Jacques Chirac aura fait durer le suspens jusqu'au bout mais, comme il fallait s’y attendre, il s'est rallié officiellement à Nicolas Sarkozy ce matin. C'est "tout naturellement que je lui apporterai mon vote et mon soutien", a déclaré le chef de l'Etat. Par ces mots, le président de la République se range derrière son meilleur ennemi. Les deux hommes se sont entretenus à deux reprises ces derniers jours pour fixer le calendrier et les modalités de ce soutien, devenu secret de Polichinelle.
Les ralliements de proches comme Alain Juppé ou Dominique de Villepin donnaient des signes d'un geste imminent du chef de l'Etat. Nicolas Sarkozy quittera le ministère de l’intérieur lundi prochain. Maintenant nous sommes rassurés, la droite UMP est en ordre de bataille. Alors disons les choses clairement, si rien ne se produit à gauche, Nicolas Sarkozy est en passe de devenir le prochain président de la république, à en croire tous les sondages. Je ne peux me résigner à une telle perspective. Et je crois que la division des forces antilibérales n’est toujours pas de nature à aider notre peuple à dégager une perspective de transformation sociale. Les jeunes, les chômeurs, les retraités, les femmes, les salariés et les précaires, les habitants de ma circonscription que je rencontre tous les jours me disent qu’ils veulent absolument barrer la route à Sarko. Ils redoutent sa prise de pouvoir aux plus hautes fonctions de l’état. Ils ont, depuis cinq ans, mesuré les ravages de la politique menée par l’UMP dont ils sont les premières victimes. Ils vont, c’est certain, se réfugier dans le vote qui leur apparaitra le plus utile pour atteindre cet objectif. Alors comment faire pour que la gauche gagne sur la base d’une politique qui réponde réellement aux aspirations populaires ?




