Poursuivre ?
Aujourd’hui, je me sens assez mobiliser pour la suite. Peu être que le contre coup des élections législatives viendra plus tard, mais en ce moment je me dis que le combat pour la libération humaine mérite que l’on s’engage pour lui. Certes, je ne suis pas plein d’illusions. Mais je crois que nous devons nous atteler à la tache qui est devant nous : créer les résistances les plus fortes possibles à la politique dévastatrice du nouveau pouvoir en place. Mais cela pourra-t-il se faire sans vous ? J’aimerais que vous me disiez un peu votre sentiment. Quel changement et quel projet ? Quelle stratégie et quel rassemblement ? Avec le tsunami bleu annoncé, il est grand temps que les hommes et les femmes de progrès, communistes compris, y réfléchissent ensemble. NON ? Amitié à tous.


Bonjour,
tout d'abord tant mieux si c'est la lutte qui prend le pas sur ta déception. C'est bien de cela dont on va tous avoir besoin, des gens près à se battre pour nous, qu'ils tiennent leur pouvoir d'élections ou non.
Poursuivre?
Ce n'ai pas une question mais une nécessité. Pour autant est ce que ça doit se faire par le parti communiste ou d'une autre manière je l'ignore. Tout ce que je peux dire, c'est que j'ai 23ans, je viens d'une famille de militants communistes et que pour autant le parti en lui même je m'en fiche pas mal, et il n'y a guerre que quelques irréductibles pour penser qu'il y a là une question centrale. Alors, imagine ceux qui de ma génération, savent à peine ce qu'est le PC, ou ne font même pas la différence enter la doite et la gauche... Je sais pas qui peut vraiment penser que tes prises de position au moment des présidentielles ont pu influer sur les législatives...mais que ces gens la comprennent une chose, ceux sont eux qui sont en décalage avec la réalité! On a eu la preuve dans ta ciconscription comme ailleurs qu'il sagissait, d'une élection aux enjeux nationaux, d'un soutien à Nicolas Sarkozy ou non, avec tout ce que ça comporte de vote utile et pas du tout d'une question de proximité, parce que sinon je suis sûr que tu aurais gagné. Pour terminer sur le bilan, je dirais juste qu'il faudra bien finir par arrêter de nous tirer dans les pattes sous peine de voir encore longtemps à la TV des jogging au fort, à malte, ailleurs... Je sais pas toi, mais moi c'est quand même rare que je sois en désaccord sur le fond avec Olivier Besancenot, ou même avec les membres du NPS!!! Il est temps je crois, de créer une vraie force de gauche au delà des petits partis plein de puristes aux polémiques politiciennes, ou des problèmes de personne, de pouvoir, sous peine de nous voir disparaître à petit feu. Si pour cela il faut que le PC en tant que tel cesse d'exister, qu'elle importance? Pourvu que ce soit enfin nos idées qui gagnent!
Et juste pendant qu'on pense à tout ça, n'oublions pas que la politique n'est pas un jeu...c'est la vie. Dans la mienne, je trouvais le temps long ces 5 dernières années je crois que ça va être bien pire pour moi comme pour pas mal de gens pour les 5 à venir.
Bon courage à toi et tous ceux qui auront compris où je voulais en venir.
Rédigé par:fabien | le 14 juin 2007 à 01:05
Message à Fabien
Que tu te "fiche" pas mal de savoir si le Parti Communiste Français doit continuer d'exister ça te regarde. Mais j'aimerais quand même te dire quelques choses.
Tu fais partie de cette génération de jeune qui est venue "se mettre à table" sans se poser la question de savoir comment l'assiette qu'ils mangent s'était remplie. Tu n'as que 23 ans et apparemment on ne t'a pas réellement informé dans ta famille de communistes.
Par exemple, toi qui dois être assuré social sais tu que c'est à un communiste que tu dois la sécurité sociale et non pas au général de Gaulle? Ce communiste avait pour nom Ambroise Croizat.
Sais tu également que si tu paies aujourd'hui le même prix du KW quel que soit le lieu où tu réside en France tu le dois aussi à un communiste du nom de Marcel Paul ?
Que si tu es usager de services publics (encore?) performants, avec des fonctionnaires honnêtes à ton service tu le dois également à deux ministres communistes qui ont mis au point et amélioré le staut de la fonction publique. Ils avaient pour nom Maurice Thorez et Anicet le Pors.
Que si aujourd'hui la SNCF est encore un service public tu le dois à deux ministres communistes qui ont pour nom Charles Fiterman et Jean-Claude Gayssot.
