La société VALSUD, filiale de Véolia Environnement, et gestionnaire du Centre d’Enfouissement Technique de Septèmes-les-Vallons vient de déposer auprès de la Préfecture des Bouches-du-Rhône un Dossier de Demande d’Autorisation d’Exploiter qui sera soumis à enquête publique du 5 septembre au 5 octobre.
La société envisage :
- d’augmenter la production de compost (plate-forme de déchets verts) en la faisant passer de 3 750 tonnes par an à 15 000 tonnes par an.
- d’accroître le volume d’activité de la déchetterie qui évoluerait de 2 500 tonnes par an à 3 000 tonnes par an.
- de porter la capacité de stockage des déchets ultimes de 150 000 tonnes annuelles à 250 000 tonnes annuelles.
Les déchets ultimes qui seront réceptionnés à la décharge de Septèmes-les-Vallons concerneront les déchets ménagers et assimilés, qui se répartissent entre les ordures ménagères (déchets non dangereux) et les déchets industriels provenant d’installations classées.
L’accroissement de l’activité du CET de Septèmes-les-Vallons est prévue pour la fin de l’année 2006 et pour une période de 15 ans.
Je ne peux que m’indigner contre la démesure de ce projet qui viendra détériorer encore plus la qualité de vie des habitants du secteur.
Au mois de novembre 2005, j’avais déjà formulé mon opposition à toute augmentation de l’activité du centre de Septèmes-les-Vallons et je m’étais d’ailleurs rendu sur place pour signifier clairement ma position, en compagnie d’habitants et d’associations.
Je réitère aujourd’hui, de manière encore plus ferme, mon refus de voir porter à 250 000 tonnes la capacité administrative de stockage des déchets du site. Si l’on considère que le centre ne fonctionnait pas auparavant à plein régime, nous nous orientons en réalité vers le doublement de son activité de stockage de déchets dits non dangereux.
Ce qui signifie une intensification du trafic des poids lourds qui acheminent les déchets jusqu’à la décharge, ainsi que l’augmentation de tonnage par unité de chargement, autrement dit de la charge des déchets acheminé par chaque camion.
Le secteur de Notre-Dame-Limite sera donc traversé par encore plus de camions, toujours plus lourds.
Or nous savons tous combien la configuration de ce quartier est impropre à recevoir une telle circulation. Les nuisances y sont déjà considérables en terme d’odeurs, de détérioration de l’environnement, mais également en ce qui concerne la sécurité des personnes. Sur ce point, je crains pour nos enfants (plusieurs écoles se trouvent sur le trajet emprunté par les poids lourds) et les habitants en général, d’autant que le secteur s’est beaucoup densifié ces dernières années. Aujourd’hui, il ne peut plus être assimilé à une colline, mais bien à un véritable quartier urbain au regard des nombreuses constructions observées sur le site. Sans compter que les équipements publics font toujours cruellement défaut.
Aussi je ne peux que juger inacceptable, voire insupportable, l’idée que le Centre de Septèmes-les-Vallons puisse augmenter ses activités. J’en informerai donc la population que j’encouragerai, dès l’ouverture de l’enquête publique, à venir s’exprimer sur les registres. Pour ma part, je souhaite mener jusqu’au bout des actions visant à empêcher l’aboutissement de cette opération, dussé-je m’y opposer physiquement.



