Lors des débats à l’assemblée nationale sur la loi DADVSI, je me suis pris à rêver. J’ai cru un temps que, comme représentants du peuple, nous pouvions débattre sincèrement et que les considérations partisanes seraient mises au placard pour élaborer un texte d’avenir, prenant en compte l’intérêt général. L’assemblée nationale a ratée cette occasion et je le regrette profondément. Le gouvernement n’a pas voulu mesurer que les nouvelles technologies étaient déjà entrées en pratique, portant en elles une grande possibilité de libération, de démocratisation et de diversité culturelle. Nous devons nous adapter à ce potentiel considérable. Ce texte, qui n’a pour autre objectif que d’imposer les DRM et d’adapter internet au marché privé, attente à l’interopérabilité et ne vise pas à garantir les droits d’auteurs. Il eût pourtant été innovant de faire en sorte que l’ensemble des auteurs et interprètes puissent être justement rémunérés dans le cadre de la société de l’information. Ce projet de loi est déjà obsolète. Les internautes continueront de télécharger et les auteurs, eux, verront leur rémunération devenir de moins en moins juste. Le ministre de la culture a cédé aux magnats de l’industrie du disque et de l'informatique des logiciels propriétaires. Le gouvernement et sa majorité marchent à contresens de l’Histoire.




