Mon blog a pour vocation de débattre avec tous ceux qui souhaitent contribuer à faire progresser la réflexion pour une transformation sociale. Ci-dessous la contribution d’Alain BELVISO. Frédéric DUTOIT.
Nous sommes, tous ensemble dans l’expression de nos diversités, engagés dans un processus complexe, inédit, novateur et je le pense irréversible et porteur en ce sens de l’émergence d’une nouvelle force politique de transformation sociale. Dans le cadre de ce processus, ces derniers jours, nous entendons souvent cette phrase « le plus dur a été fait avec l’accord sur la stratégie et le programme ». Certes c’est incontestablement. Mais disons nous aussi que « le plus sensible » est devant nous, la désignation de notre candidat. Ne sous estimons pas la difficulté, mais n’inventons pas non plus de toutes pièces des obstacles invisibles ou irrationnels qui finiraient par donner raison à ceux (peu nombreux !) qui estiment que « tout cela va finir en eau de boudin !». J’en suis pour ma part persuadé, nous allons parvenir à nous accorder, car nous avons TOUS la volonté d’aller jusqu’au bout de la démarche quelque soit le candidat que nous désignerons. Alors au vu du débat, des tribunes, des contributions qui défilent tout naturellement reposons nous LA QUESTION. Comment faire pour désigner notre candidat ? Non pas dans le processus technique de désignation, mais dans notre façon d’aborder cette problématique. Je trouve pour ma part que ce qui se dégage aujourd’hui ce sont des « positionnements », respectables au demeurant, qui viennent « supporter » une candidature (il suffit pour s’en convaincre de relire toutes les contributions de ces derniers jours. Deux options semblent apparemment se dégager : Marie-Georges Buffet ou José Bové Ces deux profils émergent, portés par une présence médiatique indéniable et par des qualités reconnues. Mais à l’évidence, disons le dès maintenant, ni l’une ni l’autre de ces propositions ne fait consensus. IL EST, JE LE CROIS, URGENT À SORTIR DE CETTE LOGIQUE. La vrai question posée ce n’est pas de « soutenir » ou « supporter »un candidat, c’est de répondre à une chose simple : « Quel est le candidat, ou la candidate, émergeant qui permet à tout l’arc de notre rassemblement de se retrouver, sans laisser personne sur le bord du chemin, sans faire de perdant, et permettant à ceux qui sont encore en dehors de nous rejoindre ?» Je le dis tout de go, à cette question je ne crois pas que les candidatures de José Bové et de Marie-Georges Buffet soient les meilleures réponses. Elles sont TOUTES LES DEUX trop porteuse d’identification à une sensibilité, PCF pour l’une, écolo-libertaire pour l’autre. Si nous voulons réussir je suis aujourd’hui profondément convaincu que la réponse se situe dans la recherche d’une autre voie. Hors Bové, hors Buffet, et hors Besancenot s’il nous rejoint. Reste alors me semble t il deux possibilités : Y. Salesse ou Clémentine Autain. Pour ma part j’hésite encore entre les deux. Mais j’invite tout le monde à y réfléchir. Mais dans tous les cas, en tant que militant et élu communiste, quelque soit le candidat (ou candidate) qui sera désigné début décembre par les collectifs, je serais derrière lui (ou elle) et c’est à lui (ou elle) que j’apporterai mon parrainage.



