et son gouvernement, leur majorité à l’Assemblée nationale sont toujours sourds à la mobilisation des étudiants et des salariés, sourds aux appels des députés de l’opposition qui réclament le retrait du Contrat première embauche.
Comme ils l’ont de nouveau démontré cet après-midi à l’Assemblée nationale, ils s’obstinent dogmatiquement. Heureusement, le mouvement de protestation s’amplifie. En témoignent les manifestations programmées cette semaine, à Marseille et à travers tout le pays. Je serai absent de Marseille demain et après-demain. Mercredi, je m’opposerai au projet de loi sur « le droit d’auteur et les droits voisins dans la société de l’information » ; jeudi, je serai également retenu à l’Assemblée nationale par le débat qui s’ouvrira sur ma proposition de loi relative à la « négociation de plans de gestion prévisionnelle des départs à la retraite contre embauches et tendant à favoriser l’emploi des jeunes ». J’entends ainsi défendre une logique opposée à la philosophie de la précarité qu’incarne notamment le Contrat première embauche, et promouvoir au contraire l’embauche de centaines de milliers de jeunes grâce à des contrats à durée indéterminée, en remplacement des six cent mille départs à la retraite annuels annoncés entre 2005 et 2015. Je serai présent à la manifestation de ce samedi à Marseille, aux côtés des jeunes pour exiger le retrait pur et simple de ce Contrat première embauche.



