Ma permanence parlementaire a rouvert ses portes.
C’est avec un immense plaisir que je peux vous reçois aujourd’hui, plus de quatre mois après l’incendie volontaire qui a été à l’origine de la fermeture de ma permanence parlementaire. Permettez-moi de saluer ici la promptitude et le grand professionnalisme des fonctionnaires de la Police nationale et des marins pompiers. Des marins pompiers auxquels il serait d’ailleurs juste et légitime de reconnaître, jusque dans la législation, la dangerosité de leur métier. C’est une très bonne nouvelle pour la démocratie. Installer mes bureaux parlementaires dans le 3e arts de Marseille est un choix volontaire, un acte politique. Personne ne réussira à m’intimider, à m’empêcher de respecter la parole donnée.
Cette permanence est un espace de vie. Ouvert à tout le monde. Avec mes collaborateurs, nous avons déjà accueilli des centaines de personnes ici. Et nous continuerons. Longtemps. Très longtemps. Chacun trouve une écoute, un conseil, un député à qui parler franchement. Une équipe disponible, au service de tous. Je profite de l’occasion qui m’est donnée ici pour les remercier tous très chaleureusement, car ils sont un maillon indispensable et efficace pour mon travail au service des habitants de ma circonscription et de tout Marseille. Combien de fois des femmes, des hommes m’ont-ils raconté leurs souffrances, leurs doutes, leurs difficultés à avoir qui un emploi qui un logement – souvent les deux en même temps d’ailleurs ? Combien de fois m’ont-ils exposé, toujours dans la dignité, leurs difficultés à joindre les deux bouts, à finir ou à entamer le mois ? Combien de fois m’ont-ils également confié leurs espoirs, leur soif de reconnaissance ? C’est dans ce local que je prépare l’essentiel de mes interventions officielles, qu’elles prennent leur sens et de la vigueur. A l’écoute des habitants, des présidents d’association, des syndicalistes, des chefs d’entreprise, des professionnels de la santé, des artistes, des acteurs engagés de la société qui me sollicitent. Ou bien que je sollicite affin de recueillir leur point de vue, leurs idées, leurs propositions, et parfaire mon activité parlementaire. C’est ainsi, en conscience, en accord avec mes propres convictions, que j’essaie d’être utile et efficace, au service d’une société plus juste, plus humaine, plus solidaire, qui n’abandonne pas les plus fragiles sur le bas côté de la route, répartit plus équitablement ses richesses, préserve la nature et l’environnement. Une société qui s’invente un nouvel avenir, place l’homme et la satisfaction de ses besoins au cœur d’une nouvelle ambition. Qui aime ses jeunes et leur dit, qu’ils se prénomment Vincent, Isabelle, Mohamed, Fatima ou Mamadou, tous des enfants de la République. Etre à l’écoute est essentiel à l’exercice de mon mandat de député. C’est ce que j’ai fait pour l’emploi des jeunes. J’ai ainsi avancé l’idée d’anticiper les départs massifs à la retraite des générations nées après 1945. 600 000 départs annuels de l’emploi sont programmés jusqu’en 2015, des dizaines de milliers à Marseille. C’est une chance historique à saisir pour recruter. Je pense notamment à l’embauche des jeunes au lieu de ne leur offrir que des horizons bouchés. C’est ce que j’ai fait lorsque j’ai empêché, grâce à une interpellation publique du ministre de l’Intérieur, la disparition programmée des commissariats de proximité à Marseille. Lorsque j’ai réclamé avec insistance, aux côtés des comités d’intérêt de quartier notamment, la nomination de 200 fonctionnaires de police supplémentaires à Marseille, tout particulièrement dans les 3e, 15e et 16e arrondissements. Une présence physique visible plus soutenue des fonctionnaires de police afin de dissuader les auteurs de délits et de rassurer une population parfois à cran. C’est ce que j’ai fait lorsque j’ai dénoncé les conditions inhumaines de l’application de la circulaire du ministre de l’Intérieur sur les étrangers sans papiers pères ou mères d’enfants scolarisés. Lorsque j’ai proposé la création d’une commission d’enquête parlementaire. C’est ce que j’ai fait lorsque j’ai demandé avec insistance le retrait du dernier projet de loi répressif, un texte liberticide et d’une grande violence sociale qui a provoqué une fronde chez les maires, les magistrats, les