"Nabil, c’est mon prénom. Kadri, mon nom. Le nom de mon père. Celui qui m’a inculqué des valeurs, comme la politesse, le respect de l’autre, la générosité. L’envie de m’en sortir, moi l’enfant des quartiers nord de vingt-huit ans, arrivé d’Algérie quelques semaines après avoir ouvert les yeux. J’ai grandi à la Cabucelle. Aujourd’hui, avec ma femme et mon fils – ma plus grande fierté – je pense à l’avenir. A l’avenir de ma famille bien sûr, de mes proches, de mes potes des quartiers. A l’avenir de Marseille et de la France aussi. Citoyen français, riche de ma double culture et de mes rencontres avec des gens de toutes les origines culturelles, de toutes les convictions religieuses, de toutes les couleurs, j’ai eu mal à la France le soir de l’élection de Nicolas Sarkozy à la présidence de la République.
Mal à cette France que j’aime, celle de Zinedine Zidane, celle des blacks blancs beurs de la Coupe de monde de 1998, celle de Toifilou Maoulida, mon ami de l’Olympique de Marseille. La France quoi ! Comme la majorité d’entre vous dans les quartiers, j’ai voté pour Ségolène Royal, la candidate socialiste, aux deux tours de l’élection présidentielle. Pour elle, car j’ai estimé qu’elle avait les meilleurs chances de rivaliser avec le candidat de la Droite coloré d’extrême droite. Je ne me suis pas trompé, même si l’homme au karcher a malheureusement été élu. Aujourd’hui, fidèle à mes engagements à gauche, je suis aux côtés du député Frédéric Dutoit que j’accompagnerai tout au long de son mandat, en relation directe avec vous. Je vous invite, vous que je connais ou ne connais pas personnellement, à le réélire à l’Assemblée nationale. C’est un homme qui a toujours défendu les quartiers. Un député qui n’essaie pas d’acheter les jeunes avec des subventions ou des promesses sans lendemains. Un député honnête, fidèle à la parole donnée. Frédéric Dutoit est le député digne des quartiers ! Il a toute ma confiance. Je suis sûr qu’il aura la vôtre les 10 et 17 juin. Merci de me faire confiance." Nabil KADRI



