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La Gauche se cherche : Le débat de l'avenir !

Copie_de_image_ou_vido_662 Aujourd'hui je publie une contribution de Nicolas Marchand: Union pour une relance novatrice du PCF dans l'action "Quelques idées pour contribuer au débat et au rassemblement des communistes pour la renaissance, le renouveau du Parti Communiste Français, à l'opposé de tout processus vers une dissolution.
Le résultat des élections législatives est un encouragement pour les communistes, ce qui n'empêche pas la lucidité. Mesurons nos responsabilités. Débattons sans nous laisser paralyser par les doutes existentiels de quelques uns. Nous pouvons « donner un signal fort à la société » : priorité à des initiatives nationales d'action pour contribuer, sur les chantiers ouverts par le nouveau pouvoir, à des luttes fortes d’idées alternatives solides, plutôt que limitées à une protestation dominée par les idées du consensus libéral. Cela nous aiderait pour un débat critique et constructif pour l'avenir de notre Parti. Il y a besoin du Parti communiste, et de son renouveau profond, parce qu’une transformation radicale de la société et du monde capitaliste, le dépassement du système capitaliste, sont des enjeux plus actuels et réalisables qu'auparavant. Ce parti doit être ouvert, rassembleur et unitaire, pour la transformation, et pour cela il doit être autonome de la sociale-démocratie et de l’extrême-gauche. Cette exigence est d'autant plus cruciale qu'une refondation de la gauche est à l’ordre du jour; elle concerne les idées de fond; d’énormes pressions s’exercent sur le PS pour son « aggiornamento ». Mais pour une refondation, possible, de la gauche dans un sens favorable au combat transformateur, l'existence du Parti communiste est un élément décisif. Cela serait contredit par un processus de dissolution, remplaçant le PCF par l’addition de communistes, de socialistes de gauche, de verts, de trotskistes au sein d’une formation vouée à être hétéroclite et divisée, et où l’apport communiste serait refoulé ou marginalisé. Cela reviendrait à confondre unité d’action, recherche de l’union, nécessaires, particulièrement avec les forces se réclamant de la transformation sociale, avec une fusion au sein d’une force dite « de transformation sociale » (fusionnant donc différentes conceptions et contenus de la transformation, révolutionnaire, réformiste…); cette fusion nous ferait disparaître comme parti inscrivant son action dans la visée d’une transformation radicale effective de la société. Je suis donc fermement opposé à toute formule, directe ou par étape, de dissolution du PCF dans un « nouveau parti », un parti social-démocrate de gauche, dont les communistes ne seraient plus qu'une tendance dominée et sans autonomie. Trop souvent, on inverse les facteurs: on commence par les calculs électoraux. Alors qu'il faut commencer par le projet, la raison d'être. L'influence électorale, c'est important, mais c'est un résultat; ça se construit, dans la durée, sur la cohérence perçue d'un projet, des propositions et de l'action qu'il inspire (soit dit en passant, si, en 1920, des calculs électoraux avaient prévalu sur l'exigence politique de fond de rupture avec la conception et l’orientation sociale-démocrate du Parti, le Parti communiste ne serait pas né à Tours, et peut-être jamais…). Des constructions électoralistes ne sauraient primer sur le besoin plus actuel que jamais d'un parti à la démarche révolutionnaire: un parti qui articule théorie, lutte et élections, sans cesser de viser un dépassement effectif du capitalisme, c'est à dire une nouvelle civilisation supérieure à ce système, une civilisation communiste. Face aux idées de dissolution du PCF, travaillons plutôt, dans l'action et sur le fond, à une relance novatrice du Parti communiste. L'enjeu n'est pas partisan, ni « identitaire ». Il concerne notre peuple, et toute la gauche, la dimension transformatrice du rassemblement. Sauf à considérer qu'il faille s'adapter au capitalisme mondialisé, et renoncer au communisme en faveur d'un « socialisme démocratique » ou d’un néo-communisme, dépouillé de sa dimension de transformation radicale, réduit à quelques « grandes valeurs de gauche: liberté, égalité, fraternité, solidarité », (conception qui peut esquisser le périmètre d'un nouveau parti…), il y a besoin du PCF pour promouvoir et expérimenter, dans l'action et dans la lutte des idées, les propositions du projet communiste, définir et déployer les initiatives de lutte rassembleuses, et la politique d'union efficaces face à Sarkozy et pour construire une perspective transformatrice. Le choix n'est pas entre la dissolution pour créer un autre parti et le « maintien » d'un « PCF amélioré ». L’effort de novation est aussi primordial que le refus de tout processus de dissolution. Il doit être mené sur des bases différentes de ce qui a été tenté jusqu’à présent. Il devrait concerner deux directions jamais encore vraiment explorées de façon suivie: – une priorité résolue et durable à l’action (depuis si longtemps marginale dans notre pratique stratégique), avec des initiatives nationales sur les principaux enjeux sociaux, à commencer par l'emploi, pour nourrir la lutte contre la politique du pouvoir des idées les plus fortes et novatrices de notre programme, sur les objectifs sociaux, les moyens financiers et les pouvoirs; – l'impulsion d'un travail politique et théorique visant à nous doter des repères révolutionnaires correspondant aux réalités du monde et du combat actuels, et à nous permettre, avec une réorganisation, une politique solide de formation, une démocratisation profonde, d'ouvrir largement le parti, particulièrement en direction des syndicalistes et des jeunes, dont il faudrait aussi viser à faire l’ossature de la future direction. La politique d'alliance à gauche, indispensable, mais qui, depuis trop longtemps, prime sur tout au détriment de l'action et de la bataille sur les idées communistes, pourrait se déployer sur de nouvelles bases, plus solides."

