Enfin une Grande Mosquée à Marseille.
Aujourd’hui, le conseil municipal a autorisé le Maire de Marseille à signer un bail emphytéotique avec l’association « la Mosquée de Marseille ». La création de ce nouvel équipement est la reconnaissance concrète des besoins issus de la diversité culturelle de Marseille. A ce jour, seuls les marseillaises et les Marseillais de confession musulmane n’avaient pas de lieu de culte connu et reconnu, ce sera chose faite demain.
Le respect de l’Autre est une des valeurs de la République que Marseille s’est toujours enorgueilli de défendre. Face à la montée des extrémismes politiques et religieux, des démagogues de tous poils, des populistes patentés, apprécions l’expression des différences, la foi dans le dialogue et la tolérance. Les dangers qui menacent Marseille ne sont pas la religion, la philosophie ou la politique. Il est clair qu’à Marseille où toutes les religions sont représentées, où les musulmans sont originaires du Maghreb, de l’Afrique noire et d’Europe la laïcité est parfois malmenée. Le chômage, la mal-vie ou cet horizon de logements indignes enterrent fréquemment les derniers espoirs, les dernières croyances en une société plus humaine. La République a mal à ses valeurs : la liberté, l’égalité, la fraternité, la laïcité. Est-ce une raison pour ne plus croire en elles ? Aussi je veux faire miennes ces phrases écrites par Jean Jaurès dans le premier numéro du journal « l’Humanité », le 18 avril 1904 : « A mesure que se développent chez les peuples et les individus la démocratie et la raison, l’histoire est dispensée de recourir à la violence (…) Qu’une vigoureuse éducation laïque ouvre les esprits aux idées nouvelles et développe l’habitude de la réflexion ». Un siècle après, j’estime que la laïcité impliquera toujours, aujourd’hui comme demain, que la conviction de l’autre, différent, participe de l’épanouissement de l’humanité. La laïcité, c’est la rencontre de l’autre, la liberté de conscience, la liberté de pensée ; c’est le refus de la pensée unique. Exactement le contraire recherché par les intégristes qui ne représentent en rien les musulmans de notre ville. La laïcité, c’est aussi et surtout cela, c’est permettre à chacun et à chacune d’exercer sa religion en toute transparence. C’est cette conception qui fonde l’unité de Marseille, celle d’aujourd’hui comme celle de demain. Avec ce projet, les Quartier Nord de Marseille deviennent un phare et une vitrine de la pluralité marseillaise. Une nouvelle dynamique est lancée dans les quartiers Nord de Marseille. Cette mosquée sera situé sur la ZAC de St Louis, site des abattoirs, lesquels il y a 20 ans organisaient la vie sociale de ce quartier et qui, de part leur fermeture avaient engendré la perte de lien social. Mais pour que ces quartiers de St Louis, la Calade/Bernabo, redeviennent avec l’ensemble des quartiers nord un lieu dynamique vecteur de développement pour l’avenir de Marseille, a été voté en 1999 un projet avec la réalisation d’un Plan d’Aménagement de Zone comprenant l’Ecole de la 2ème chance, des logements, une petite zone réservée à l’activité économique, etc. Ce projet avait été à l’époque validé par la population. Or, cette exigence citoyenne je l’ai réaffirmée à plusieurs reprises. Dans les quartiers nord, rien ne ce fait sans la concertation de la population. Sans la prise en compte de cette démarche citoyenne rien ne peut se réaliser, rien ne peut se construire, rien ne peut s’élaborer. C’est pourquoi, nous ne pouvions modifier le projet de la ZAC des abattoirs sans repasser devant la population pour modifier les objectifs du Plan d’Aménagement de Zone qui avait été défini pour permettre l’implantation du centre culturel musulman et la mosquée, l’implantation de l’école catholique, le Centre National des Arts et Métiers, un nouveau parking de plus de 400 places, l’ouverture de la zone des abattoirs par une transversale piétonne et trois transversales routières. Aussi, j’ai obtenu du Maire de Marseille une concertation avec la population avant que notre conseil municipal ne l’autorise à signer ce bail emphytéotique pour la réalisation de la mosquée de Marseille. Cette concertation c’est déroulée mardi dernier et les citoyens présents ont validés les modifications du projet de la ZAC St Louis. A travers les débats tenus lors de cette réunion publique, nous avons fait la démonstration de la possibilité de donner un sens noble au mot politique dès lors qu’il s’agit de travailler concrètement à la réponse publique aux besoins des populations et ce, quels que soient les clivages politiques. On est bien là dans le respect de la démocratie participative et je m’en félicite. C’est donc fort du vote unanime de tous les groupes politiques, de mon Conseil d’Arrondissement qui s’est tenu le lendemain, que j’ai proposé aux membres du conseil municipal de voter en faveur de la signature du bail emphytéotique pour la mosquée de Marseille. Après cette expérience positive de l’exercice de la citoyenneté, je peux dire aujourd’hui combien je suis fier d’être le Député-Maire des Quartiers Nord de cette grande ville de Marseille et de toute sa population.

J'ai reçu ce mail sur la messagerie de mon blog anonymement bien entendu. Je cite:
"Une grande mosquée bientôt à Marseille. Il s'agit là d'une grande nouvelle. Enfin, je vais pouvoir voter FN sans regret (et j'espère que je ne serai pas le seul) lors des prochaines élections présidentielles et municipales. On espère désormais qu'un maximun d'élus seront FN. Merci pour eux."
D'aprés vous que dois je répondre?
Merci de votre aide.
Frédéric DUTOIT
Rédigé par: Frédéric DUTOIT | le 18 juillet 2006 à 17:10
Ignorer ?
En tout cas c'est pathétique...
Rédigé par: Romain | le 24 juillet 2006 à 16:41
L'islam et les femmes
Dr. Younus Shaikh
Le docteur Younus Shaikh, rationaliste Pakistanais et fondateur des "Lumières", organisation rationaliste du Pakistan, et qui y fut condamné à mort pour blasphème, écrit sur l'Islam et les femmes.
