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Le logiciel libre à l’Assemblée Nationale.

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Par Olivier Dumons. Le Monde du 23 novembre. « Les ordinateurs des députés seront dorénavant installés avec des logiciels libres. Ce simple communiqué de l'Assemblée nationale présage du succès grandissant que rencontrent ces outils informatiques, dont le code-source est copiable, améliorable et redistribuable gratuitement. La gendarmerie nationale, la Mairie de Paris, la DGI (direction générale des impôts) et certains ministères (notamment ceux de la culture et de l'agriculture) avaient déjà franchi le pas, mais le passage au système d'exploitation GNU-Linux, à la suite bureautique OpenOffice.org , au client de messagerie Thunderbird et au navigateur Internet Firefox au Palais-Bourbon sont un signal fort pour toutes les instances et administrations françaises. La mise en place de ces outils et suites bureautiques se fera à l'occasion des prochaines élections législatives, prévues les 10 et 17 juin 2007. C'est à l'initiative de certains députés qui souhaitaient voir les pouvoirs publics recourir plus largement aux logiciels libres que le président de l'Assemblée nationale, Jean-Louis Debré, avait chargé certains députés issus de chacun des groupes à l'Assemblée (notamment Richard Cazenave et Bernard Carayon de l'UMP, Christian Paul et Patrick Bloche du PS, Frédéric Dutoit du PCF) de réfléchir à l'ouverture des systèmes d'information de l'Assemblée aux logiciels libres.

Les questeurs de l'Assemblée (Didier Migaud, Claude Guaillard et Henri Cuq) sont arrivés à la conclusion que"les solutions libres [offraient] désormais des fonctionnalités adaptées aux besoins des députés et [permettraient] de réaliser de substantielles économies, en dépit de certains coûts de mise en œuvre et de formation". A l'annonce de cette migration vers le "libre", Benoît Sibaud, président de l'April (Association pour la promotion et la recherche en informatique libre) a déclaré : "La dotation en logiciels libres des postes des députés illustre une nouvelle fois les qualités de ces logiciels, permettant à l'Assemblée nationale d'avoir une meilleure maîtrise sur ses équipements, sans dépendance vis-à-vis d'une entreprise donnée, avec une meilleure utilisation de l'argent public." Les députés vont donc bientôt littéralement toucher du doigt ce qu'est un logiciel libre : peut-être un premier pas en faveur de la révision de la très controversée loi DADVSI, votée en mars dernier par cette même Assemblée. AU-DELÀ DU PALAIS-BOURBON, OÙ VA LE "LIBRE" ? Cette mise en lumière des logiciels libres, symbolisée par la réussite du navigateur de la Fondation Mozilla, s'accompagne toutefois de questions le plus souvent à caractère philosophique : récemment, une polémique impliquant la fondation, association à but non lucratif, et les dizaines de millions de dollars qu'elle engrangeait grâce à la diffusion de Firefox, a secoué la blogosphère française. Tristan Nitot, président de la branche européenne de la fondation, avait dû s'en expliquer longuement, argumentant notamment sur le caractère totalement nouveau de la chose : "Aucun logiciel libre n'est jamais parvenu à ce stade de réussite auprès du grand public et, donc, nous sommes en train d'inventer de nouveaux modes d'organisation et ça passe inévitablement par de nouveaux problèmes à résoudre." Mais les problèmes ne sont pas qu'organisationnels, ils se traduisent aussi sur le terrain de la communication, puisque personne n'est censé gérer le développement marketing de ces produits. Enfin, ils sont aussi et surtout d'ordre diplomatique : récemment, le système d'exploitation Debian s'est attaqué à la Fondation Mozilla pour une sombre querelle autour du logo du navigateur Firefox, et même Linus Torvald, le "père spirituel" des noyaux et systèmes Linux, s'est frotté à la Free Software Foundation (FSF) au sujet de la nouvelle version 3 de la licence GPL (GNU Public Licence). De son côté, la FSF a essayé de rappeler à l'ordre la société Free, une des entreprises françaises les plus "pro-libres", pour non-respect de cette même licence GPL. Chacun y va de ses petites querelles, au risque de voir le "libre" s'embourber.

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Voici les sites qui parlent de Le logiciel libre à l’Assemblée Nationale. :

Commentaires

Bonjour.
Une polémique, lancée par un journal en ligne, enfle sur les sites libristes.
La migration des postes des députes ne se déroulerait pas bien du tout. Qu'en est il réellement ?

L'article source de la polémique :
http://www.francematin.info/L-Assemblee-Nationale-sous-pavillon-sud-africain-la-crise_a13973.html

Très sincères salutations.

Bruno V.

Attention...nous assistons à une nouvelle attaque, des lobbies de l'industrie de la musique, à l'encontre des Internautes. Et ceci se fait avec le soutien du gouvernement et dans la plus grande indifférence du PS et de l'UDF !
http://linuxfr.org/2007/10/16/23217.html

Bruno, je suis de tout coeur avec vous dans ce combat. Mais je ne suis plus député. Les électeurs de ma circonscription en ont décidé autrement. Si je peux faire quelque chose à mon niveau, je suis disponible. Amicalement.

Bonjour Monsieur Dutoit.
Vous me voyez bien désolé de ce choix des électeurs de votre circonscription.
Si vous souhaitez continuer à épauler, comme vous l'avez déjà si bien fait, les libristes dans leurs combats, je vous propose, très humblement et respectueusement, deux options:

- Interroger vos collègues actuellement députés pour avoir leurs retours d'expériences en ce qui concerne le déploiement du système GNU/Linux sur leurs ordinateurs et publier un rapport sur votre blog, ou me le transmettre et avec votre accord je le publierai sur un des plus gros sites de libristes en france.
Pour nous il est très important de savoir dans quelles conditions se fait la migration.

- Faire circuler, parmis vos collègues députés, l'information concernant le projet de loi Fourtou. Je sais que les députés PC ont voté contre mais il reste du travail et notament convaincre les députés PS et UDF de faire de même.

En vous remerciant encore pour l'attention que vous portez à mes commentaires.

Bien cordialement.
Bruno V.

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