
La richesse associative des Quartiers Nord et de Marseille est sûrement à l’origine de sa richesse culturelle. Ici les expériences issues du « bas », directement des territoires et des lieux de vies, sont nombreuses.

On y rencontre aussi bien les cultures urbaines (en fait l'univers Hip-Hop, dans toutes ses dimensions : rap, danse, graff, slam,...) que les arts de la rue (très bien représentés dans nos arrondissements : Cité des arts de la rue, Lieux Publics, FAI-AR) et les "Nouveaux Territoires de l’Art", portés par les lieux emblématiques que sont la Friche Belle de Mai et le Comptoir Sainte Victorine. Ces cultures nous interpellent. Création artistique ou défouloir ? Expression ou provocation ?

Ca a été le débat lors des quatrièmes rencontres des arts et de la culture du vendredi 1er juin à la mairie des 15ème et 16ème arrondissements. Les arts de la rue, issus des formes les plus populaires du théâtre, mais aussi du cirque et des arts de la prouesse, a conquis sa place dans les dispositifs institutionnels à la force du poignet, en inventant des formes artistiques souvent très sophistiquées. Il a su très vite toucher un public très large, souvent très jeune et très populaire, qui n'aurait pas franchi le seuil des salles des théâtres. Autre champ, la culture urbaine. Qui peut dire aujourd'hui (mais nous le saurons plus vite...) ce que vont devenir nos danseurs, nos rappeurs et nos slameurs de rue dans leurs belles baskets ? Ils sont peut-être en train de révolutionner le vocabulaire et la syntaxe de la danse contemporaine et du chant. Enfin les Nouveaux Territoires ne seraient-ils pas tout simplement la réponse d'artistes qui n'ont pas voulu ou su se couler dans le moule institutionnel ; ou, si on veut le dire différemment la réponse à l'impuissance des pouvoirs publics d'accompagner les émergences, toutes disciplines confondues.
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