Le maillot bleu de la France de toutes les couleurs.
La France vibre pour ses Bleus. Les jeunes et leurs aînés, les femmes, les hommes sont tous là. Devant la télévision, devant un écran géant sur le vieux port à Marseille ou au parc des princes à Paris. Cette coupe du monde de football, c’est une grande fête populaire. La France redevient une et indivisible. Son peuple se reconnaît dans cette équipe black blanc beur comme on a dit en 1998. Il s’identifie à elle car elle lui ressemble. Les Français sont fiers de ces talents individuels qui mouillent le maillot pour faire gagner le collectif, l’équipe. Fiers de ces joueurs solidaires auxquels ils voudraient toujours ressembler. Fiers de Ribéry et de son culot, fiers de Zidane et de sa classe, fiers de Viéra et de son courage. Cet engouement exceptionnel, c’est la France qui gagne alors que l’on trime, que l’on n’arrive pas toujours à joindre les deux bouts dans la vie de tous les jours. Au fil des matches, au fil de ses qualifications, au fil de ses exploits, cette équipe fait rêver. On oublie les galères lorsque l’on voit ce maillot bleu de la France de toutes les couleurs. Tout le peuple est derrière cette équipe.
Derrière un objectif il y a peu inaccessible, derrière ce rêve éveillé de voir la France être de nouveau sacrée championne du monde de football. Dimanche soir, plutôt très tard dans la nuit, on rêve tous de faire quelques infidélités à notre bien-aimé(e), de s’endormir avec un beau trophée en or à ses côtés. Cette coupe du monde révèle une nouvelle fois au grand jour la magie du football. Ce pouvoir qu’il a à passer au second plan pour faire briller un maillot, comme aujourd’hui le maillot bleu de l’équipe de France. A Marseille, dans ses quartiers nord et ailleurs, c’est pareil ; les minots s’identifient tellement à l’Olympique de Marseille, à l’OM, qu’ils rêvent tous un jour de fouler la verte pelouse du stade vélodrome de blanc vêtus. L’amour du maillot est même plus intense que la passion du foot. Cet amour du maillot rassemble le peuple de France derrière son équipe. Des femmes et des hommes de tous les milieux socioprofessionnels. Le chômeur, l’ouvrier, le cadre, le patron sont tous supporteurs de l’équipe de France. Souvent, dans la rue, ils portent le maillot qu’ils dévorent des yeux à la télévision. Parfois, Karim et Mohamed troquent le maillot vert de l’Algérie contre le maillot bleu de la France, le maillot de leur pays contre le maillot du pays de leurs parents. Leur identité à Karim et Mohamed, c’est leur double culture, cette richesse qu’il convient de préserver des racismes et des communautarismes. Elle est belle cette France des mélanges, bigarrée. Cette France réunie pour gagner en Allemagne en 2006 et qui gagnera peut-être chez elle, sur d’autres terrains, en 2007. Rassemblée pour rêver à une vie meilleure. Cerise sur le gâteau, Karim, Mohamed, Pierre, Paul, Jacques, Fatima, Isabelle portent le plus souvent le maillot bleu avec, dans le dos, en grosses lettres, le nom de Zidane. Zinédine Zidane, ce Français aux origines kabyles, né dans les quartiers nord de Marseille, ambassadeur de la cité phocéenne et de la France dans le monde, pèlerin de la tolérance sur toute la planète. Celui-là, lorsqu’il aura définitivement rangé ses crampons dans l’armoire, il demeurera à jamais dans les mémoires. Comme un grand homme auquel on aimerait ressembler. C’est peut-être plus facile sans ballon…

Monsieur le député Frédéric Dutoit
Bonjour.
Au lieu de vous envoyer personnellement cette lettre à votre adresse électronique, je préfère l’insérer sur votre « espace de discussion ».
Ainsi, vous pouvez me répondre, comme répondre aux internautes qui fréquentent votre espace.
Sachez que je « prendrai note » de votre réaction face à mon courrier afin d’alimenter un espace entièrement consacré à celui-ci. Une modération qui l’amputerait ou le ferai passer à la trappe ne serait pas du meilleur effet.
En effet, il est important pour les internautes de savoir pour qui ils votent et qu’elles sont les opinions des hommes politiques à leur égard.
Le sujet du football est tout indiqué puisque dans sa forme générale, j'abordai ce fait dans ma lettre. Je regrette (mais je suis passé vite) de ne pas avoir trouvé un petit sujet sur la DADvSI). Peut-être à mon retour y sera t-il en tant que réponse ?
Je me permets donc à titre individuel de vous soumettre ma désapprobation face aux mesures iniques et abusives prises actuellement envers les internautes.
Sous prétexte de défense des droits d’auteurs, les lois DADvSI comporte des implications liberticides pour les internautes et les micro-entreprises du net.