Dr. Younus Shaikh
Avant l'avènement de l'Islam, les femmes arabes païennes bénéficiaient d'un statut respectable dans la société. Nombre d'entre elles, notamment Khadija, la première femme du prophète de l'Islam, avaient le droit de faire des affaires et de choisir et répudier leurs maris de façon matrilinéaire. Elles prenaient part à la plupart des activités guerrières et pacifiques, notamment le culte public. Dans le paganisme arabe d'orientation féminine, les déesses avaient un statut spécial. A la Mecque, la déesse Al-Uzza, à Taif la déesse Al-Lat et à Médine la déesse Manat étaient les divinités les plus populaires, et leurs statues étaient les plus vénérées, tandis que la statue du sévère Allah était presque négligée
La poésie arabe païenne se souciait surtout de la beauté et de la grâce de leurs femmes, et de la gloire de leurs valeurs tribales dans la paix et dans la guerre. Et ce n'était que dans une tribu prédatrice de la Mecque qu'avait cours la cruelle coutume d'enterrer les filles vivantes. Il était très inhabituel pour un homme de la société arabe préislamique d'avoir plus d'une femme dans sa maison ; et il est presque certain que la polygamie fut introduite et encouragée par le prophète après la révélation de l'Islam. Les femmes devaient produire le plus possible de petits musulmans. Cela finit par résulter en la dégradation du statut de la femme mariée dans la société islamique. Alors que la coutume arabe préislamique permettait de nombreuses formes moins rigides de mariage selon la tradition matrilinéaire et matrilocale, ce qui donnait aux femmes liberté et indépendance en tant qu'êtres humains à part entière, les règles artificielles du nikah islamique réduisirent le mariage à un simple esclavage sexuel et social.
Le prophète de l'Islam, avant sa période prophétique, s'était opposé à l'enterrement des filles nouvelles-nées vivantes ; il était désireux de travailler pour une femme et content d'épouser une femme divorcée. L'Islam primitif a perpétué la plupart des traditions tribales préislamiques ; il n'y avait pas de hijabs ni de voiles pour les femmes de Médine ; et plus tard seules les neuf femmes du prophète avaient vu leurs relations sociales restreintes car leur maison étaient constamment remplie de visiteurs. Pourtant, les esclaves sexuelles du prophètes ne connaissaient pas de telles restrictions.
En fait, le voile semi-transparent couvrant la moitié de la face (hijab) était une très ancienne coutume trouvant son origine dans les temps assyriens, un symbole de statut et une marque de distinction sociale pour les femmes libres. Les femmes arabes païennes préislamiques des villes portaient souvent cet élégant voile semi-transparent, mais ce n'était jamais le cas des femmes tribales.
Plus tard, l'Islam ajouta des consignes pour "la préservation de la pudeur des femmes" - telles que baisser le regard en public, cacher les seins et les bijoux etc. Pourtant, ces restrictions furent plus tard étendues par les disciples du prophète, bien au-delà des intentions originelles exprimées dans le Coran, et demeurèrent par la suite une caractéristique plus ou moins permanente de la vie musulmane.
Pourtant, par la suite, le sentiment d'insécurité de l'Islam primitif a fait graduellement augmenter l'exclusion des femmes, et 100 ans plus tard sous le règne du calife abbasside Haroun ur Rashid, les femmes étaient devenues de simples objets sexuels et des machines à procréer. En tant que femmes mariées, elles étaient simplement des domestiques - de simples appendices sociaux de l'homme. De plus, en tant qu'esclaves sexuelles, les femmes étaient librement achetées et vendues sur des marchés publics et prêtées, louées ou offertes en cadeaux à des amis. Le prophète lui-même avait accordé des esclaves sexuelles à ses favoris. Il n'y avait pas de limite au nombre d'esclaves qu'un homme pouvait posséder ; par exemple, l'un des compagnons du prophète nommé Hazrat Zubair Ibn ul Arvan avait 1000 esclaves hommes et 1000 femmes esclaves sexuelles. L'Islam considérait la femme comme le champ labouré par l'homme où il répandait sa semence.
Le prophète lui-même a prit part ou a dirigé environ 100 guerres, raids ou attaques pour s'emparer de butins. Après lui, ses disciples ont continué l'offensive. Les farouches bédouins tribaux islamisés, avec des siècles d'expérience de luttes tribales cruelles et sans merci, se révélèrent d'excellentes troupes de choc pour l'Islam. Après l'Irak, la Syrie tomba devant l'empire islamique en l'an 634. Malgré les redditions, de grands massacres ont eu lieu à de nombreux endroits ; des milliers d'hommes furent massacrés et les femmes et les enfants vendus en esclavage. Des monastères furent pillés, les moines et villageois massacrés et les religieuses violées. Après la conquête de l'Egypte, beaucoup de ses villes furent passées par le fil de l'épée et toute leur population anéantie. De grands massacres eurent également lieu à Chypre et en Afrique du Nord. La province romaine de l'Irak, la province syrienne de l'Iran, et l'Iran conquis ont apporté des centaines de milliers d'hommes esclaves et d'esclaves sexuelles. C'étaient les vastes terres fertiles de ce que furent des pays puissants et civilisés où les femmes étaient tenues en haute estime, par exemple l'Irak manichéen, l'Egypte pharaonique et les civilisations nord-africaines.
Comme elles l'ont fait en Egypte et en Irak, partout où les armées bédouines islamiques sont allées, elles ont détruit la culture des civilisations locales, imposé leur vision islamique médiévale et tribale en assassinant sans merci les hommes et en dégradant les femmes dans un esclavage sexuel perpétuel. En bref, les bédouins tribaux et barbares islamiques ont traité les civilisations avoisinantes de la même façon que les barbares Romains ont traité les Grecs anciens hautement civilisés. Pendant ce temps-là, les bédouins islamiques ont continué de piller et d'enlever les femmes européennes pour les marchés aux esclaves islamiques pendant tous ces siècles islamiques. La conquête de la Syrie a entraîné la conversion de milliers de prêtres chrétiens à l'Islam, lesquels ont changé de religion mais pas de profession : ils sont devenus de sévères mollah islamiques anti-féminins et ils ont non seulement continué à pratiquer leurs rituels et magie religieux mais ont également perpétué sous l'Islam une vision médiévale essentiellement chrétienne.
