Le président Jacques Chirac a pris une mesure d'amnistie individuelle en faveur de Guy Drut vendredi dernier, condamné en octobre 2005 à quinze mois de prison avec sursis et 50 000 euros d'amende dans l'affaire des marchés publics de la région Ile-de-France. Je ne veux pas me prononcer sur l'affaire, mais Guy Drut peut, aujourd'hui, se sentir soulagé de ce privilège que le citoyen lambda ne peut espérer. La France tourne à l’envers. En pleine affaire Clearstream le pouvoir politique au plus haut niveau de l’état favorise les siens sans pudeur. Y aurait-il donc deux poids deux mesures ? Une justice pour les puissants et une justice pour les manants. C'est extrêmement choquant, ce pouvoir discrétionnaire est inacceptable. Qu'est-ce que c'est que cette justice à deux vitesses ? C’est intolérable ! La France, celle des droits de l’homme, mérite beaucoup mieux. Il faut que cela change, que l’intégrité, l’honnêteté, la droiture, reprennent leur droit dans cette société où visiblement certains, et pas seulement au plus haut sommet de l’état, utilisent leurs responsabilités à des fins partisanes ou personnelles. Oui décidément il faut que chaque citoyen de notre pays intervienne sur ce qui le concerne : la gestion des affaires publiques. En d’autres termes, il est grand temps que les Français fassent de la politique, comme ils l’ont fait le 29 mai 2005, pour qu’ils participent aux choix qui déterminent de leur vie.



