Economie solidaire et développement durable : c’est possible ?
De l’utopie à l’action concrète. Construire ensemble pour chacun, pour nous même et nos enfants. C’est mon engagement de toujours. Les transformations que connaissent nos arrondissements depuis ces dernières années, les atouts dont ils disposent, en font un territoire pertinent et stratégique de rénovation urbaine et de développement économique pour Marseille et son agglomération. L’enjeu est donc de taille : transformer ce formidable potentiel dans l’intérêt de ses habitants, des marseillaises et des marseillais, dans le cadre d’un véritable projet de développement durable. Devant la montée continue de l’emploi précaire, de l’exclusion et des inégalités sociales, l’imagination et l’innovation sont sollicitées pour dépasser la société salariale traditionnelle et transformer les modalités de la distribution des biens et des services.
Il existe, à travers le monde, une multitude d’expériences qui visent non pas à maximiser les profits, mais à répondre à des besoins non satisfaits. La pérennisation de ces expériences, qui concernent déjà des millions de personnes, repose sur la combinaison équilibrée de différentes ressources : marchandes (par le produit des ventes des services fournis), non marchandes (redistribution), non monétaires (contributions volontaires). C’est le cas par exemple de certaines crèches où la garde des enfants est assurée conjointement par des bénévoles et des professionnels salariés dont la rémunération provient à la fois d’une contribution financière des parents et de subventions de l’Etat. Le développement de cet ensemble d’activités, qui permettent tout à la fois une inscription économique et une insertion sociale, exige un nouveau mode d’articulation entre société civile et intervention publique quel que soit son niveau – état, région, département, communautés de commune, communes. L’économie solidaire peut créer de nouveaux équilibres, en combinant réalisations personnelles et apparition de nouvelles solidarités. C’est une économie sociale et solidaire qu’il faut inventer, en tant qu’élément se situant à côté des logiques économiques du marché et ne se substituant pas aux services publics. Donc une économie plurielle. C’est aussi dans cette logique que s’inscrit le commerce équitable. Un commerce social, dont le but n’est pas la recherche du profit maximal, mais l’aide au développement. Pour cela, il garantit le bénéfice d’un prix juste pour le travail afin de permettre de mieux répondre aux besoins fondamentaux (santé, éducation, logement) et d’investir dans le développement de la communauté. En ces termes, le territoire de ma circonscription comporte plusieurs expériences. Au-delà, les différentes réunions de concertation que j’ai organisé avec la population jusqu’à ce jour ont intégré cette démarche de développement durable et d’économie solidaire en se prononçant pour l’implantation d’activités économiques durables, pour la requalification de l’environnement social et urbain visant à l’amélioration des conditions de vie des habitants, pour un recrutement prioritaire des demandeurs d’emplis habitant nos arrondissements et la mise en œuvre de la clause de mieux disant social pour les marchés de travaux, le non-achat de bois exotique pour le mobilier utilisé par la mairie de secteur, etc. Par ailleurs, ma Mairie d’arrondissements est déjà partenaires de plusieurs initiatives telles que celle organisée par l’Association AUBE concernant l’emploi et l’insertion, ou par l’Association Quatre Mats Développement avec laquelle nous avons organisé la première formation nationale en direction des jeunes entrepreneurs sur cette thématique. Ce qu’il s’agit de définir, ce sont moins les initiatives des acteurs privés que les modalités de soutien de la collectivité à des dynamiques de projets. Mon objectif est donc, d’encourager chaque fois que cela sera possible et avec nos moyens, le développement de ce tiers secteur à finalité sociale et économique pour un développement harmonieux de nos quartiers.


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