En résumé, de par ces conquêtes, destructions et instauration du médiévalisme tribal islamique, les sociétés soumises à l'empire islamique allèrent plus loin que toutes les autres dans leur exclusion totale des femmes du pouvoir politique et de l'influence sociale. La législation islamique est allée bien au-delà de tout ce que le prophète avait rêvé à l'origine dans sa religiosité tribale en volant aux femmes leur place légitime dans la société et leur droit à l'héritage. Alors qu'à l'origine le Coran accordait aux femmes le droit à l'héritage, les mollahs islamiques ont inventé l'institution légale du Waqf - la base religieuse de l'exclusion des filles et de leurs descendants de l'héritage. Bien que le Coran accorde aux femmes le droit à l'héritage, elles continuent à être des mineures ; elles ne sont généralement pas éduquées et ont besoin d'un gardien dans la personne de leur père, de leur mari ou de leur fils. Le statut de la femme en Islam est théoriquement porté aux nues, mais est en pratique totalement déplorable.
Le nombre croissant de harems (lieu de résidence des esclaves sexuelles), finalement devenu une institution sous le calife Al-Walid II, a mis en lumière la dégradation inévitable de la condition féminine sous l'Islam. Haroun ur Rashid, le calife (dirigeant), avait 2000 femmes esclaves sexuelles, le calife Mutwakkal avait 4000 femmes esclaves sexuelles ; et chaque mollah, officier ou soldat de l'état islamique avait plusieurs hommes esclaves et femmes esclaves sexuelles appartenant à la civilisation conquise. Comme elles n'étaient pas autorisées à s'instruire, acquérir de l'expérience ou penser par elles-mêmes, il n'est pas étonnant qu'il n'y ait que très peu de femmes exceptionnelles en 1400 ans d'histoire islamique; et celles qui par chance ou par la force des anciennes coutumes préislamiques sont sorties du rang, ou ont fréquenté les allées du pouvoir, ont été tôt ou tard éliminées sur les ordres de quelque pieux mollah islamique. De fait, l'anti-féminisme violent de l'Islam a été aussi néfaste que les bûchers du Christianisme qui ont tué des centaines de milliers de femmes en Europe aux 15ème, 16ème et 17ème siècles. Les instruments de la haine contre les femmes de l'empire islamique, les mollahs et les califes, ont continué à encourager la dégradation des femmes sous le rigide et sordide code légal islamique de la Charia, le dernier sceau de la sujétion complète de l'élément féminin. L'histoire moderne de l'Islam est simplement une perpétuation du médiévalisme tribal islamique, seules la technologie, la phraséologie et la façade sont modernes.
II
Le sous continent indien a souffert de l'humiliation et de la destruction sous l'islam de la même manière que l'Afrique. Le général Mohammad Bin Qasim a décimé de grandes civilisations bouddhistes et hindoues. Agissant sous les ordres d'un représentant du Calife islamique, le gouverneur Hijaj Bin Yousaf (qui était un ennemi mortel de la famille de Hazrat Ali et Hazrat Hussein dont quelques membres avaient pris refuge auprès du monarque bouddhiste Raja Dahir dans la région de Sindh), Mohammad Bin Qasim a conquis le royaume en 712. Ses pillards ont détruit des temples, fracassé des statues, pillé des palais et tué des milliers de personnes. Son armée islamique a mis trois jours pour massacrer les habitants de Debal et les femmes et les enfants ont été réduits à l'esclavage. Ensuite, il a gracié beaucoup de prisonniers et a essayé d'établir un système juste ce qui a enragé le gouverneur très musulman et meurtrier Hijaj Bin Yousaf; Qasim retourna donc à la barbarie islamique et massacra entre 6 et 16 milliers de personnes à Brahiminabad, les femmes et les enfants ayant été envoyés en Arabie sur les marchés d'esclaves. Ceci fut le début de la destruction de l'ancienne civilisation indienne et le commencement de l'islam moyenâgeux et obscurantiste en Inde. Le 11e siècle fut le témoin d'un autre meurtrier et pillard musulman, le sultan Mahmud Ghaznavi, un agent du Calife musulman, qui ruina complètement la grande civilisation indienne et pilla la plupart de ses richesses. Cinquante mille hindous ont été massacrés dans une de ses attaques à Somnath; il a envahi l'Inde plus de 17 fois. Des milliers d'hindous, hommes et femmes, ont été envoyés sur les marchés d'esclaves dans l'Afghanistan musulman. Les filles très éduquées et cultivées de la noblesse hindoue ont été vendues aux afghans illettrés, incultes et barbares pour l'équivalent d'un dollar chacune. Alors que chaque musulman afghan avait quatre femmes, il restait encore des femmes de telle façon que les infâmes mollah ont répondu avec une traduction ingénieuse du Coran qui déclarait qu'Allah permettait à chaque musulman d'avoir jusqu'à 18 femmes avec un nombre illimité de concubines. Ensuite ce sont les nouveaux instruments de l'armée du calife qui sont arrivés, les Turcs et les Moghols; ils ont décimé Delhi et ont transformé l'Inde tout entière en un gigantesque camp d'esclaves. Le sultan Firoze Shah Tughlaq, un turc musulman, avait 100 000 hommes esclaves et des milliers de femmes esclaves sexuelles dans son harem; le pieux empereur moghol musulman Shahjehan avait 15 000 femmes esclaves sexuels et concubines pour son harem personnel. En vérité, les envahisseurs et souverains turcs ont fait la même chose en Inde qu'en Arménie, l'ensemble des peuples ont été exterminés (cependant il faut reconnaître les mérites de l'empereur moghol, agnostique et laïque d'esprit, Akbar le Grand qui refusa le titre de Roi des musulmans et préféra être appelé "l'ombre de Dieu" car son Dieu, comme il l'affirmait en accord avec la mentalité et le langage de l'époque, est la divinité et le protecteur de tous les hindous, musulmans et autres êtres humains et créatures similaires. Il a abandonné sa foi dans l'islam et a exercé son génie dans la création d'une religion pluraliste comprenant des traditions des religions et idéologies principales de l'Inde. Il a même invité les Jésuites de Goa à ses discussions sur les idéologies dans son palais mais n'a pas pu gober leur mythe enfantin de Jésus fils de Dieu).
