Diffusion audiovisuelle.
Sous couvert d’une nécessaire et salutaire modernisation, un nouveau projet de loi relatif à la télévision du futur est en préparation. Ne pas prendre du retard dans la course au numérique pousse le gouvernement à déposer ce projet prochainement. À la date butoir de 2011 pour l’arrêt total de l’analogique s’ajoute celle de 2008 pour commencer à fermer des fréquences analogiques.
Un des articles du projet de loi promet des chaînes « bonus » aux opérateurs privés historiques, TF1, M6 et Canal Plus. En contrepartie, il leur est demandé de libérer au plus vite leur fréquence analogique. Un bonus qui n’est pas du goût des nouveaux entrants de la TNT : AB Groupe (NT1), BFM TV, Bolloré (Direct 8) et NRJ Group (NRJ12), qui dénoncent les « risques de déstabilisation » de la TNT. Et celui de voir cette technologie « confisquée au profit de quelques-uns ». Très remontées contre cet article, les « indépendants » ont fait savoir qu'elles avaient adressé un courrier au Premier Ministre dans lequel elles dénoncent avec la plus grande véhémence et indignation un projet qui « tend à renforcer encore davantage, au détriment des nouveaux entrants, la position dominante des trois groupes historiques ». En toute logique, on ne voit pas en quoi une telle compensation était justifiable par les pouvoirs public, sachant que les extinctions de l'analogique ne seront validées « que si l'équipement des foyers a atteint une proportion telle que ces éditeurs ne pâtiront pas du passage au tout numérique » et parce qu'un canal « bonus » a d'ores et déjà été obtenu par les trois chaînes au cours du lancement de la TNT.

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