Mon blog a pour vocation de débattre avec tous ceux qui souhaitent contribuer à faire progresser la réflexion pour une transformation sociale. Ci-dessous la contribution de Yves Perrin Toinin. Frédéric DUTOIT.
Si nous sommes contraints de choisir, c’est à cause du caractère hyper personnalisé de cette élection –là. Le seul moyen d’y échapper, quelle que soit au final la personne retenue pour avoir son nom sur le bulletin de vote (et, dans l’isoloir, ce nom peut être déterminant), c’est d’insister partout et toujours sur le caractère collectif de notre campagne. Mon choix personnel sera celui de Marie Georges Buffet. Je pense que pour l’opinion publique elle est la plus rassembleuse parce qu’elle a l’image d’une femme qui écoute, ce qui est rare dans le monde politique, tout en ne se laissant pas démonter et en défendant ses idées avec courage.
En tant que ministre de la jeunesse et des sports, elle a su, dans un milieu machiste et rongé par le cancer financier et le dopage imposer des mesures qui ont remis en cause toute une conception de la société et ont imposé des valeurs humaines. Nous avons le choix entre M G Buffet et José Bové. C’est à dire un représentant de la mouvance communiste et un de la mouvance écologiste. En effet, les 3 autres candidats sont tous proches des communistes, sans avoir la stature de Marie Georges Buffet. De plus, le fait de présenter un candidat issu d’un parti est une garantie contre les dérives personnelles du style « sauveur suprême ». Quant à José Bové, il assoit sa notoriété sur des coups médiatiques, sur des actions illégales qui ont le mérite du courage et qui servent bien les causes qu’il défend, mais cette posture serait une faiblesse pour un candidat à l’élection présidentielle. Elle mettrait notre campagne à la merci de décisions prises ailleurs que dans nos collectifs , c’est à dire au ministère de l’intérieur ou de la justice qui pourraient décider quand ça les arrange de mettre ou non notre candidat en garde à vue , en procès , voire même en prison. Nous pouvons compter sur la droite pour faire flèche de tout bois. Ne lui donnons pas des bâtons pour nous faire battre.



