La réunion qui s’est tenue se week-end à Montreuil, où se sont retrouvés une partie des collectifs antilibéraux, a relancé la candidature de José Bové à l’élection présidentielle. José devrait annoncer le 1er février s’il est candidat ou pas.
A cette occasion je voudrais donner mon point de vue.
Voilà des mois que je suis engagé dans le rassemblement antilibéral. Dès septembre 2004, j’ai initié dans le département le collectif du non à l’Europe libérale qu’on souhaitait nous imposer. Le 30 mai 2005, je me suis engagé pour la création des collectifs antilibéraux pour les élections présidentielles et législatives. Ma conviction reste la même et je n’ai eu de cesse de le dire dans les différentes réunions.
Pour réussir, pour jouer la gagne, il nous faut savoir ensemble réunir deux conditions :
- il nous faut nous mettre d’accord sur un contenu politique, un projet antilibéral. C’est chose faite puisque nous avons su élaborer ensemble les 125 propositions de nature à changer la donne dans ce pays.
- notre diversité est notre richesse et c’est un atout formidable pour réussir notre rassemblement.
Nous ne réussirons qu’ensemble.
Il nous faut réunir ces conditions pour nous permettre de déboucher sur une candidature unitaire pour les élections présidentielles. Nous nous devons de réussir car le peuple de France ne peut plus attendre.
Il nous faut battre la droite et l’extrême droite. Il nous faut faire gagner la gauche sur la base d’un programme radicalement antilibéral. Cela n’est possible que si nous sommes rassemblés. Cela n’est possible que si nous sommes ensemble avec le même objectif. C’est ma conviction profonde.
Ni la candidature d’Olivier Besancenot, ni celle de Marie-Georges Buffet ne sont des candidatures du rassemblement. Celle de José Bové, si elle venait à s’ajouter aux précédentes, ne le serait pas plus.
A ce jour, aucune des trois candidatures n’est une véritable candidature du rassemblement portée par toutes les forces engagées depuis des mois au sein des collectifs.
Si ces trois candidatures sont maintenues, elles joueront en faveur de la division et de l’éparpillement des voix antilibérales. Nous devons à tout prix éviter ce scénario catastrophe qui, inéluctablement, affaiblirait la dynamique crée le 29 mai et qui n’a cessé de mobiliser depuis des milliers de citoyennes et de citoyens.
Pour ce qui me concerne, je continue à agir et vous pouvez compter sur moi pour que l’objectif d’un candidat unique, quelque soit ce candidat, devienne réalité, et qu’enfin se concrétise en 2007 un véritable espoir de changement.



