SNCF et dialogue social ?
Tant à l’Elysée qu’au gouvernement, on se plaît à gloser sur les vertus du dialogue social. Pourtant c’est un silence assourdissant, pour ne pas dire complice, qui a accueilli les récentes déclarations de la nouvelle présidente de la SNCF, Mme Anne-Marie Idrac, contre les cheminots et leurs organisations syndicales. En comparant le dialogue social dans l'entreprise publique à « la guerre froide, avant la chute du Mur de Berlin », en déclarant « ne pas savoir dans quel siècle nous sommes », l’ancienne ministre d’Alain Juppé et ex-député UDF, s’est livré à une déplorable opération politicienne visant à jeter le discrédit sur l’action syndicale et à déconsidérer des cheminots qui s’opposent à la casse programmée du service public ferroviaire.
En utilisant l’invective grossière, Mme Idrac cherche surtout à détourner l’attention des responsabilités propres de la direction de la SNCF et du gouvernement dans la dégradation de la situation du rail en France. Les lignes nationales Corail sont délaissées et 14000 emplois de cheminots ont disparu depuis fin 2001. Sous couvert de modernisation et de libéralisation, on assiste au démantèlement de la branche fret, privée de ses moyens de développement et livrée à la concurrence du transport routier. Au nom du critère exclusif de la rentabilité financière, c’est le tout poids lourd que l’on est en train de faire triompher, avec son modèle de dumping social, ses coûts sociaux, ses dégâts sur l’environnement et la santé publique. Mme Idrac a bien été nommée par le gouvernement pour accélérer le remodelage de la SNCF sur une logique purement financière, à coup de fermeture de gare, d’ateliers de maintenance, de guichets et services administratif. Le 8 novembre prochain, la majorité des organisations syndicales de la SNCF appellent à une riposte contre ces dérives. Les propos de Mme Idrac ne suffiront pas à les faire taire. Je veux ici me faire leur porte parole.


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Rédigé par:Le Politoscope | le 28 octobre 2006 à 23:18
Service public?
Merci la n-ième grêve des TER ce WE du 1er mai 2007. Comment ne pas penser que les machinistes invirables aient décidé de prendre un long W.E, pensée que j'ai eu le temps de murir en marchant de La redonne jusqu'à l'estaque par absence totale de train (alors qu'au départ le matin, on me disait qu'il y en aurait).
Combien ça coute, déjà, à la région ce super service public? 200 millions/ an je crois...
Ah, et le budget la NASA = subventions de la SNCF. Ca fait réfléchir, sur une perspective de progrès de l'humanité.
Rédigé par:Castelli | le 28 avril 2007 à 20:33