Les transformations que connaissent les quartiers nord de Marseille depuis ces dernières années, les atouts dont ils disposent, en font un territoire pertinent et stratégique de rénovation urbaine et de développement économique pour Marseille et son agglomération. L’enjeu est de taille : transformer ce formidable potentiel dans l’intérêt de ses habitants, des marseillaises et des marseillais, dans le cadre d’un véritable projet de développement durable. Car il nous appartient aux responsables politiques d’orienter l’action au quotidien pour répondre aux nouveaux enjeux de ce siècle, avec en premier lieu la nécessité de s’orienter vers des programmes ambitieux d'économie d'énergie et de recours aux énergies renouvelables, comme cela se fait déjà dans de nombreux pays.
La mairie d’arrondissements que je dirige a déjà acté ce principe lors des différents Comité d’Initiatives et de Consultation d’Arrondissements organisé sur le thème du développement durable en Mairie de Secteur. Il paraît en effet urgent de stopper l’émission de gaz qui contribuent à l’effet de serre et au réchauffement climatique. En outre, la pénurie annoncée du pétrole, dont l’utilisation est aujourd’hui au centre du fonctionnement de nos sociétés, entraînera des bouleversements importants qu’il est nécessaire d’anticiper. C’est pourquoi je me prononce pour la mise en œuvre du concept de développement durable à l’échelle de nos arrondissements et de Marseille. Ce concept non abstrait doit être décliné dans la réalité par des actions concrètes, intégré à tous les projets du territoire dès leur conception, et mis au service des habitants de ces quartiers et de la ville. Ainsi devrait être pensé dès l’origine la gestion de l’eau, des déchets, des transports, des circulations piétonnes, cyclables, des accès handicapés, de l’économie d’énergie, etc. Notre mairie propose notamment que les projets de rénovation urbaine sur nos arrondissements intègrent les principes du développement durable. Nous sommes actuellement concernés par plusieurs de ces projets : La Savine, Les Créneaux, Plan d’Aou-La Viste-Saint Antoine. Il conviendra d’utiliser des procédés de construction favorisant les économies d’énergies dans l’habitat (label Habitat à Basse Energie, Maisons Passives, Bâtiments à énergie positive). Cette démarche aurait également un impact social puisqu’elle permettrait une réduction des charges pour l’usager et le logeur. En complément, il sera nécessaire de penser les aménagements de la ville et des quartiers nouveaux en définissant un partage de l’espace moins propice à la voiture et donnant la priorité aux cyclistes, aux piétons et aux transports publics. De même, chaque opération de renouvellement urbain devra placer la nature au cœur du projet (préservation des zones naturelles, maintien et création de nouveaux espaces verts, etc.) Seule une maîtrise du foncier par la puissance publique permettra d’imposer ces choix sociaux et écologiques lors de l’élaboration du plan de quartier. D’elle dépendent la densification des constructions, la mixité fonctionnelle et sociale des espaces.



