Si on suit les tendances depuis le début de la campagne, la gauche n’est pas prête de gagner l’élection présidentielle. Les derniers résultats confirment cette réalité. L’IPSOS commente sur son cite : « Derrière Nicolas Sarkozy, en tête depuis janvier et aujourd'hui à 31,5% d'intentions de vote 1er tour, l'écart se resserre. En baisse cette semaine, S. Royal est à 23,5%, alors que F. Bayrou se rapproche de la barre des 20% (19%). Au 2nd tour, N. Sarkozy gagnerait face à S. Royal (54%/46%), mais serait battu par F. Bayrou (48%/52%).
La fermeté du choix de l'électorat de F. Bayrou a progressé. La moitié des personnes choisissant aujourd'hui F. Bayrou déclare leur choix définitif. C'est tout de même encore en deçà de ce que l'on mesure pour S. Royal et F. Bayrou (70%). Distancé à 12,5%, JM. Le Pen est dans ses temps de passage de 2002 (12% le 6 avril 2002, pour finir à 17%). Aucun des petits candidats n'atteint les 5% d'intentions de vote. Olivier Besancenot sort un peu du lot à 4,5%, mais le total extrême gauche, à 8%, est toujours inférieur au score de la présidentielle 2002 (10,4%) ; le total "gauche plurielle" est à 27% (32,5% en 2002). Quelle que soit la manière d'agréger les scores, le rapport de force global reste favorable à la droite. En ajoutant aux forces de gauche la moitié du score de F. Bayrou, on arrive à 44,5%, contre 43% le 21 avril 2002. » Il nous reste donc peu de temps pour renforcer la gauche, pour lui donner toutes ses chances de remporter cette élection. Si on écoute le peuple de gauche de notre pays, et particulièrement dans ma circonscription de Marseille où le NON au libéralisme de l’Europe a atteint 78%, on se rend bien compte que dans le meilleur des cas il est mobilisé pour battre SARKOZY et faire barrage à Jean-Marie LE PEN. Mais cela ne fait pas gagner la gauche au deuxième tour de la présidentielle. Alors peut être faut il s’interroger sur les raisons de cette faible mobilisation de l’électorat de gauche ? Il est encore dans les indécis et l’abstention. Je pense sincèrement que l’on pourra le mobiliser que sur une volonté forte de rassemblement pour une gauche qui a vraiment la volonté de mettre en œuvre une politique qui réponde aux aspirations populaires, une politique de gauche. C’est mon combat de ces dernières semaines de campagne électorale. Soyons nombreux sur cet objectif