psychiatres, les éducateurs et même une grande partie des policiers et dont j’ai déjà parlé ici. C’est ce que j’ai fait lorsque j’ai défendu les intermittents du spectacle à l’Assemblée nationale, sans lesquels la culture n’a pas d’avenir. Des intermittents que j’ai à nouveau rencontrés à la Friche de la Belle de Mai récemment encore. Intermittents, Belle de Mai, cela me fait penser au Comptoir de la Victorine, aux confins des quartiers Belle de Mai et Saint-Mauront. Le Comptoir qui abrite des associations et des entreprises culturelles qu’il est urgent de sauvegarder sur place, au contact des habitants, et de renforcer son rayonnement. Je soutiens également les habitants, le président du comité d’intérêt de quartier de la Belle de Mai et le maire, Lisette NARDUCCI, qui entendent préserver le Jardin de la maternité – cet espace vert rarissime tout près d’ici – des appétits des promoteurs immobiliers. Comme je l’ai dit au Conseil municipal de Marseille, il est impensable de construire des immeubles sans réfléchir aux infrastructures indispensables à l’accueil des nouveaux habitants – qui, c’est indéniable, apporteront du sang neuf – comme au bien-être des habitants plus anciens, auxquels la puissance publique serait bien intentionnée de s’occuper. Sur le fond, il y a des retards à combler à Marseille, prioritairement dans le 3ème arrondissement. Dans l’intérêt général, il y a une politique équilibrée à définir avec diligence afin de rendre plus pertinentes les interventions croisées des partenaires publics et privés. Le tout en concertation avec la population, comme dans les 15ème et 16ème arrondissements. Et à ma grande satisfaction, je suis de plus en plus écouté par toutes les institutions publiques et privées. Une écoute que j’entends placer non pas au service de ma personne mais bien au service d’une vie meilleure des femmes et des hommes qui vivent, travaillent à Marseille. Comme député-maire, je réussis à mobiliser tous les crédits possibles et imaginables, de l’Etat, de la Ville et de la communauté urbaine de Marseille et même de l’Europe. Mes amis Michel VAUZELLE, président du Conseil régional, et Jean-Noël GUERINI, président du Conseil général, accompagnent très volontiers ce renouveau en marche des quartiers de ma circonscription. Même là où la souffrance est présente, je retiens qu’il y a toujours cette petite flamme de l’espoir. Des associations et des bénévoles dynamiques auxquels je veux rendre hommage, des potentiels humains extraordinaires auxquels il faut faire confiance. Il y a dans l’ensemble des quartiers nord – ce qui n’est pas vrai dans tout Marseille – des réserves foncières capables d’accueillir de l’habitat, des crèches, des écoles, des équipements sociaux, sportifs, socioculturels. Aussi pour que des projets d’intérêt général se concrétisent, il est primordial de donner la parole aux citoyens. Que rien ne se fasse contre les habitants ou, plus sournoisement, dans leur dos. La démocratie participative est essentielle à l’aménagement urbain, à la requalification urbaine. Dans ces quartiers – plus qu’ailleurs suis-je tenté de dire – la reconnaissance du rôle des habitants et des capacités d’expertise des associations est une condition sine qua non de la réussite. J’observe avec plaisir que les citoyens prennent de plus en plus volontiers la parole, qu’on la leur donne ou non d’ailleurs. C’est une nouvelle chance pour notre démocratie. Rien ne peut se faire sans eux, sans leur contribution, sans leur participation consciente et active. Rien ne peut ni ne doit se faire contre eux. C’est cette volonté des habitants, cet espoir, ces aspirations que je m’honore de porter au plus haut sommet de la nation. C’est leur parole que je porte au plus haut, à l’Assemblée Nationale pour qu’elle soit entendue. Confiant en l’avenir, je suis convaincu qu’ensemble, tous ensemble ici à Marseille comme à Paris, nous saurons porter rapidement l’espoir d’un avenir meilleur. Voilà quelle est l’ambition que je veux réaliser avec vous tous.

je fait parti du collectif alerte expultion de la region Salon votre demande d'une commission d'enquete sur la circulaire sakozy me donne du beaume au coeur.en esperant que cette creation aboutisse.l'espoir sera diffusé. De:ex élu PC a Grans.
Rédigé par:matta | le 25 janvier 2007 à 17:57