Bové revient ?
MONTREUIL (AFP) - L'altermondialiste José Bové a affirmé samedi avoir "envie" d'être candidat à la présidentielle pour les antilibéraux, et fixé le 1er février comme date-limite pour dire: "on y va". "Quelque chose de tout à fait étonnant est en train de se passer", a-t-il déclaré devant quelque 700 membres des collectifs antilibéraux créés dans la foulée de la victoire du non au référendum européen, réunis à la mairie de Montreuil (Seine-Saint-Denis). Auparavant, nombre de participants lui avaient demandé d'être leur candidat. La féministe Hamida Ben Sadia parlait de "formidable mobilisation", observant qu'"il y a plus de gens qui signent la pétition demandant à Bové d'être candidat que dans les collectifs antilibéraux". "José Bové ne sera pas un candidat de plus, mais un candidat unitaire", lançait Sylvie, d'Aubagne. "Nous devons être à la hauteur de ce que nous avons semé", soulignait Alain Berto (PCF). "Unité, unité, unité !", criait l'assistance. Jacques Perreux, vice-président PCF du Val-de-Marne, appelait à "créer l'électrochoc" pour "déranger le scénario des présidentielles". Les responsables du collectif national ont émis des réserves notamment Yves Salesse (ex-Copernic), favorable à une campagne pour le retrait préalable des candidatures de Marie-George Buffet (PCF) et Besancenot. "Ca ne va pas de soi de dire qu'on va soutenir un candidat supplémentaire quand on a défendu l'unité auparavant", observait Clémentine Autain (app. PCF).
Les responsables de la pétition, lancée il y a deux semaines pour demander à José Bové de se lancer, annonçaient 25.000 signatures. Selon eux, Bové, "la voix de ceux que l'on n'entend jamais", serait capable d'entraîner une partie des abstentionnistes de 2002. "J'ai un picotement dans le ventre. Si vous avez envie d'y aller, moi aussi j'ai envie d'y aller, on a envie d'y aller ensemble", a lancé M. Bové, qui a renoncé à se rendre à Nairobi au Forum social mondial. "Même si Olivier Besancenot n'a pas voulu l'entendre", le projet des altermondialistes n'est pas, selon lui, "compatible avec le projet socialiste". L'adversaire est "le projet libéral, qu'il soit social-libéral ou de droite". Bové a semblé vouloir ainsi donner des gages au leader LCR qui avait expliqué sa propre candidature par l'absence d'engagement clair des altermondialistes à ne pas se rapprocher des socialistes au pouvoir. "Si on ajoute les collectifs à ceux qui ont signé la pétition, un sacré mouvement s'est mis en marche", selon M. Bové. "Je veux rester prudent, il faut qu'on soit sûrs d'être capables de mener ce travail jusqu'au bout, il faut vérifier dans la semaine que tous les paramètres sont réunis et être capables de dire le 1er février : on y va", a-t-il dit.

Alors M. Dutoit qu'en pensez vous?
C'est un peu court de publier une dépêche AFP...
J'espère que vous soutenanit de toute vos forces Marie George Buffet la candidate qui a la légitimité des collectifs et de son parti.
Léo.
Rédigé par:Léo | le 21 janvier 2007 à 22:24
Je suppose que M. Dutoit fait comme des milliers de gens : il réfléchit.
Pour ma part, je suis extrémement déçu qu'il n'y ait pas UN candidat unitaire de toute la gauche de transformation sociale. Cela semblait si bien parti : la campagne contre le TCE, les meetings de toutes les forces antilibérales, la victoire du 29 mai puis la belle lutte victorieuse contre le CPE. Et depuis quelques semaines, de nouveau, de grands meetings au Mans, à Grenoble, à Montpellier... Certes, la direction de la LCR avait décidé de présenter le faux-facteur et vrai licencié en Histoire. Mais avec le poids et la culture du PCF, avec la diversité des collectifs : socialistes du non, mouvement progressistes, altermondialistes, écologistes antilibéraux, cela avait de la gueule.
Et puis, patatras ! La presse écrit que le PS s'inquiète de cette candidature unitaire, on ne sait pas trop ce qui se négocie en coulisse, M. Hollande dit qu'il est impatient de voir Mme Buffet en campagne et tout part en quenouille. On ne cherche plus à avoir une candidature admissible par tous et Mme Buffet annonce que comme il n'y aura pas d'accord, elle sera candidate.
Je ne suis pas un fan de José Bové ni de qui que ce soit se présentant comme l'homme (ou la femme) providentiel-le.
Mais je crois nécessaire de montrer qu'"une autre gauche est possible" que celle qui se place en orbite du parti socialiste : la lcr en essayant de ne pas trop s'en approcher et le pcf en essayant de ne pas trop s'en éloigner.
gib
Rédigé par:gib | le 22 janvier 2007 à 22:06
La gauche anti-libérale roule donc pour la droite ultra-libérale! Et Sarko va arranger le coup pour les 500 signatures. Voilà comment sont manipulés les électeurs: comme le coup de Pasqua et le boulevard offert par le droite à Le Pen en 2002. Trop fort...
En préférant faire le joli coeur près de Paris plutôt que de travailler à Nairobi, Bové montre une nouvelle fois un égocentrisme phénoménal. Parlez moi de moi, y a que ça qui m'intéresse ! C'est un peu léger comme motivation pour se présenter à une élection, surtout présidentielle. Et tant pis (ou tant mieux ?) si Le Pen est au second tour.
Le gout du pouvoir et sa personalisation, on ne s'en débarassera donc jamais ... A t'on oublié qu'il existe encore sous la 5ème République un Parlement ? Pourquoi la gauche anti-néolibérale, après la victoire du non à la Constitution européenne, ne s'est elle pas fixée pour objectif de présenter des candidats aux législatives ? Des candidats "de proximité" auraient peut être pu faire entendre leurs voix. Mais les députés servent il encore à quelque chose !
Rédigé par:Nantis | le 23 janvier 2007 à 10:11