Ce ne sont que quelques exemples significatifs de ce que les communistes ont pu apporter à ton bien être. Sans parler de tous ces héros morts pour ta liberté, dont un sert de prétexte à Nicolas Sarkozy qui veut se donner des airs de républicain bon teint, je veux parler de Guy Môquet. Sarkozy qui utilise sans vergogne le nom de ce jeune lycéen communiste, alors que durant toute sa campagne électorale il s'est évertué à "blanchir les idées sales" du Front National. Idées qui ont valu à Guy Môquet d'être fusillé, parceque communiste !
Alors libre à Frédéric de te qualifier de "révolutionnaire", mais je lui laisse l'entière responsabilité de son appréciation. Pour moi un révolutionnaire ce n'est certainement pas Olivier Besancennot. Certes les mots qu'il prononce sonnent bien, mais ça ne fera pas avancer nos problèmes. J'ai 40 ans de Parti et autant de militantisme à la CGT, j'ai parcouru des centaines de kilomètres en manifestant, j'ai reçu des coups et perdu des milliers d'euros en heures de grève. Et la société va de plus en plus mal parce que certains se sont fichus de savoir si le Parti Communiste Français devait exister...alors qu'ils lui doivent tant.
Ceci dit continue d'être "révolutionnaire" en crachant dans la soupe et en attendant "qu'on se batte pour toi" (c'est toi qui le dit en commençant ton message).
Vois tu pour moi c'est FONDAMENTAL que le Parti Communiste Français doit continuer à exister et à se développer. Un ancien président du CNPF (MEDEF aujourd'hui) disait: "On ne fait pas la même politique avec un Parti Communiste à 20% et un Parti Communiste à 10%". Aujourd'hui le PCF est à 4,7%, le MEDEF jubile, Laurence Parisot est aux anges. Alors on se fiche toujours de savoir si le PCF doit continuer d'exister ?
Je n'accepte pas le qualificatif "d'irréductible" que je trouve insultant venant da ta part.
Moi aussi je compte bien "poursuivre" le combat, mais comme un vrai révolutionnaire. C'est à dire sur le terrain dans mon Parti, en débattant et en construisant avec les gens sans attendre qu'on se batte pour moi.
Rédigé par:Gérard | le 16 juin 2007 à 22:07
Gérard, c’est quand même bizarre ta réaction. Moi aussi je suis membre du parti depuis 35 ans et je ne crois pas avoir lu dans les propos de Fabien qu’il reniait le parti communiste dont sa famille est issue d’ailleurs. Il ne nit pas non plus l’apport considérable du PCF à la France avec tous ses acquis sociaux. Il nous dit bien plus que cela. Il nous dit que pour lui, et certainement pour beaucoup de jeunes, comme de moins jeunes, ce qui compte ce n’est pas tant l’organisation du parti en elle-même que les valeurs et objectifs politiques de libération humaine que nous pouvons porter ensemble avec d’autres. Il ne dit pas n’ont plus que le parti communiste a tout mal fait. Alors pourquoi tant de haine ? Amicalement d’un communiste fier de l’être et fidèle à ses idéaux.
Rédigé par:Dutoit Frédéric | le 17 juin 2007 à 19:50
Merci, Gérard
pour le rappel d'histoire, au petit fils de cheminot et fils d'agent EDF et d'employée mutualiste que je suis...
Et enfin je confirme que oui quelqu'un comme Frédéric se bat chaque jour pour nous et, nous le soutenons, parfois c'est l'inverse...donc je le remercie à nouveau, lui en a bien fait de même!
En même temps, ta réponse est exactement ce que j'essayais de pointer du doigt. Est ce que tu te rends compte que moi qui me réclame des mêmes idées que toi, sur le fond, tu as quand même trouvé le moyen de me mépriser? Vois tu, dans ma famille de communiste, il n'y avait pas que des images du front populaire, l'huma'sur la table ou des pin's de la CGT accrochés aux vestes. Non, on m'a parlé aussi et on m'a dit une chose simple: "Ceux sont les idées, les idéaux qui comptent" pas les intérêts particuliers. C'est ce que j'ai voulu rappeler ici:une valeur profondément communiste! Le parti est un (merveilleux) outil pas une fin en soi! Ceux sont, Marcel Paul(dont j'aime particulièrement me souvenir, puisque sa tête était affichée à l'entrée de chacune des merveilleuses vacances que j'ai passé à la CCAS), Maurice Thorez et tant d'autres communistes qui ont fait avancer la France vers des acquis primordiaux -dont je tremble au moins au tant que toi qu'ils disparaissent- , mais l'ont-ils fait parce qu'ils avaient une carte avec une foscille et un marteau ou l'auraient ils fait quand même. Car si l'on ne considère nos idées que par le prisme du parti alors crois bien que je suis désolé de dire que NOS idées sont mortes. Par contre si comme moi tu penses juste que nos idées représentent l'avenir et qu'elles sont voilées (parfois) par le parti en tant que tel et que c'est quand même rageant de perdre parce que nous ne sommes plus l'alternative logique (oups! j'ai dit nous, je dois décidemment me sentir moi aussi communiste)et bien essaie juste de comprendre où je veux en venir. Le parti a été le plus merveilleux outil pour venir aux responsabilités aujourd'hui il semble qu'il doive devenir un frein...doit on rester sans bouger?
