
Ségolène Royal a été désignée candidate du Parti socialiste pour la présidentielle de 2007, remportant largement dès le premier tour la primaire qui en fait la première femme avec une chance réelle d'accéder à la présidence de la République. Elle a obtenu 60% des suffrages. Dominique Strauss-Kahn, arrivé en deuxième position loin derrière elle, a affirmé vendredi sur RTL avoir "constitué une force dans le PS avec laquelle il faudra compter demain". "Elle a gagné, elle a bien gagné, tout le monde sera derrière elle", a ajouté le député du Val d'Oise, qui a obtenu 20,83% des suffrages militants contre 60,62% à Mme Royal. "On a mené une belle bataille et constitué une force dans le PS avec laquelle il faudra compter demain", a-t-il dit. "Les socialistes ont une candidate et il faut gagner contre la droite", a-t-il aussi affirmé.

Les concurrents de Mme Royal ont obtenu respectivement 20,83% pour Dominique Strauss-Kahn et 18,54% pour Laurent Fabius, la participation atteignant 82,04% des 218.771 militants. Elle devance largement ses adversaires dans les principales fédérations, avec 60,83% des voix dans le Pas-de-Calais (2e fédération), ou plus de 73% dans les Bouches-du-Rhône (4e fédération). Mme Royal faisait figure depuis des mois de grande favorite des sondages pour affronter le candidat probable de la droite, Nicolas Sarkozy, avec lequel elle fait jeu égal, voire qu'elle devance dans les intentions de vote. Les souhaits de victoire de la gauche, selon le baromètre politique BVA-l’Express publié le 14 novembre, restent majoritaires dans l’opinion (41 %) et gagnent deux points par rapport au mois de septembre quand ceux en faveur de la droite en perdent 1 (30 %) et que le nombre de ceux qui sont dans l’expectative politique augmente d’autant (29 %). Aujourd’hui plus qu’hier encore toute la gauche est devant ses responsabilités pour battre la droite et réussir une vraie politique de gauche qui réponde aux aspirations populaires.