Monsieur O…, est aujourd’hui menacé d’expulsion. Les parents d’élèves, les enseignants de l’école Oddo dans le 15e arrondissement de Marseille, les habitants et les élus de ma Marie d’arts de Marseille mobilisés et solidaires pour empêcher cette nouvelle infamie. Nous apportons sans détours notre soutien Mr O… et à toute sa famille. Nous rappelons que Monsieur O… est arrivé en France en 2000. Turc, appartenant à la communauté kurde, il a épousé dans notre mairie d’arts de Marseille en 2002 une de ses compatriotes. De ce mariage sont nés, sur le territoire français, deux enfants actuellement scolarisés à l’école Oddo. Nous ajoutons que Madame O… est aujourd’hui enceinte. Monsieur O…, présent depuis 6 ans sur notre territoire, ainsi que sa femme, se sont parfaitement intégrés et ont toujours respecté le droit français. La demande de régularisation de Monsieur O… a été rejetée par la Préfecture.
Pourtant, force est de constater que cette demande entrait dans le cadre de l’application de la circulaire du 13 juin 2006 de monsieur le Ministre de l’Intérieur relative à la régularisation administrative « des ressortissants étrangers dont le séjour est irrégulier et dont au moins un enfant est scolarisé depuis septembre 2005 ». Ce refus est d’autant plus inacceptable qu’il met aujourd’hui une famille entière dans la détresse la plus totale. Monsieur et Madame O… n’étant plus autorisés à travailler, ils ne peuvent plus subvenir à leurs besoins quotidiens ni à ceux réclamés par l’état de grossesse de Madame O…. Il y a quinze jours à peine, Monsieur Z…, lui aussi résident dans le 15ème arrondissement de Marseille, et papa d’un enfant scolarisé en classe de CE1 dans cette même école, était déjà expulsé. Au delà de l’arbitraire inacceptable qui semble guider les choix de la préfecture, nous sommes obligés de constater que ces expulsions, fréquentes dans notre secteur, créent une forte émotion parmi les habitants de nos quartiers, les parents d’élèves et les personnels enseignants, et bien évidemment parmi les enfants de ces écoles. Les mobilisations à répétition des citoyens, comme celle d’aujourd’hui, témoignent d’un rejet de ces méthodes. Aujourd’hui, nous demandons à Monsieur le Préfet de régulariser Monsieur O… et son épouse. La circulaire du 13 juin 2006 du ministre de l’intérieur avait suscité de grands espoirs chez les familles et les enfants concernés. Aujourd’hui, un lourd sentiment d’injustice et de tromperie est dans tous les esprits. Les drames humains survenus récemment au Centre de rétention du Canet devraient tous nous alerter sur l’impact terrible de ces expulsions.