Tu m'as cru inculte et arriviste je me suis voulu témoin. Témoin de ma génération(qui n'est pas vraiment composée d'enfants aussi politisés que moi, n'en déplaise à ce que tu penses), de cette nouvelle réalité dont Frédéric a fait les frais, et j'ai voulu dire qu'à mon avis si nous n'évoluons pas nous disparaîtrons, s'il te plaît n'y vois pas un souhait c'est une crainte!!!
Sache juste, que lorsque je parle de feu mon grand père, la première chose dont je parle c'est de son passé de militant communiste et cgt (à l'époque ça ne faisait pas de différence) et que son passé d'élu du peuple fait ma grande fierté, peut être même un jour mon modèle.
Alors je résume, il est temps que nous marchions ENSEMBLE quitte à ce que pour ne froisser personne, on appelle le nouveau parti qui en naîtra "lutte ouvrière des communistes républicains révolutionnaires socialistes"... ou juste le parti d'"alternance au libéralisme". N'as tu pas oublié que si tous ces illustres ont pu agir c'était d'abord parce qu'ils avaient eu le pourvoir, et que c'est justement ce qui nous manque aujourd'hui? A moins que tu penses que nous sommes mieux tant que nous ne sommes que dans l'opposition? Parce que moi, il me tarde que nous revenions au pouvoir, pour pouvoir enfin construire et non colmater, combien y'a t-il eu de Marcel Paul depuis 40ans? Qu'elles perspectives d'évolutions arrivons nous à faire parvenir jusqu'aux oreilles du plus grand nombre?
Aller, tu me permettras de t'appeler camarade et de te dire que puisque nous avons les mêmes idéaux nous ne devrions pas nous déchirer pour des choses aussi futiles...
Salutations
Rédigé par:fabien | le 18 juin 2007 à 12:00
Message à Fabien,
Cher Fabien, je trouve ton message assez intéressant mais comme certains tu me sembles manquer quelque peu de culture politique et actuelle et passée...
1/ Pour gagner une élection, qui par maints aspects s'apparente à une guerre il faut une machine de guerre efficace et extrêmement structurée dotée de grandes forces militantes et de règles claires et respectées par tous...
Rien que pour ça, je suis favorable au maintient du PCF comme parti de manière impérative ....pour le nom je veux bien concéder, bien que cela ne soit pas ma préférence qu'il est malheureusement encore associé dans beaucoup de têtes à des expériences malheureuses...
2/ Quand tu parles de Besancenot et du NPS alors la excuses moi mais je vois rouge , tout rouge...
Besancenot ne VEUX PAS GAGNER d'élection, il le dit et le répète sans cesse...Il NE VEUX PAS faire d'ALLIANCES, il le dit et le répète sans cesse...
Quand au NPS il NE VEUT PAS participer à la formation d'une nouvelle force...C'est DIT et REPETE sans cesse !
Excuses moi, mais bon, je me suis investie profondément dans les collectifs à l'automne dernier et j'ai pu voir clairement que des socialistes qui y sont restés jusqu'au bout il n'y en a quasiment Asoutenir UCUN...Même PRS avait filé pour Ségolène avant même la rupture sur le choix du candidat commun !
Il faut regarder la réalité en face..Je suis archi convaincue que ceux qui pronent une sorte de parti de Gauche allant de la LCR à la gauche du PS (ce que n'est même plus vraiment le NPS aujorud'hui) font une lourde erreur d'analyse stratégique...et politique...
1/ Cette analyse se base par exemple sur le fait que l'extrême gauche renoncerait à sa principale caractéristique, c'est à dire le refus systématique de toute alliance électorale, fusse t elle locale pour gagner une élection afin de mettre les mains dans le cambouis pour changer la vie des gens...AUCUN DIRIGEANT de ce courant de pensée ne prone un tel changement RADICAL de culture...ABSOLUMENT AUCUN....