L'empire islamique médiéval du califat turc d'Osman disparut après la défaite de l'Axe lors de la première guerre mondiale avec l'arrivée du héros laïque Moustafa Kemal Pasha. Cependant, il s'est vite métamorphosé dans l'empire spirituel d'Arabie Saoudite. Il faut noter que pendant que le très chrétien empire britannique nécessitait des armées en activité pour contrôler ses colonies, la théocratie saoudienne reposait sur les armées des mollahs et imams qui officiaient dans les mosquées pour contrôler les esprits, un contrôle social, culturel et spirituel. Il est vrai que l'islam a démantelé les anciennes tribus arabes ainsi que certains de ses tabous et traditions; cependant il a créé une nouvelle tribu au nom de l'islam avec son prophète comme chef entouré de sa famille et de sa tribu - les Hashmis et les Quresh acquérant un statut élevé et sacré-, c'est-à-dire le remplacement de l'ancienne tribu médiévale par une nouvelle qui était théocratique. Mais les anciens rites païens ont perduré ainsi que les tabous et les traditions. Les liens tribaux du sang ont été remplacés par des alliances religieuses. Au niveau intellectuel, l'islam est simplement la continuation de la Jahiliya (ignorance) parée des habits de l'islam : la Jahilia islamique (l'ignorance musulmane médiévale). L'islam moderne est, en vérité, une simple continuation de l'ignorance médiévale des tribus et de leur arriération mentale.
Depuis la découverte du pétrole saoudien, les pétrodollars ont commencé à soutenir les mouvements extrémistes musulmans dans le monde entier et continuent à le faire. Les pétrodollars saoudiens ont créé des milliers de centres islamiques pour assurer un contrôle social et politique ainsi que pour une propagande mondiale; dans les dernières années 1000 mosquées ont été construites aux USA. Le lavage de cerveau par l'islam et la propagande politique continuent dans ces mosquées et madrassas, les écoles religieuses, de même que dans les journaux, magazines, radios et télévisions musulmans. Tous les types d'actions terroristes et de fondamentalisme proviennent de l'Arabie Saoudite, le centre du Mal et épicentre de l'islamisme. Pour les saoudiens, la soumission à Allah est une obligation pour tous les êtres humains. Ceux qui refusent leur soumission à Allah ou dont la vision de l'islam diffère de celle des saoudiens sont appelés le Parti de Satan et doivent être éliminés par les saoudiens ou leurs acolytes ayant subi un lavage de cerveau appelés le Parti d'Allah. L'Arabie Saoudite est en fait le pire exemple de l'islam moyenâgeux et de son arriération mentale et sociale. L'esclavage a été légal en Arabie Saoudite jusque dans les années 1960. Néanmoins, il continue sous un nouveau nom : les domestiques femmes étrangères qui sont la propriété privée des bédouins barbares
. Les pétrodollars saoudiens continuent à soutenir les mollahs extrémistes et fondamentalistes et à conduire les Etats islamiques dans la barbarie de la Sharia; les saoudiens continuent de répandre le terrorisme des mollahs ainsi que le totalitarisme théocratique dans le monde entier. L'Iran, une colonie spirituelle musulmane, est le parrain du terrorisme chiite (les sunnites saoudiens sont une secte musulmane comme les catholiques, les chiites sont comme les protestants). Ce gouvernement à la solde d'Allah en Iran est actuellement le gouvernement le plus dangereux. Torture, meurtre et absolutisme musulmans, une combinaison islamique du nazisme d'Hitler, du communisme de Staline et du fascime de Mussolini. Il y a eu 5195 exécutions politiques et religieuses dans la seule année 1983 ! Il y a quelques années une loi est passée au Parlement iranien disant qu'en accord avec la tradition du prophète le mariage est autorisé avec des filles de 9 ans ! Les droits humains ne sont pas acceptés en Iran où, selon la radio anglophone Radio Iran, l'esprit de l'imam Khomeni plane pour toujours au-dessus du pays. Des femmes ont été pendues sur la suspicion de délits sexuels. Des femmes vierges ont même été envoyées à la potence mais elles l'ont été après avoir été violées car l'islam iranien n'autorise pas la pendaison des vierges. L'Iran a utilisé son argent issu du pétrole dans l'intérêt des révolutions islamiques observées dans le monde entier et continue à le faire.
L'Algérie est connue pour sa guerre civile et ses horreurs islamiques. L'absolutisme et le totalitarisme musulmans ont été imposés par les armes et les meurtres dans l'intérêt de l'islam. Dans un pays musulman les hommes sont habituellement tués au nom de leurs délits politico-religieux alors que les femmes sont tuées pour le simple délit d'être des femmes. Des milliers de femmes ont été violées et plus de 500 ont été tuées dans la seule année 1993. Des femmes ont été tuées pour ne pas avoir porté le voile ou pour avoir refusé de le porter quand c'était imposé, pour avoir refusé de contracter un mariage à l'iranienne, pour avoir refusé de se marier avec des hommes étrangers, et pour travailler ou vivre seule. L'âge des victimes allait de 9 à 69 ans. Les femmes sont souvent violées et torturées avant d'être tuées. Des milliers se sont trouvées emprisonnées dans des camps islamiques sans raison légitime. Il faut remarquer que les femmes avaient un statut respectable avant la conquête de l'Algérie par l'islam.
