La communauté urbaine de Marseille a décidé le prolongement du tramway de Gantès à Arenc. J’en prends acte avec satisfaction. Ces quelques 800 m de rails en plus viendront desservir un site qui accueillera prochainement la tour de bureau de la CMA/CGM. Avec les ambitions de développement d’Euromed vers le Nord de Marseille, comme je le souhaite, d’autres développements verront bientôt le jour vers les quartiers d’Arenc, de St Mauront et des Crottes. Il y a, en effet, une impérieuse nécessité de prévoir à l’avance un moyen de transport en site propre pour le nord de la ville. L’avenir passe immanquablement par le nord de Marseille qui devient le nouveau centre de la communauté urbaine.
Des emplois seront créés et l’offre en logements devrait s’accélérer. La fréquentation de ce secteur va se démultiplier. Notre responsabilité est d’anticiper. La puissance publique se doit de prévoir suffisamment tôt les infrastructures nécessaires. Elle doit ici jouer pleinement son rôle. Ces efforts pour l’amélioration des déplacements urbains doivent être poursuivis et étendus au-delà des quartiers centraux et péricentraux. J’ai toujours défendu la priorité aux lignes TCSP facilitant les déplacements pour nos concitoyens les plus éloignés du Centre Ville et améliorant, de fait, la qualité de vie. Si les noyaux villageois doivent être traités avec la même attention que le Centre Ville, il est indispensable de réaliser des lignes de TCSP dans les quartiers périphériques car, comme chacun sait, ceux-ci ont vocation à accueillir des pôles d’échanges et des parkings relais avec, à la clé, la diminution du trafic automobile. Dans cette politique ambitieuse qu’il nous faut avoir pour l’agglomération Marseillaise, le territoire nord de Marseille est plus que jamais au centre de la problématique des transports pour l’espace communautaire. Traversé par deux autoroutes, deux lignes de chemin de fer, un port de commerce et de croisière, un accès direct à l’aéroport, il peut servir de barrière à la voiture si on aménage, à partir de ces quartiers, un réseau de transport suffisamment efficace pour inciter les automobilistes à abandonner leur véhicule au profit des transports en commun. Il faut donc immédiatement prolonger le tramway jusqu’à Saint Antoine. Il n’y a pas de temps à perdre. La modernisation de la ligne SNCF Aix Marseille avec l’ouverture de 4 nouvelles gares dont une à Saint Antoine sera achevée fin 2008. Le métro peut être prolongé de Bougainville jusqu’au Bd Capitaine Gèze en 2008, la quasi-totalité de l’emprise au sol étant déjà réalisée. Finalement, tout semble indiquer que les autorités compétentes en matière de transport, le conseil régional, le conseil général, l’état, la communauté urbaine de Marseille, pourraient être prêtes à faire preuve de bon sens en décidant conjointement le développement des TCSP vers le Nord de Marseille. Si nous mettons de coté les enjeux politiciens, il ne fait aucun doute que notre objectif commun peut être atteint à plus ou moins court termes. Aussi, si l’avancée de ces dossiers nécessite de dégager un consensus sur le tracé du prolongement du tramway jusqu’à St Antoine, comme je m’y suis engagé, j’organiserais dans les mois qui viennent, en sollicitant toutes les autorités de transports, des réunions publiques ou les habitants des quartiers nord pourront en totale transparence et en toute connaissance, décider du meilleur tracé possible. J’ai donc demandé à JC.Gaudin de préparer le chèque, car le premier défi reste celui du financement. Mon inquiétude porte d’abord sur cette question. Il me paraîtrait incongru, vis-à-vis de la population de nos arrondissements et de Marseille comme des communes environnantes, de s’accorder demain sur le choix d’un tracé pour des travaux qui débuteraient 15 ou 20 ans après. Les problématiques ne seraient plus du tout les mêmes et le tracé retenu deviendrait, de fait, obsolète. Aussi j’ai demandé à la CUM d’engager dès maintenant, les réflexions sur le type de montage financier pour la ligne Arenc/Saint-Antoine : quels financements, quels partenariats, quels prêts, quelles subventions ? Tout cela doit être pensé dès aujourd’hui. Je reste persuadé que sur les tracés nord de Marseille ou si vous préférer les tracés du centre de l’agglomération marseillaise, seule une démarche collégiale et transparente pourra faire aboutir ce projet très attendu, et qui constituera une avancée remarquable pour la revalorisation du réseau de transport au sein de l’espace communautaire.