2/ La mouvance anti OGM BOvé etc.....: sont vicéralement opposés à la forme parti, et ont une culture que je qualifierai proche de celle des libertaires...
Donc la aussi, faudra pas copter sur eux.
3/ L'aile gauche du PS: alors la, on nage en plein délire... Croire que des emmbres du NPS comme Peillon, Montebourg etc... accepteraient cette idée est irréaliste !
Ces personages d'ailleurs ne l'ont JAMAIS EVOQUE ! Et puis entre nous ils sont pour beaucoup d'entre eux trop attachés à leurs postes !
On en revient au final à une possible alliance avec un groupe totalement inconnu du grand public, à savoir PRS...
Dans ces conditions, il est clair qu'à notre prochain congrès, je n'accepterai pas de sacrifier le PCF ...
Car mon cher Fabien, être memebre du Parti COmuniste, pour moi ça ne veut pas dire ^petre antilibéral (quel horreur d'appelation entre nous), ça ne veut pas dire promouvoir la transformation sociale (qu'est ce que ça veut dire ç ? Sarko aussi fait de la transformation sociale !) ça veut dire tendre vers l'instauration d'une société non capitaliste, ou le pouvoir économique soit entre les mains des acteurs économiques, id est les salariés...et ce, entre autre au moyen de l'appropriation collective des moyens de production...
Ce genre d'objectif pour moi ça s'appelle tout simplement le communisme..
Et je ne viens pas d'adhérer au PCF pour y renoncer, au moment même ou , comme le prédisait Marx, le capitalisme est entrée en dégénérescence et s'approche chaque jour un peu plus de sa fin...
Ceci dit, ej continuerai à e battre pour des alliances à gauche, mais ça le PCF n'a pas attendu Besancenot ou Bové pour le faire !
Rédigé par:Camille Rodriguez | le 18 juin 2007 à 17:35
Ma chère Camille,d'abord tu me vois surpris de recevoir tant de réactions.C'est bien la preuve qu'il y a là un vrai problème de fond, que le parti et les autres hommes et femmes de gauche vont devoir résoudre.Je ne veux pas faire mon Mr.'know-it-all'mais j'étais déjà au courant des prises de position que tu as évoqué.J'en reviens toutefois à mon idée initiale que la seule chose qui compte c'est les idées et non pas les tribulations partisanes ou les carrières individuelles et que le parti ou l'homme que l'on aura envie de suivre sera celui qui saura mettre en valeur cela.Je ne souhaite évidemment pas la mort du Parti Communiste Français mais je désire seulement amorcer une réflexion sur une réalité extérieure au Parti.Suis-je le seul à m'être rendu compte que nous venons de faire 1,9% aux dernières élections? La machine de guerre ne serait-elle pas rouillée? Cela suppose au moins quelques remises en questions!Non pas sur l'investissement des militants, mais sur les résultats de cette lutte auprès des non-militants.
Dire cela, ne veut pas dire que notre investissement n'est pas immense mais juste qu'il va bien falloir réaliser qu'il vaut mieux être des héritiers d'un PC fort qu'aux commandes d'un PC à l'agonie.
L'idée de base était juste de répondre à Frédéric quand il parle de poursuivre, encore une fois je suis juste le témoin de ma génération qui elle, ne sait même pas ce que le PC a de différent des autres partis... c'est vraiment triste mais c'est comme ça.
Bon courage à tous...
Rédigé par:fabien | le 18 juin 2007 à 21:25
Je comprends parfaitement le fait que la victoire des idées est plus importante que tout..
Ceci dit, je crois fermement que nous devons garder pour le moins une structure pas simplement de gauche,
ou disons à la gauche de la gauche etc.... mais quelquechose qui se différentie fondamentalement du PS au niveau de l'objectif visé...
Qui doit je le crois s'aparenter d'une manière ou d'une autre à autre chose que la capitalisme tel qu'on le connait...
Sinon s'il y a 2 partis de gauche en France, ce qu'on a aujourd'hui dans une certaine mesure, et bien au bout d'un moment l'un des 2 supplantera l'autre...
En gros, je crois que ce que le PCF a aussi perdu, outre des électeurs c'est sa capacité à incarner une autre société, qui puisse faire rêver...
Manque de bol ce genre d'autre monde n'existe pas encore réellement et il est extrêmement difficile ainsi de pouvoir le crédibiliser dans la tête des gens....
Bon courage à toi pour la suite Frédéric....
En tout cas, je crois que les temps qui arrivent seront quoi qu'il arrive extrêmement difficiles...
