La Poste s’est engagée dans une « réorganisation commerciale et managériale de son réseau » sous l’appellation « Territoires d’attractivités et d’initiatives ». On constate une diminution des heures d’ouverture au public, la fermeture de bureaux de proximité ou la création de bureaux annexes, sans chef d’établissement, qui ne pratiquent pas toutes les opérations dédiées à la Poste et contraignent ainsi des usagers à se déplacer jusqu’à un bureau principal.
Par ailleurs, j’observe qu’il y a de moins en moins de guichetiers – le temps d’attente des usagers est une réalité récurrente – et de plus de plus de personnels qui se consacrent aux placements financiers. Les associations d’usagers, des salariés de la Poste et des collectifs de défense du service public réclament avec insistance l’arrêt de la dégradation du service public de la Poste et un moratoire sur l’application de la loi postale. Il est urgent de mettre en place une « concertation nationale » en faveur du développement du service public postal qui « donne toute leur place aux usagers, aux syndicats et aux élus locaux » afin de « définir un projet national » sous le contrôle des citoyens. Je soutiens totalement ces revendications.




