C’est avec un immense plaisir que j’ai accueilli à Marseille le président Sambi de l’Union des Comores samedi 23 septembre. Sa présence, dans les quartiers nord de Marseille a été un grand honneur pour moi, pour l’ensemble des élus, pour tous les Marseillais. Les femmes et les hommes originaires des Comores sont ici chez eux.
Ils sont environ 80 000 à y vivre, y travailler, y étudier. Marseille, c’est un peu leur seconde patrie. Marseille, cette ville des mélanges, cette ville des solidarités. Marseille, cette ville métisse toujours ouverte à l’Autre. Les Comoriennes et les Comoriens de Marseille participent à l’essor de la deuxième ville de France. Ils se fondent à l’intérieur de cette grande cité cosmopolite et, en même temps, apportent leur contribution originale. Ils sont marseillais à part entière, et fiers de l’être.
Leur souci constant de partager, leur sagesse, leur gentillesse et leur esprit de tolérance sont très appréciés. Leur soif de reconnaissance, leur bonheur simple d’être utile à leurs semblables, leur envie de s’exprimer sur la gestion publique également. Des aspirations qui, je le sais, ont traversé les mers et les océans. J’espère très sincèrement que la communauté internationale en général et la France en particulier accompagneront l’indispensable renouveau économique de ce pays. Trente et un ans après son indépendance, j’estime que la France doit assumer ses propres responsabilités historiques. Arrivé à Paris le matin même en provenance de New York, il était l’après-midi dans les quartiers Nord de Marseille. C’est une amicale visite que j’ai été heureux d’offrir à quelques-uns de ses compatriotes qui, j’en suis persuadé, la graveront à jamais dans leur mémoire. Ces femmes et ces hommes qui, en dépit des graves difficultés auxquelles ils sont très souvent confrontés en France, essaient toujours de soulager les souffrances de leurs familles dans l’archipel des Comores. Initiatives qui auront toujours mon total soutien. Autant de gestes de solidarité qui me touchent, et qui ont été maintes fois répétés à la veille du Ramadan. J’ai profité de ce moment d’échanges pour souhaiter à toutes les Marseillaises et à tous les Marseillais de confession musulmane, un très bon ramadan. Mon engagement pour que nous puissions vivre, ici comme là-bas en concordance dans le respect de nos cultures et de nos conceptions du monde est total. Cette diversité, ici à Marseille comme sur la planète est l’atout à faire fructifier pour un développement harmonieux de notre monde commun.