Rédigé par:Camille Rodriguez | le 19 juin 2007 à 17:35
Je pense là que le débat entre nous progresse, NON ?
Rédigé par:Dutoit Frédéric | le 19 juin 2007 à 21:46
Je voulais juste préciser à Fabien, que dans d'autres circonscriptions, les électeurs ont pensé que le candidat présenté par le Parti était le candidat utile... Les choses ne sont pas si simple, Si Frédéric Dutoit n'était pas au second tour, il n'y a pas que l'aspect national qui compte... comment expliquer les environ 20 autres communistes au second tour ?
Sinon, sur le fait que les idées sont la chose la plus importante : je suis 100% d'accord avec toi. Personnellement, je considère que le parti n'est qu'un outil au service du peuple (au travers de ses adhérents). Le problème ce n'est pas le parti, mais ce qu'il propose ! Et force est de constater que les électeurs ne s'y retrouvent plus.
Est-ce du à l'abandon de notre idéal d'une société débarrassée du capitalisme ? je ne sais pas y répondre. Mais le prochain congrès devra lui y répondre.
Bref, je pense que nous avons beaucoupr de réflexion à pousser, mais il y en a une qui me trote de plus en plus dans la tête c'est que soit nous portons un projet radicalement différent du PS (un projet en rupture avec le capitalisme), soit nous n'avons pas d'autre vocation que de devenir l'aile gauche d'un parti social démocrate. Je te dis tout de suite que j'ai une préférence pour la première hypothèse.
Rédigé par:Jean-Claude | le 22 juin 2007 à 17:17
Les partis sont des forces politiques. La gauche n'en manque pas.
Ce qui manque à la gauche c'est une force morale. Les partis de gauche n'en veulent pas car ils sont sur ce point totalitaires.
Alors que la droite est alliée à une puissante "force morale": la religion.
Vous commencez seulement à comprendre. Allez jusqu'au bout.
Rédigé par:JOINVILLE | le 23 juin 2007 à 06:11
Réapprendre le respect et le dialogue
Je suis pour ma part laïque mais je n’ai pas envie de « faire chier » les « croyants », qu’ils appartiennent à des religions, au communisme ou qu’ils professent l’athéisme. On a tellement baladé les gens, on les a tellement persécutés au nom d’idéaux successifs, que j’ai plutôt envie de les respecter lorsqu’ils sont tolérants et sincères. Toutes ces croyances sont bâties sur des valeurs et donnent naissance à des communautés où l’on se comprend et où l’on aide son prochain (surtout lorsqu’il fait partie de la même église ou qu’on espère le convertir). C’est le cas des communistes, des chrétiens, des juifs, des musulmans, pour ne citer qu’eux, peut-être aussi des athées ? Ce qui par contre me donne envie de « faire la guerre », c’est lorsque les uns ou les autres deviennent intolérants, prétendent imposer leur loi aux autres, persécutent ceux qui résistent. Ces excès on les trouve aussi chez certains athées (j’ai visité le site que plusieurs d’entre vous mettent en lien) lorsqu’ils partent en croisade contre les religions ou les idéologies, en se conférant à eux-mêmes un statut à part, ce qui fait partie des prémices de toute religion.
Notre histoire s’est écrite avec des croyants, chrétiens, musulmans, juifs, ainsi que des laïques. Certains religieux sont payés par l’Etat en Alsace-Lorraine, un régime qui date du Concordat. Les lieux de culte et l’enseignement privé sont subventionnés, inégalement, ou pas du tout. L’histoire a modelé tout cela par strates successives, sans que la loi ne le plie au carré, comme on le faisait de notre literie à l’armée. On en est là, de tas de façons. L’école privée catholique arrange des tas de gens qui ne sont pas catholiques, y compris des athées ! On apprend toujours beaucoup le latin à l’école et peu le grec, alors que cette langue apporte au moins autant que le latin ..
Vous fustigez les religions qui justifient (avec des objectifs associés de suprématie économique) il est vrai beaucoup de guerres actuellement, mais l’athéisme ou les athées ne sont-ils pas sanglants eux aussi : communisme dans la plupart des pays où il s’était imposé, nazisme, partisans et adversaires de Mao, Pol Pot, Castro, Corée du Nord ..
Rédigé par:Jean-Louis Schwendimann | le 24 juin 2007 à 23:30
En réponse à ta question Fred, je dis « oui, il faut poursuivre » car ne pas le faire serait donner un blanc-seing au capitalisme et à tout ses tenants. Je sais que tu n’es pas dans cet état d’esprit et que le fait de poser cette simple question ouvre un champs à une discussion au sein de notre parti pour faire que l’outil que nous avons connu redevienne ce qu’il était mais avec une vision nouvelle sur la visée communiste adaptée à notre temps.