Les Egyptiens, héritiers des grandes civilisations pharaoniques et alexandrines, ont continué à souffrir sous ce mal chronique qu'est l'Islam. Connue pour les épreuves du hijab et de la mutilation génitale des femmes, l'Egypte est également un centre de prostitution enfantine pour les riches bédouins saoudiens islamiques. En Egypte, quatre femmes sur cinq doivent porter une sorte de hijab. La mutilation sexuelle des femmes est chose très courante ; jusqu'à 73% au Caire et 95% dans les zones rurales. En 1995, un shaikh (dignitaire religieux) de l'université d'Al-Azhar au Caire a émis une fatwa (un décret religieux) qui, paraît-il, présente la procédure de mutilation génitale féminine comme une "pratique louable qui honore les femmes" et déclare qu'il s'agit d'un devoir religieux aussi important que de prier Allah.
Le Soudan a une longue histoire de conquête islamique et de répression. Le totalitarisme et la barbarie islamiques se poursuivent de nos jours. Récemment, le Soudan a subi la brutalité du fascisme islamique du général Numeri, soutenu par l'Arabie Saoudite. En 1992 un décret religieux (fatwa) fut émis, lequel justifiait l'assaut militaire contre les non-musulmans. La barbarie et le génocide islamiques continuent de nos jours au Darfour.
L'armée de l'Indonésie islamique a assassiné en masse 200 000 personnes non-musulmanes au Timor Oriental avant que celui-ci ne devienne indépendant. Le pays est connu pour son extrême religiosité, la corruption, des problèmes ethno-religieux et l'extrémisme islamique.
Le Pakistan, un laboratoire expérimental de l'Islam, s'est transformé en horreur. Malgré les centaines de milliers de viols, enlèvements et meurtres commis sous les yeux attentifs de la très chrétienne administration du Saint Empire Romain Britannique lors de la division religieuse du sous-continent indien en 1947, alors qu'un demi million de personnes ont été contraintes d'émigrer, le Pakistan n'a jamais fait de progrès sensible vers la civilisation. Le Pakistan est une plaque tournante du fondamentalisme islamique, de l'extrémisme et du terrorisme. La très islamique armée du Pakistan a envahi sa province du Pakistan Oriental en 1971, tuant des centaines de milliers de musulmans et non-musulmans bengalais et violant un demi million de femmes âgées de 9 à 69 ans, dans une tentative de créer une race métisse pakistano-bengalaise qui serait loyale à l'islam et au Pakistan. En 1974 l'armée du Pakistan a envahi sa province du Balûchistân, causant des calamités similaires. En 1980 le général islamiste Zia ul Haq a introduit de nouvelles mesures d'islamisation sous la pression saoudienne, en introduisant la médiévale et tribale Shariah islamique. Accompagnée de prières publiques obligatoires, il y avait des lois islamiques brutales couvrant des actes sexuels très naturels et le blasphème présumé : la répressive Ordonnance Hudood et les tristement célèbres lois sur le blasphème. Des milliers de femmes innocentes continuent à souffrir du fait de ces lois, et d'autres lois islamiques fascistes, pour de simples allégations. Des femmes violées ont été envoyées à la potence pour le crime d'avoir été violées (La Charria islamique est le seul système de lois qui punisse les victimes). L'état du Pakistan s'est montré un instrument sinistre et complaisant du fascisme et du terrorisme des maléfiques mollahs islamiques. Le Pakistan a créé les détestés Talibans Afghans et bien d'autres organisations de même type en Afghanistan. Des organisations similaires continuent de prospérer au Pakistan et essayent de créer un état islamique totalitaire et fasciste. Malgré les rodomontades sur un supposé combat contre le terrorisme islamique, le mal continue à prospérer. Le Pakistan est sans aucun doute une source d'approvisionnement majeure pour le terrorisme irakien. Le trafic de drogue illicite persiste avec la bénédiction des mollahs islamiques et du ISI (le service de renseignement militaire islamique). Il y a des centres de prostitution dans chaque cité islamique du Pakistan où des femmes kidnappées et non-musulmanes sont contraintes de souffrir. Les intellectuels laïques, libéraux et rationalistes continuent à souffrir au Pakistan de la même façon que les victimes de la tristement célèbre inquisition chrétienne de l'Europe médiévale. Alors que les églises chrétiennes brûlaient les hérétiques, les mollahs islamiques les font inculper pour blasphème.
La vigilance éternelle est le prix de la civilisation.
III
Alors que le fondamentalisme, la superstition, l'ignorance, l'absence des droits humains, les mutilations sexuelles féminines, la séquestration forcée des femmes dans leurs maisons et leurs hijabs, l'extrémisme religieux, le fondamentalisme, les attentats suicides et le terrorisme islamique continuent d'être les signes distinctifs des états islamiques et des sociétés sous l'influence de l'empire islamique spirituel saoudien ou de la zone d'influence chiite de l'Iran et de ses pétrodollars chiites, il est grand temps pour le monde civilisé de s'éveiller de son engourdissement multiculturaliste et de sa tolérance aveugle pour l'intolérance organisée car la maladie s'y répand dès à présent.
Nombre d'actions des Etats, sociétés, organisations et individus islamiques sont barbares et médiévales ; la décapitation d'otages innocents, les peines de mort et meurtres pour raisons religieuses, le tranchage des mains et des pieds, la mort par lapidation des femmes parce qu'elles ont été violées ou qu'on les accuse d'avoir eu des relations sexuelles naturelles, le meurtre "d'honneur" sur simple suspicion, les attentats suicides à l'explosif et autres actes de terrorisme, tout cela témoigne d'une maladie profondément ancrée. Le meurtre au nom d'un Allah miséricordieux n'est qu'une hypocrisie.
