Dans la quatrième circonscription des Bouches-du-Rhône – jusqu’à l’élection présidentielle de 2007 –, la droite réalisait des scores nettement inférieurs à son influence nationale, au contraire du Front national dont l’influence ici était très nettement supérieure à son score national. Cette réalité politique et mathématique a longtemps été « imagée » par des face à face entre les candidats de gauche – placés largement devant la droite par les électrices et les électeurs – et les candidats d’extrême droite. Avec, à chaque fois, un « vote républicain » au second tour de l’élection législative. Aujourd’hui, la donne est modifiée – jusqu’où ? Jusqu’à quand ?
Personne ne le sait à ce jour même s’il est prévisible de tabler sur plusieurs quinquennats… – à l’issue de l’élection de Nicolas SARKOZY à la présidence de la République. Jean-Marie LEPEN s’est effondré – même si son influence satisferait bien d’autres sensibilités politiques – et la droite de Nicolas SARKOZY a gagné ici la confiance de quatre électeurs sur dix. Autrement dit, la droite a récupéré il y a quelques jours une grande partie des votes FN. Cette droite dure est paradoxalement légitimée dans les 3ème, 15ème et 16ème arrondissements de Marseille. L’effet de l’élection de son chef de file à l’Elysée a consisté à la crédibiliser aux yeux de l’opinion. Ce poids nouveau de la droite extrême –indépendamment de la personnalité plus « lisse » de son candidat, Bernard SUSINI, dans ma circonscription – tend à effacer de la scène politique l’extrême droite ès qualité et à faire disparaître les peurs des démocrates et des républicains à son encontre. L’élection d’un candidat aux couleurs de l’UMP, porteur des idées les plus conservatrices sinon réactionnaires, est une éventualité politique à ne plus écarter ici. Face à ce danger, la gauche se doit de réagir, comme je l’ai déjà affirmé publiquement. Il est de la responsabilité de toutes ses composantes de faire face à ce défi d’un genre nouveau, et de s’interdire la présence dévastatrice de plusieurs candidats de gauche à l’élection législative. Afin de mettre en échec les visées de la droite de Nicolas SARKOZY, la gauche dispose d’un atout majeur, ma candidature, capable d’incarner toutes les sensibilités de la gauche et de rassembler tous les démocrates et tous les républicains. Je l’ai déjà prouvé dans la continuité de Guy HERMIER, malheureusement disparu en juillet 2001. Au nom de cette filiation politique et de ma propre victoire en 2002, je serai toujours, ici, le meilleur rempart face aux idées extrémistes de plus en plus menaçantes dans la sphère électorale. La candidature du député de gauche sortant est déjà en soi une candidature d’efficacité. C’est de plus la candidature la plus utile pour riposter à la politique de Nicolas SARKOZY contre laquelle se sont prononcés près de 58% des électrices et des électeurs de la quatrième circonscription des Bouches-du-Rhône. Avec moi et mon suppléant Nabil KADRI, au premier tour de l’élection législative le dimanche 10 juin, les Marseillais du centre et du nord de la cité phocéenne ont tout intérêt à renouveler et à conforter leur vote majoritaire à gauche exprimé au second tour de l’élection présidentielle.