Le capitalisme, lui, sait s’adapter. Il a toujours su rebondir face à ses contradictions, contradictions que Marx a relevé, mais pour dire aussi qu’il serait vain d’attendre l’arme aux pieds qu’il meurt de sa belle mort car depuis qu’il est né, il a fait la démonstration qu’il était en capacité de fléchir, tel le roseau de la fable, pour mieux se redresser ensuite.
Pour avoir milité longtemps sur ta circonscription, d’abord avec F.BILLOUX ensuite avec Guy HERMIER notamment sur la section de St.Barthélémy, je sais que nos relations avec nos « alliés » n’ont jamais été simples, tu en as d’ailleurs fait les frais dernièrement. Nous voyons la le résultat de la « discipline démocratique » que nous avons pratiqué longtemps qui n’était pas sans susciter des discussions très tendues sur les Bouches du Rhône…J’ai connu aussi l’époque, notamment celle du programme commun, où certains estimaient à la direction fédérale d’alors, que par cette signature, le PS était devenu un parti révolutionnaire… !
Je met la un point final à mes souvenirs « d’ancien combattant » pour me consacrer un peu sur le ressenti des jeunes d’aujourd’hui, tel Fabien, qui font parti de cette génération qui a fait les frais du remodelage de la société Française, sur lequel notre parti en son temps avait alerté, mais qui, au fil de participations gouvernementales, a contribué à ce remodelage (TUC, emplois jeunes, la mise sous l’éteignoir des luttes qui auraient du peser en 81…), on ne peux donc reprocher à nos jeunes le manque d’empressement qu’ils ont à être des nôtres, même si tout les porte à être attentifs à nos évolutions futures que j’appelle de mes vœux.
C’est vrai,l’action militante, au sens où nous « les anciens » nous l’entendons, nos visions respectives de l’action, l’attrait de la jeunesse pour un discours radical et révolutionnaire d’un Olivier Besancenot, doit nous amener, nous les « vieux » à nous poser des questions sur ce que nous avons raté. Notre parti a vécu jusqu’à maintenant sur ses acquis nombreux et incontestables, mais tant que nous nous arc-bouterons sur ce bilan, nous aurons malheureusement tendance à rejeter une partie importante de ce qui peut être l’avenir d’un parti anticapitaliste : notre jeunesse, qui est en droit aujourd’hui de proposer une autre vision politique de l’avenir, cette jeunesse ne nous rejette pas, elle ne nous comprend plus, et ce ne sont pas les arguments de type « anciens combattants purs et durs » qui leur permettra de mieux nous comprendre…
Oui, Fred, nous avons encore du boulot et il faut poursuivre, non pas pour survivre, mais pour renaître. Je ne doute pas que tu en ai conscience
Bien amicalement
Michel à Blagnac
Rédigé par:indelicato | le 25 juin 2007 à 10:21
Salut Michel. Ca fait un bail que l’on ne s’est vu ! Ca me fait un immense plaisir de te lire. Evidemment que je vais poursuivre. Des copains comme toi ou des jeunes comme Fabien, ou bien encore ceux qui ont mené campagne avec moi me redonne la niaque. Je partage pour beaucoup ce que tu écris. Et je crois que nous devons vraiment nous révolutionner la tête pour être de notre temps. Je parle des communistes bien entendu. A très bientôt j’espère et grosse bise à toute la famille. Poursuivons le combat !
Rédigé par:Dutoit Frédéric | le 25 juin 2007 à 21:49
RÉPONSE DE JOINVILLE À Jean Louis SCHENDIMANN
La véritable représentativité du PC est aujourd'hui de 1,93 %
J'ai appris dans un petit livre jadis en usage au PC (PRINCIPES ÉLÉMENTAIRES DE PHILOSOPHIE de Georges Politzer) qu'il fallait voir les choses dans leur mouvement et dans leur changement.
Si on applique cette règle force est de constater que le PC décline depuis 40 ans et que tout laisse à penser que ça continuera.
Selon moi le PC a abandonné le matérialisme (qui ne peut être que athée, tu m'excuseras). Résultat: les seules idéologies aujourd'hui présentes sur le terrain sont les idéologies religieuses. Toutes rétrogrades.
Ce n'est pas le croyant de base de ta commune qui fait l'idéologie de l'Église. C'est le Vatican et son locataire. Dans ses encycliques.
