Le Premier ministre vient d’annoncer, pour l’an prochain, la suppression de quelques 15000 postes de fonctionnaires, dont 8700 au moins dans l’Education nationale, au prétexte de réaliser des économies. Cette réduction sans précédent du nombre des agents de l’Etat témoigne une fois encore du mépris dans lequel il tient notre fonction publique, le peu de cas qu’il fait de nos services publics et des besoins de nos concitoyens.
Il est scandaleux de faire des fonctionnaires les boucs émissaires des choix politiques désastreux de la droite. Que signifie le fait de supprimer autant de postes dans l’Education nationale, quand les évènements qui se sont déroulés dans nos banlieues à l’automne dernier, devraient au contraire nous inciter à renforcer l’efficacité de notre système éducatif, à améliorer l’encadrement scolaire de nos enfants ? Le gouvernement fait, une fois de plus, fausse route en consentant des cadeaux fiscaux démesurés aux ménages les plus aisés, aux détenteurs de gros patrimoines, aux entreprises du CAC 40. Le tout à fond perdu, pour venir ensuite nous expliquer qu’il n’y a plus d’argent dans les caisses et qu’il faut faire des économies. De qui se moque-t-on ? Il se moque de l’ensemble des français, qui sont demandeurs de services publics toujours plus performants et efficaces, ce qui ne peut se faire sans maintenir un niveau d’emploi élevé dans la fonction publique. Il se moque également de nos agents publics, auxquels vous continuez de refuser tout rattrapage de leur pouvoir d’achat. Mais il est vrai que vous vous préparez également à ne pas revaloriser le Smic cette année, sans doute pour permettre à quelques poignées d’actionnaires d’accroître leurs profits.



