Il y a dans « mes » quartiers des 3e, 15e et 16e arts de Marseille, une exceptionnelle capacité à promouvoir les valeurs de la République, tout particulièrement chez les jeunes, même s’ils l’expriment - et donc le font savoir - trop rarement à mon sens. J’ai notamment en mémoire, et je suis très fier de ce Marseille-là, leur formidable mobilisation au soir du séisme politique qu’a représenté - et que représente toujours à mes yeux - le dimanche 21 avril 2002. Cette démonstration de force de tout Marseille a été décuplée dans les cités et les quartiers par l’engagement citoyen et républicain des jeunes Marseillais.
Une nouvelle fois, Marseille s’est montré à la hauteur de sa réputation. Comme - certes dans des conditions historiques différentes - en 1934 où, après les tirs de fascistes contre des policiers, pas moins de 100000 Marseillais étaient descendus dans la rue. Aujourd’hui ils étaient encore là pour dire, à quelques encablures du meeting du FN, que Marseille n’est pas celui de Le Pen. Marseille c’est celui de la fraternité, de la solidarité, du respect de l’autre, celui de la diversité. Cette mobilisation contre le danger extrémiste, contre les idées de haine et de racisme, a été au cœur de mon combat à Marseille comme à l’Assemblée nationale. Il le sera encore demain.