L'alliance du sabre et du goupillon n'est pas une idée périmée. Elle est plus que jamais d'actualité avec SARKOZY. Renseigne-toi. Alors je te souhaite bon courage à toi et à ton parti qui n'est plus que l'ombre de ce qu'il a été. Qu'est-ce que ton parti a gagné à tourner le dos au matérialisme pour accrocher quelques voix ?
Question subsidiaire: Le PC est-il lui aussi noyauté par l'Église ?
Rédigé par:JOINVILLE | le 14 juillet 2007 à 05:06
LE LIVRE NOIR DES ATTEINTES À LA LAÏCITÉ
Le 10 décembre 2005,12 000 libres penseurs, laïques, syndicalistes, militants ouvriers, francs - maçons, démocrates et républicains, ont battu le pavé parisien dans l'union la plus large, pour exiger la défense et la promotion de la loi de la séparation de l'Église et de l'État,
Lors du meeting de clôture de cette manifestation, ils décidèrent de faire une enquête d'ampleur nationale sur les fonds publics détournés au profit des cultes en violation de la loi sur la séparation des Églises et de l'État.
Le 9 décembre 2006, au cours des États généraux de la laïcité qui se sont tenus à la Bourse du Travail de Paris, 500 représentants des libres penseurs et des laïques de toute la France, ont centralisé le fruit de leur collecte à travers le pays, auprès des communes, des départements, des régions et de l'administration. Un constat s'impose:
10 MILLIARDS D'EUROS DE FONDS PUBLICS SONT DÉTOURNÉS CHAQUE ANNÉE AU PROFIT DE L'ÉGLISE CATHOLIQUE !
En violation de l'article 2 de la loi de 1905 qui stipule que:
"La République ne reconnaît, ne salarie ni ne subventionne aucun culte"
Le résultat de ces enquêtes bien que probablement incomplètes est édifiant et consternant:
- l'État verse 8,2 milliards d'euros à l'enseignement privé,
- les communes lui donnent 530 millions d'euros,
- les départements et les régions subventionnent l'enseignement privé essentiellement catholique à hauteur de 499 millions d'euros.
Au total ce sont 9,2 milliards d'euros de fonds publics qui sont ainsi détournés pour financer l'école de quelques - uns contre l'école de tous.
Cela représente le budget de plus de 200 000 postes (charges sociales comprises) volés à l'Éducation nationale avec tout le budget de fonctionnement et d'investissement y afférent.
Touss les domaines de la vie publique sont pillés pour financer les religions.
242 millions d'euros sont aussi détournés par le biais de dérogations fiscales avantageuses pour les cultes, pour les subventions accordées à des associations familialistes et par la compensation du régime de sécurité sociale des cultes.
Près de 100 millions d'euros sont versés indûment pour des travaux d'entretien n'incombant pas aux communes, aux départements et aux régions.
Dans toute la France le logement de 16 000 prêtres diocésains est financé par les collectivités territoriales pour un budget estimé à 54 millions d'euros.
Les statuts cléricaux d'exception d'Alsace-Moselle et des DOM - TOM représentent une dépense indue anti-laïque de plus de 72 millions d'euros.
Plus de 2000 prêtres sont financés sur les fonds publics pour enseigner la religion à l'école publique
En Alsace, un évêque touche tous les mois 4 484 euros soit 29 415 francs. Un prêtre 2 704 euros (17 738 francs), un pasteur dirigeant 3 150 euros (20 664 francs), et un Grand Rabbin 2 916 euros (19 128 francs).
Ils sont ainsi des milliers à émarger sur le budget des fonds publics de l'État payé par les citoyens.
La ciculaire dite de La Martinière (1966) permet aux associations cultuelles d'avoir des activités commerciales sonnantes et trébuchantes tout en bénéficiant d'exonérations fiscales.
Il faut savoir par exemple que la cathédrale de Paris vend chaque année pour plus de deux millions d'euros de cierges sans acquitter les taxes qui sont dues à l'État d'où un manque à gagner de 400 000 euros pour les finances publiques.
Nicolas SARKOZY, à l'époque Ministre de l'Intérieur et Jean-François COPÉ Ministre du Budget,ont été saisis à plusieurs reprises pour leur demander de dire quel était le montant des sommes manquant au budget de l'État du fait des mesures d'aide fiscales dérogatoires pour les cultes religieux, mais ils n'ont jamais répondu.Les pouvoirs publics ont notamment été alertés sur les démarches de la télévison catholique KTO qui délivre illégalement des reçus pour bénéficier de réductions d'impôts. Mais aucune réponse n'est venue des pouvoirs publics.
