Mon blog a pour vocation de débattre avec tous ceux qui souhaitent contribuer à faire progresser la réflexion pour une transformation sociale. Ci-dessous la contribution de Slimane Toudert. Frédéric DUTOIT.
Clémentine AUTAIN incarne un renouveau des possibles. A gauche, le vote utile face aux ambitions de la droite et de Nicolas Sarkozy jouera. On le savait, on le sait. De plus, la montée dans les sondages de l’extrême droite et de Le Pen –plus cinq points comparativement à la même époque en 2002 – risque d’amplifier ce même vote utile afin d’assurer la présence au second tour d’une candidature qui se réclamera de la gauche. Face au danger bien réel de voir les électrices et les électeurs de gauche voter deux fois pour le second tour, il nous revient d’accélérer, dans le respect du « timing » arrêté en commun, les discussions et les confrontations d’opinions afin d’être prêts au soir du dimanche 10 décembre, date de la fin d’une nouvelle rencontre nationale des collectifs pour un rassemblement antilibéral de gauche et des candidatures communes aux élections présidentielle – l’objet de ce propos – et législatives. Aujourd’hui – et c’est heureux car ce n’est pas une habitude – il n’est pas tabou de parler de préférence pour telle ou tel candidat(e) antilibéral(e) de gauche. Même si j’entends qu’ici ou là on dit prioriser le contenu au contenant, comme si dans une élection, de surcroît la Présidentielle, l’un et l’autre étaient séparables… Personnellement, parmi les candidatures déclarées – je dois avouer que sur les neuf annoncées quatre me sont inconnues – j’estime que Clémentine AUTAIN est à même d’incarner le plus fidèlement notre mouvance, et le plus large rassemblement de la gauche alternative. D’abord chez les militants de longue date engagés derrière ce challenge politique salvateur, ensuite auprès d’une grande partie des électrices et des électeurs de gauche. Je pense très sincèrement que Clémentine incarne le renouveau, un renouveau des possibles. Sa candidature – avec à ses côtés les meilleurs porte-parole possibles – serait une candidature de rupture, un mot, une expression qu’il est inimaginable d’abandonner, dans l’esprit de millions de citoyens, à Ségolène Royal, Nicolas Sarkozy ou Jean-Marie Le Pen. Une candidature de rupture dans le contenu sur le fond, conformément à notre programme en cours de validation définitive ; une candidature de rupture dans la forme aussi. Et surtout, à quelques mois de l’échéance électorale, suis-je tenté d’écrire au risque d’être parfois mal interprété. Sur le contenu, tous nos candidats potentiels sont logés à la même enseigne puisqu’ils se sont engagés à promouvoir le même programme. Au-delà du contenu ou du fond, par essence politique, la forme est également politique.Clémentine est jeune, dynamique et déjà relativement expérimentée. Pourquoi la jeunesse représenterait-elle l’avenir de la société à l’exception du « milieu » politique qui serait réservé à des personnalités plus expérimentées, par conséquent plus âgées ? Moi, je préfère voir une candidate de trente-trois ans avec un vrai caractère et un franc-parler face à des candidatures qui ressemblent toutes à du « déjà vu », ou à une « photo d’avant » pour reprendre le propos de Kamel, un humoriste marseillais. D’après ce que je sais d’elle, Clémentine ne tire jamais la couverture à elle ; son « je » est toujours au service du « nous ». Elle joue collectif. Sa fraîcheur d’esprit est un atout majeur. Son expression politique, son courage dans la douleur, son engagement féministe et l’impression de « joie de vivre » qu’elle dégage sont capables de séduire bien des électrices et des électeurs de toute la gauche, y compris des électrices et des électeurs socialistes qui ont exprimé un « non de gauche » le 29 mai 2005 et/ou qui n’adhèrent pas au projet par trop social libéral du Parti socialiste, aux petites phrases qui en disent long de la favorite socialiste des sondages. Sa candidature serait un signe prometteur adressé aux militants de la Ligue communiste révolutionnaire, lesquels lui reconnaissent de vraies qualités ai-je pu observer maintes fois. Apparentée Pcf à la mairie de Paris, elle incarne aussi à mes yeux la grande famille communiste à laquelle j’ai la prétention d’appartenir, au même titre que les militants communistes d’aujourd’hui, les femmes et les hommes hier à l’intérieur et aujourd’hui éloignés du Pcf, des citoyennes et des citoyens à la recherche d’une voie inédite à la gauche du Parti socialiste. Elle est la personnalité la mieux à même, me semble-t-il, de rassembler au service de le l’essor, jusque dans les urnes, d’un projet politique partagé. Et non derrière, à côté ou autour d’un parti. Non plus derrière une personne. Je pense par ailleurs que cette candidature peut activement contribuer à empêcher l’expression d’une sorte d’antagonisme – que l’on commence à ressentir avec plus de netteté – entre les militantes et les militants favorables à la candidature de Marie-George BUFFET et à celle de José BOVE. Avec Clémentine, on, est sûr qu’il n’y aura pas de perdants. Cette candidature peut créer une surprise au soir du premier tour de l’élection présidentielle.



