Mama GALLEDOU est toujours entre la vie et la mort. Elle a été victime d’un acte ignoble, barbare, samedi soir à Marseille. Un acte que je condamne avec la plus grande fermeté. Les auteurs de ce délit doivent être sévèrement condamnés, à la hauteur de l’atrocité qu’ils ont commise. Arrêter et condamner les coupables c’est bien, éviter le drame c’est mieux. A l’instant où je m’adresse à vous (mercredi 31 octobre), j’ai une pensée pour cette jeune étudiante, pour sa famille dont la dignité force le respect face à l’épreuve sans nom qu’elle traverse. Je pense à tous ces jeunes révoltés par cette haine qui leur est étrangère. Les habitants de ces quartiers n’en peuvent plus. Les citoyens de France sont légitimement excédés.
Oui, notre pays a besoin d’une police républicaine, qui proche d’eux, assure la sécurité de tous ses citoyens. Et non d’une politique qui stigmatise les jeunes des quartiers populaires dans une surenchère sécuritaire nauséabonde qui nourrit elle-même la violence. A Marseille, il manque au moins 200 fonctionnaires de police. A la régie des transports de Marseille, il manque plus de 50 agents pour renforcer la présence humaine sur le réseau. Oui, il faut décréter l’urgence sociale pour les quartiers populaires. Il faut dégager des moyens financiers et humains d’une ampleur exceptionnelle dans un vaste plan de reconquête et de modernisation des services publics, dans l’éducation, l’emploi, le logement, la santé, la police de proximité. Il faut investir dans la jeunesse, lui faire confiance et le lui dire, pour qu’elle recouvre foi en elle, dans son propre pays qui lui tourne trop souvent le dos et ne lui propose que des horizons bouchés et la précarité comme mode de vie. Il faut contrairement à la politique actuellement menée, engager le pays dans cette nouvelle direction. C’est une urgence républicaine.