Tous ces dispositifs anti-laïques ont été créés par les lois de Pétain des 5 février 1941, 8 avril 1942 et 25 décembre 1942 qui n'ont jamais été abrogées depuis la Libération et qui continuent à faire jurisprudence, Paris en ce domaine vit toujours à l'heure de Vichy.
Le 9 décembre 2006, lors des États généraux de la laïcité, avaient pris la parole notamment:
- Joachim SALAMERO, Président de la Fédération nationale de la Libre Pensée,
- Christian EYSCHEN, Secrétaire Général de la Libre Pensée,
- Jean Michel DUCOMTE, Président de la Ligue de l'Enseignement,
- Claude CHAMPION, Vice - Président de l'Union des Athées,
- Daniel MORFOUACE, Grand Maître - adjoint du Grand Orient de France,
- Gérard CAMBUSSAT, Président de Laïcité - Liberté,
- Philippe FOUSSIER, Président du Comité - Laïcité - République,
- Étienne PION, Secrétaire général du Mouvement Europe et Laïcité,
- Michel GODICHEAU, responsable de la commission Droit et Laïcité,
- Roger LEPEIX, membre du Comité Éxécutif de l'Union Internationale Humaniste et
Laïque (IHEU),
- Jean - Marc CHIAPPA, Président de l'Institut de Recherche et d'Études sur la Libre
Pensée,
- Gabriel GAUDY, Secrétaire départementtal CGT - FO de Paris,
- Hubert RAGUIN, Secrétaire général de la FNECFP - FO
- Yves - Henry SAULNIER, Secrétaire national du SNETAA - EIL,
- Ainsi qu'un certain nombre de représentants départementaux de la Libre Pensée.
À NOS ADHÉRENTS (1)
Le document que nous venons de vous présenter est unique car c'est la première fois qu'une enquête de cette ampleur est effectuée sur l'ensemble du territoire national pour faire l'inventaire des aides directes et indirectes accordées par l'État aux différents cultes mais dont l'Église catholique est pour l'instant la principale bénéficiaire en attendant l'entrée en scène de l'Islam qui manifeste déjà l'intention de rattraper son retard, et des diverses nouvelles "religions" qui ne manqueront pas elles aussi de vouloir profiter de la manne de l'argent public.
Ce document de 130 pages méritant la plus large diffusion possible, nous avions décidé de l'envoyer aux frais de l' association, au début du mois de septembre, à tous nos adhérents à jour de leur cotisation de l'année en cours, mais au moment de le commander nous avons appris qu'il était épuisé.
La Libre Pensée devant avoir son congrès au cours de l'été, la Secrétaire de la L.P du département nous a dit qu'elle allait tenter d'en récupérer une trentaine d'exemplaires invendus auprès des autres fédérations. Tout espoir n'est donc pas perdu. Attendons.
(1) de l'Association des Athées des Pyrénées - Orientales.
Rédigé par:DELAVANT | le 14 juillet 2007 à 05:52
Mais qu’est ce que c’est que cette histoire de religions ? Allons les amis, un peu de sérieux, ne croyez vous pas ? Je veux bien entendre que cette question de la croyance sous toutes ses formes, et les églises qui s’y rattachent ont une importance dans la vie sociale, voir politique, mais de grâce, l’analyse entre nous mérite mieux. Je sais, Marx traitait la religion d’opium du peuple. Mais un peu moins de caricatures dans notre débat seraient appréciées, non ? Amicalement.
Rédigé par:Dutoit Frédéric | le 15 juillet 2007 à 11:15
10 milliards d'euros de fonds publics qui sont détournés chaque année au profit de la religion ce n'est pas de la caricature c'est une réalité.
Si le PCF est tombé à 1,93 % à la présidentielle (une déroute historique), c'est peut-être aussi parce qu'il a bandonné la défense de la laïcité.
Cela devrait vous faire réfléchir car le PCF pourrait bien perdre les dernières positions qui lui restent.
Rédigé par:DELAVANT | le 15 juillet 2007 à 20:03
UNE STRATÉGIE SUICIDAIRE
Les religions ne sont pas de gauche. Elles sont "idéologiquement" de droite. (1)
En les soutenant, le PCF a privilégié le court terme au détriment du long terme, et a creusé sa propre tombe.
(1) Le tout-privatisé auquel on assiste actuellement coïncide avec la théorie sociale de l'Église.
Rédigé par:JOINVILLE | le 16 juillet 2007 à 10:46
LA LAÏCITÉ CE N'EST PAS DE FAVORISER TOUTES LES RELIGIONS, C'EST DE N'EN FAVORISER AUCUNE,
Rédigé par:DELAVANT | le 16 juillet 2007 à 13:13