La montée de l'extrémisme islamique est un danger pour la civilisation partout dans le monde. Tous les extrémistes musulmans sont des terroristes potentiels et des soldats d'Allah. Il ne devrait y avoir aucune tolérance pour cette intolérance religieusement organisée contre la liberté, les droits humains, l'égalité entre l'homme et la femme, ainsi que toute autre manifestation de notre civilisation. Dans les sociétés civilisées et démocratiques, les musulmans devraient être obligés de prêter un serment de loyauté à l'état et à la démocratie. Accorder le droit de vote à ceux dont les loyautés politiques se situent dans quelque désert lointain est non seulement nuisible mais également suicidaire pour l'idéologie et le système de la démocratie. Le droit de vote pour ceux qui souhaitent détruire le système même de la démocratie ? Mesdames et messieurs, pensez-y à deux fois. Il n'y a aucune raison d'être optimiste quant à un islam libéral. Presque tous les états islamiques n'ont pas vu la nécessité d'accorder des droits humains de base à leur population, leurs femmes et leurs minorités. L'Arabie Saoudite et les Emirats sont les pires ; ce sont les parrains financiers du fondamentalisme, de l'extrémisme et de l'archaïsme islamiques partout dans le monde. Presque chaque pays islamique est dangereux, non seulement pour lui-même, mais également pour le monde dans son entier. Le Pakistan, par exemple, a continué à proposer de dangereuses technologies nucléaires après avoir fourni ces secrets à l'Iran et à la Corée ; le Vietnam et le Brésil sont ses nouveaux clients. Le terroriste nucléaire Dr. Abdul Qadir Kahn est en sûreté, bien protégé et équipé par l'Etat du Pakistan, en toute impunité bien sûr.
O vous peuples civilisés ! Hier vous refusiez de reconnaître les dangers inhérents à la montée des idéologies du christianisme, du nazisme et du communisme. Hier, vous apportiez votre soutien aux Talibans islamiques, alors même qu'ils foulaient aux pieds les droits de leurs femmes. Votre refus d'affronter l'Islam militant d'aujourd'hui pourrait nous coûter plus cher que nos vies individuelles : notre réalisation qui nous est chère, notre civilisation. Les croyances ont des conséquences ; le fait que l'Islam soit au centre de l'arriération sociale, mentale, intellectuelle et culturelle ; des brimades organisées contre les femmes et les minorités ; du fondamentalisme, de l'extrémisme et du terrorisme moderne ; cela est impossible à nier. "Religions de paix et de tolérance" ne sont que des mots vides.
L'Islam est un crime organisé contre l'humanité !
Rédigé par: Albu Mine | le 24 août 2007 à 09:06
La laïcité M. DUTOIT, ne doit pas consister pour l'État à financer toutes les religions mais à n'en financer aucune.
Actuellement 10 milliards d'euros de fonds publics sont détournés chaque année au profit des religions, sous diverses formes.
Rédigé par: DELAVANT | le 24 août 2007 à 21:06
Salut,
il est évident que la "Grande Mosquée" est une bonne nouvelle pour Marseille.
Difficile d' être contre.
qui est contre au fait
1) l'extreme droite qui a décidé une fois pour toute que la France n'est pas laïque mais chrétienne
2) Des laïcards purs et durs qui ne veulent pas voir le réel: Les religions existent
3) ceux de divers bords qui se méfient de l'islam par principe.
Il faut évidemment se méfier des abus de toutes les religions.
Mais il faut éviter de laisser passer le racisme par le biais de l'islamophobie qui malheureusement est très vivace dans notre pays.
Cordialement
Saïd
P.S: le maire reçoit des lettres d'insultes, des menaces. Ceux qui sont pour la mosquée se manifestent moins
Rédigé par: said | le 06 septembre 2007 à 16:58
Salut Frédéric,
que répondre à celui qui veut voter FN contre la mosquée?
Veut il débattre ou juste etre ammaitre chanteur?
D'abord il doit expliquer pourquoi les musulmans devraient subir l'exclusion.
S'il est pour l'exclusion de groupes particuliers de marseillais, (au delà des religions) alors oui sa place est au FN
cordialement
PS
Quant à celui qui a écrit: "L'Islam est un crime organisé contre l'humanité !" je ne suis pas sûr qu'il mérite une réponse
Rédigé par: Said | le 06 septembre 2007 à 17:08
Nous sommes athées et laïcards comme vous dites. Mais contrairement à ce que vous laissez entendre, nous sommes pour la liberté de conscience et de religion, mais avec votre argent et non avec l'argent public. Et cela pour toutes les religions sans exception. Nous athées organisés, nous ne demandons aucune aide de l'État, mais il n'y a aucune raison pour que nous financions directement ou indirectement votre culte par nos impôts.
Il n'est plus tolérable que 10 (dix) millirads d'argent public soient détournés chaque année au profit des religions. Je vous fais remarquer en plus que seules les religions reconnues par l'État peuvent bénéficier de cette manne, ce qui est une injustice supplémentaire.
La laïcité c'est la liberté de conscience et d'espression pour tous, mais aussi la séparation stricte des Églises et de l'État.
Rédigé par: DELAVANT | le 08 septembre 2007 à 20:48
Delavant
D'accord sur les grands principes.
passons a la réalité: Quelles sont les sommes consacrées a la religion chrétienne?
les musulmans ont ils une place équitable?
Pour l'équilibre social, serait il mieux que les musulmans ne prient pas dans des caves?
Peut être qu'une aide, sorte de rattrapage, serait une bonne chose.
Ou alors continuons a jouer les autruches comme pour les discriminations subies par les Arables et les NOirs: au lieu d'agir, on sort les grands principes, LA REPUBLIQUE etc...
Rédigé par: Said | le 16 septembre 2007 à 10:08
C'est vrai qu'actuellement 95% de l'aide publique aux religions vont à l'Église catholique. À l'Association des athées des Pyrénées-Orientales nous n'approuvons pas non plus cette aide. De ce point de vue nous ne faisons pas de différence entre les religions. Il faut réduire progessivement les aides publiques à toutes les religions jusqu'à les faire disparaître et non les étendre.