Profitant de plus de la période d’été, et d’une passe favorable pour l’équipe de France de Football, la SOCOREP a proposé et obtenu des services dits compétents de l’état la taxation des disques durs d’ordinateur.
Cette taxation sur les ordinateurs va encore enrichir les caisses de la SOCOREP de manière opaque et avec des gros chiffres.
Suit un petit calcul, j’espère pas trop fastidieux.
Cette taxation se fait en fonction de la taille de celui-ci. Un disque dur de 40 Go est plus taxé par unité de mesure le (Go) qu’un disque dur de 160.
Mais le disque dur de 160 Go est taxé deux fois et demi le prix d’un disque dur de 40 Go.
Sachant que chaque année il se vend au moins le même nombre d’ordinateurs, c’est à dire au moins le même nombre de disque, et que la technique aidant, il ne se vend plus de disque de 40 Go mais des disques de 160 Go minimum, le prélèvement pour les internautes sera deux fois et demi plus élevé que précédemment.
Sachant d’autre part qu’un CD musical mis en mp3 occupe en moyenne 60 mo pour 12 titres, il était possible de stocker
40 000 / 60 = 366 album de musique soit 8000 titres de 5 minutes chacun chacun, soit 366 h de musique ininterrompue, soit 15 jours.
Sur un disque dur de 160 Go, c’est 36.000 titres et deux mois de musique que l’on peut stocker.
A un euro le prix de vente d’un titre sur internet, c’est donc 36000 euros qu’un internaute aurait volé à l’industrie du disque si on en croit leur façon de calculer le piratage.
C’est indécent de réfléchir ainsi pour justifier une taxe qui sur un ordinateur premier prix (500 euros) va augmenter le prix de celui ci de 5 % minimum pour un « vol » jamais commis. (25 euros pour un disque de 160 euros)
Je vous laisse apprécier l’évolution des chiffres avec des disques de 400 Go, manifestement non utilisés pour le stockage de la musique, et nombreux au sein des entreprises.
Surtout que les mesures DADvSI interdisent aujourd’hui la copie privée à cause des DRM « incontournables » et d’une interopérabilité non accessible aux particuliers.
Le vrai vol selon moi est le résultat de ce racket imposé avec la complicité ou la tromperie d’agents de l’état plus ou moins compétents sur la vente des matériels indispensable à un outil aujourd’hui incontournable : l’ordinateur.
Je vous demande donc de bien vouloir intervenir, et contre les loi DADvSI, et contre la taxation des produits de stockage numérique (en particulier aussi les carte mémoires destinées aux appareils photos numériques qui exigent de gros espaces de stockage à cause du nombre élevé de « megapixel » par image. )
Sachez aussi que je recueille les avis exprimés dans la presse à propos de la défense des droits des internautes afin d’informer ceux qui un jour auront à voter pour différentes élections. Chaque député ou sénateur, à terme, sera classé sur la foi de ses dires d’un coté ou de l’autre, indépendamment de son parti politique. Un certain nombre en fonction de son rôle dans l’élaboration de cette loi est déjà « placé ». Néanmoins, il peut y avoir correction en cas de revirement soudain et d’action contraire efficace. Certains sont aussi des « engagés » virtuels mais absents dans les faits pour la défense de leurs idées. Eux aussi pourront être appréciés pour la différence entre leurs paroles et leurs actes, facilement reportable sur la globalité d’un programme ou pour prendre en compte une promesse électorale. Je ne peux que vous encourager à avoir le courage d’aller au devant des dispositions impopulaires, qui pour la suite, peuvent être cause de désordre. Je pense en particulier au traitement des amendes et des procès qui ne vont pas tarder à tomber sur les internautes suite à la mise en place des dispositions des lois DADvSI.
Les progrès numériques sont une chance pour la société. Les taxer, les restreindre, les utiliser contre les droits de la personne, c’est prendre le risque d’être à contre-courant de l’opinion. Les distractions de type vacances sont déjà interdites à une grande proportion de français. Quand au football, son action distrayante est éphémère.
Je pense qu’il est temps de réagir pour vous.
Respectueusement
Rédigé par:fredleborgne | le 09 juillet 2006 à 07:22
le blog du PRCF Bobigny
http://prcf-bobigny.over-blog.com/
visitez le !
Rédigé par:OLYDAY | le 09 juillet 2006 à 16:36
Je vous invite à jeter un oeil sur mon site à la catégorie "Droits d'Auteurs, Peer to Peer" en guise de réponse.
Très amicalement
Rédigé par:Frédéric DUTOIT | le 10 juillet 2006 à 22:37
Merci. Veuillez m'excuser de ne pas l'avoir remarqué
Rédigé par:fredleborgne | le 11 juillet 2006 à 02:10