Depuis de longues semaines, les jeunes, les salariés par millions disent non à la précarité légalisée, non au CPE. Le président de la république, le premier ministre, le président de l’UMP, misent sur l’essoufflement de la mobilisation. Ils ont eu la réponse des jeunes et de leurs parents dans la rue hier mardi 4 avril. La mobilisation n’a pas faiblie, c’est la moins que l’on puisse dire. De nouveau, partout en France, les Français disent « retrait du CPE ». Leur détermination est intacte, il faut les entendre.
Chirac, De Villepin et Sarkozy veulent maintenant proposer aux organisations syndicales un pseudo dialogue sur une loi élaborée sans concertation et déjà adoptée et après que le Président de la République a promulgué la loi en suggérant quelques modifications cosmétiques. Ils n’ont, et pour cause, convaincu personne. Après le CNE imposé par ordonnance, avec la loi dite « d’égalité des chances » c’est l’apprentissage à 14 ans, le travail de nuit des enfants et le CPE, c’est « la totale précarité » qu’ils souhaitent imposer. Mais les jeunes ne veulent pas vivre à l’essai. Les salariés refusent d’être corvéables à merci. Ils l’ont dit le 29 mai dernier. Ils le disent aujourd’hui avec le soutien des salariés et des syndicats européens. La précarité ne crée pas d’emplois, elle ne crée pas de croissance. Nos concitoyens, la France, ont besoin d’emplois stables et qualifiés. J’ai déposé une proposition de loi en ce sens. La République est fondée sur les droits et non sur la loi du plus fort, et encore moins sur les luttes intestines de la droite à visée présidentielle. Les jeunes, les salariés n’accepteront pas d’en être les otages. Ils ne veulent pas d’un CPE modifié qui reste un CPE, ils ne veulent pas d’un sauvetage de cette loi scélérate par le groupe UMP. Il faut abroger le CPE.