L'État n'a pas à reconnaître quelque religion que ce soit.
Rédigé par: DELAVANT | le 18 septembre 2007 à 08:19
A Delavant
en acceptant le statu quo vous acceptez que les musulmans soient défavorisés par rapport aux autres religions.
c'est un choix
ne pas faire de difference entre les religions?
l'équité, la réalité et les principes immuables...
Au fait, le fait que les musulmans de France sont plutot des prolos, ça na pas d'importance? Une exclusion de plus, après tout...
Rédigé par: Said | le 25 septembre 2007 à 14:15
Je partage votre point de vue Saïd.
Rédigé par: Dutoit Frédéric | le 25 septembre 2007 à 21:34
M.DUTOIT. Je vous l'ai déjà dit mais je le répète, la laïcité ne doit pas consister à financer toutes les religions mais à n'en financer aucune.
Si vous concurrencer la droite en favorisant les religions pour avoir des voix, vous ne la rattraperez jamais.
Oui, je sais, au point où en est le PC, "après nous le déluge".
Vous l'aurez.
Je vous reconnais toutefois le courage d'avoir un blog où l'on peut exprimer ses critiques.
Tous les communistes ne l'ont pas.
Rédigé par: DELAVANT | le 28 septembre 2007 à 22:26
DELAVANT, merci pour le compliment concernant mon Blog « ouvert ». C’est comme cela que je conçois le débat et la démocratie. Pour ce qui concerne la Mosquée de Marseille, il faut savoir qu’aucun financement public n’est prévu pour sa construction. Il s’agit donc de permettre à la confession musulmane de disposer des mêmes droits, dans notre république laïque, que tout autre confession religieuse. Je suis convaincu que c’est l’égalité de traitement de la puissance publique fasse à tous les citoyens qui assure la liberté de chacun. C’est cela la laïcité me semble-t-il. Amicalement.
Rédigé par: Dutoit Frédéric | le 30 septembre 2007 à 12:05
À Saïd.
Nous n'avons jamais dit que nous acceptions le statut quo.
Nous sommes pour une réduction progressive de toutes les aides publiques, directes et indirectes aux religions, jusqu'à ce qu'elles s'autofinancent elles-mêmes.
Ce n'est pas la religion musulmane qui ne reçoit pas assez d'argent public, ce sont les autres (principalement l'Église catholique) qui en reçoivent trop.
Rédigé par: DELAVANT | le 01 octobre 2007 à 21:40
Je vous propose de lire ceci:
La double peine est une structure mentale, Réflexions sur le racisme républicain
Par Pierre Tevanian, 29 septembre
Introduction
Le texte qui suit est extrait de La République du mépris. Les métamorphoses du racisme dans la France des années Sarkozy, qui vient de paraître aux éditions La Découverte [1].
Article
Deux poids, deux mesures : cette formule résume à elle seule les discours sur « la sécurité », « la condition des femmes », « la laïcité », « la mémoire » et « la liberté d’expression » [2] que nous assènent matin, midi et soir, les élites politiques françaises et leurs compères éditorialistes… Silence sur la délinquance patronale et policière (et en particulier sur les violences et discriminations racistes), inflation verbale sur la petite délinquance de rue et les « caïds des quartiers ». Aveuglement ou indulgence pour le sexisme des Blancs, focalisation et surcroît de répression sur le sexisme des non-blancs. Indifférence à la symbolique sexiste des vêtements féminins « occidentaux », attribution unilatérale et univoque d’une signification sexiste au foulard dit « islamique ». Tolérance à l’égard des expressions religieuses juives et surtout chrétiennes, reformulation éradicatrice de la laïcité à l’égard de l’Islam. Culte des « grands hommes » qui ont « fait la France », et même passion « généalogique » pour « nos » racines « judéo-chrétiennes » [3], acceptation du « devoir de mémoire » à l’égard des victimes juives ou arméniennes, mais exaspération face au moindre retour critique sur le passé esclavagiste et colonial de la France. Défense acharnée de la « liberté d’expression » lorsqu’un Français catholique (Robert Redeker) insulte en bloc « tous les musulmans », indifférence voire approbation de la censure ou de la répression quand des Noirs ou des Arabes sont sujets et non objets de discours litigieux, ou ont le « mauvais goût » de siffler la Marseillaise…
Le racisme ne prend donc pas nécessairement la forme de la haine à l’égard du groupe racisé. Il suffit, pour qu’il y ait racisme, qu’il y ait, à l’égard d’une partie de la population, racisation – c’est-à-dire essentialisation, homogénéisation, et infériorisation – et inégalité de traitement aux dépens de ses membres. Une inégalité de traitement qui peut s’opérer en toute tranquillité et en toute « bienveillance », tant que les discriminés demeurent « invisibles » et silencieux – en d’autres termes : tant qu’ils acceptent ou font mine d’accepter leur sort (c’est ce que l’on nomme le paternalisme). La haine n’advient que dans des contextes particuliers : lorsque le statu quo inégalitaire est remis en question par des discriminés qui, en s’opposant, se posent comme des égaux [4].
Ce qu’il y a de redoutable dans cette inégalité de traitement, c’est qu’elle s’autorise des idéaux les plus légitimes (l’anti-sexisme, la laïcité, le refus des « éternelles rancoeurs » et la liberté d’expression) et qu’elle peut ainsi asseoir sa légitimité sur des griefs réels. Il n’est en effet pas difficile de trouver des Noirs ou des Arabes sexistes, obscurantistes, anti-laïques, rancuniers ou intolérants, puisque ces comportements existent dans toute la société française : tous les milieux, toutes les classes sociales, tous les groupes ethniques.
Le « deux poids, deux mesures » joue alors à deux niveaux. D’une part une généralisation, qui suffit à faire de chaque violence sexiste commise par un « non-blanc » un « phénomène » représentatif, symptomatique, significatif du « sexisme en milieu immigré » ou du « patriarcat arabo-musulman », ou d’un mail de menaces contre Robert Redeker la manifestation du « problème de l’Islam avec la liberté d’expression ».
