Moi non plus, je ne veux pas me résigner.
Les élections présidentielles et législatives nous l’ont confirmé, c’est la fin d’une période historique pour notre pays. Il nous faut, avec courage peut être, affronter la réalité. Mais il nous faut affronter la réalité pour relever les défis et mesurer l’effort que nous devons faire pour redonner l’espoir en premier lieu à toutes celles et à tous ceux qui en ont le plus besoin, les précaires, les salariés, les chômeurs, les familles, les jeunes, les petites et moyennes entreprises. La droite a gagné sur un projet assumé. Elle ne s’arrêtera pas en si bon chemin. Nicolas Sarkozy ne ferra pas de pose dans son programme. Il veut recomposer notre pays pour longtemps. Il y a donc urgence.
La gauche elle même est en pleine « réorganisation », « rénovation », « restructuration », ou doit l’être pour envisager offrir une alternative crédible au pouvoir de la droite. Le parti communiste ne comptant quasiment plus dans la vie publique et politique. C’est cette réalité là qu’il faut prendre en compte pour tenter d’ouvrir un débat fructueux, un débat qui débouche sur une perspective politique crédible. Alors, je partage l’opinion de ceux qui disent au parti communiste qu’il ne faut avoir aucun à priori sur la nature du débat à engager, sur l’ampleur des changements à opérer, sur la visée communiste, sur le projet de société que nous pourrions défendre, sur la forme et la nature de l’organisation dont nous avons besoin. N’ayons aucune réponse toute faite !


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