D’autre part, une hypersensibilité, une plus grande susceptibilité, un « seuil de tolérance » moins élevé face aux fautes – ou simplement aux écarts – des racisés, et donc une propension à davantage s’indigner et à davantage sévir. Les blagues sexistes des « blancs » sont spirituelles, « bon-enfant » ou seulement « un peu lourdes », les blagues sexistes des « non-blancs » sont inacceptables, car révélatrices d’un sexisme systémique et brutal. La violence conjugale d’un « blanc » est recouverte d’un voile pudique et perçue comme une anomalie purement individuelle, celle d’un « arabo-musulman » provoque un sentiment unanime d’horreur et de réprobation. Le prosélytisme zélé d’un musulman est nécessairement annonciateur d’un obscurantisme, d’un cléricalisme et d’une guerre totale contre la laïcité, alors que tous les autres groupes (religieux, associatifs, politiques, économiques) peuvent sans inquiéter outre mesure pratiquer le prosélytisme, qui est l’autre nom de la vie démocratique. Le foulard des jeunes femmes musulmanes est un symbole insupportable là où l’on tolère sans aucun problème tous les autres « signes » religieux », tous les autres « couvre-chefs » et toutes les autres tenues féminines. Le Noir ou l’Arabe qui interpelle le Français blanc sur le passé colonial et esclavagiste confond de manière inadmissible le passé et le présent, alors qu’il est de bon ton pour le Blanc de se prévaloir des grands hommes du passé. Enfin, les propos antijuifs d’un Dieudonné suscitent à juste titre une réprobation – et même un tollé général, et un bruit médiatique assourdissant [5] – là où des propos antimusulmans au moins aussi radicaux tenus par un philosophe blanc et de confession catholique (Redeker, toujours) sont défendus, voire admirés, comme une manifestation « courageuse » et « politiquement incorrecte » de la « liberté d’expression »…
Les exemples pourraient être multipliés à l’infini. Mais ce qui importe, c’est plutôt d’en reconnaître, pour la combattre, la structure générale, qui est celle de la double peine. En effet, de même qu’il est légitime de punir un vol, une agression, un viol ou un homicide, mais qu’il n’est pas légitime de punir plus un étranger et moins un Français, il est aussi légitime de combattre le sexisme, de défendre la laïcité, de se prémunir contre les « excès de la mémoire » dont parlait Nietzsche et de maximiser l’effectivité de la liberté d’expression, mais il n’est pas légitime de réprouver et sanctionner le sexisme, le fanatisme religieux et les propos rancuniers ou intolérants des étrangers davantage que ceux des Français, et ceux des Français « issus de l’immigration » davantage que ceux des Français dits « de souche ».
Cette inégalité face au droit à l’erreur, dont l’emblème est la double peine, est sans doute la forme la plus répandue, la plus banale et la plus quotidienne du racisme – plus encore que l’inégalité de traitement de l’excellence, dont l’emblème est le refus d’embauche du Noir ou du Maghrébin qui présente un CV parfait. Elle est plus répandue, tout d’abord, parce que l’imperfection et l’erreur sont plus fréquentes que la perfection et le « parcours sans faute », chez les Arabes et les Noirs aussi bien que chez les Blancs ou que chez n’importe quel être humain. Elle est aussi plus répandue parce qu’elle opère y compris chez ceux qui reconnaissent l’excellence et acceptent d’embaucher un Noir ou un Arabe « irréprochables ». Y compris chez eux, ou chez beaucoup d’entre eux, le moindre retard, la moindre faute professionnelle ou le moindre « accrochage » rompt le charme et prend des proportions qu’il ne prendrait pas avec un Blanc.
En d’autres termes, la double peine est, dans notre société, beaucoup plus qu’une loi injuste parmi d’autres : c’est une structure mentale. Comme l’a souligné Abdelmalek Sayad [6], le principe légal de la « double peine » incarne – et de ce fait transmet – l’idée d’une légitime dérogation au principe d’égalité dès lors qu’on a affaire à des étrangers – ou, par extension, à des Français « venus d’ailleurs ». La symbolique est suffisamment claire et implacable pour que tout le racisme républicain s’y adosse : un même délit, une peine pour le Français, deux peines pour l’étranger, à qui l’on rappelle par la même occasion [7] qu’il n’est « pas chez lui ».
C’est d’ailleurs ce caractère structurant de la double peine qui explique pourquoi ni la gauche [8] ni la droite (malgré les « amendements Sarkozy » [9]) n’osent l’abroger purement et simplement, comme il conviendrait pourtant de le faire si l’on prenait vraiment au sérieux le principe d’égalité (à travail égal, salaire égal, et à faute égale, peine égale). Le consensus pro-double peine révèle, mieux sans doute qu’aucun autre, la profonde contradiction d’une république qui professe l’égalité, se proclame aveugle aux identités et prétend n’évaluer et rétribuer les individus qu’en fonction de leurs actes, mais qui dans le même temps construit des identités (Français et Étranger) et institue entre elles une irréductible inégalité de traitement.
Post-scriptum
Ce texte est extrait de La République du mépris. Les métamorphoses du racisme dans la France des années Sarkozy, paru le 6 septembre 2007 aux Éditions La Découverte
Rédigé par: Said | le 07 octobre 2007 à 18:50
je suis consternée par l'aticle ecrit par albu mine ou il dit "l'ISLAM est un crime organisé contre l'humanité". Non seulement l'article est truffé du début jusqu'à la fin de mensonges historique. Comment peut on laisser écrire ces ignonmités! scandaleux!!!!!!!!
Rédigé par: MESSALTI | le 28 mars 2008 à 11:15
MESSALTI, je partage tout à fait votre indignation. Votre réaction me donne de l'espoir.
Rédigé par: Frédéric DUTOIT | le 29 mars 2008 à 23:29