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Voici les sites qui parlent de La Gauche se cherche : Le débat de l'avenir !:

Commentaires

Le principal problème du PCF c'est qu'il n'est plus crédible parce qu'il ne représente plus l'espérance d'un monde meilleur.
Si ça peut vous consoler, la religion non plus.
L'avenir est à un humanisme matérialiste et athée.
Vous tournerez et retournerez la question comme vous voudrez,vous serez bien obligés d'en venir là.
La faucille et le marteau, le drapeau rouge, l'Internationale et le poing levé c'est fini. Vous pouvez mettre tout ça au placard.
Joinville@tele2.fr

Mais le PCF est devenu, peu à peu, depuis mai 1968, un parti de vieux, du vieux monde ! Il acceptera donc les quelques soins palliatifs d'infirmières secourables comme Nicole Marchand.
A ce stade, ne nous étonnons pas de l'incapacité de la rédactrice à envisager la nouvelle annalyse politique "de classe" qu'il faudrait bien réaliser.
Les militants engagés dans les luttes savent bien que les aspirations communistes sont portées aussi par beaucoup d'autres militants, et que des militants du PCF, en grand nombre, ne sont pas tellement communistes.
Evitons les étiquettes issues du passé pas trés reluisant, par exemple, "les trotskistes".
Bon nombre de militants de la LCR, dont Olivier Besancenot ne sont pas trotskistes!
Quoi que désireraient les structures des partis, des identités politiques fortes se sont constituées, qui traversent toute la gauche anticapitaliste.
Nous le constatons chaque jour.
Et au sein de chaque parti, des contradictions trés importantes sont quasiment insolubles.
Aprés une campagne législative où Fréderic Dutoit ne me semble pas avoir défendu un programme anticapitaliste clair, mais a préferé sucer les roues de Ségolène Royal, il n'est guère étonnant qu'il se réfugie dans les rengaines approximatives, mais rassurantes et volontaristes, de Nicole Marchand.

Camarades,

Je voudrais vous exprimer ici mon soutien - même s'il est un peu lointain, puisque je vous écris de Suisse (Genève).

Hier soir, je regardais une émission sur France 3 au sujet du Communisme en France au 20e siècle et j'ai trouvé les témoignages des intervenants poignants.
Que de foi, mais aussi...que de déceptions et sans doute quelle candeur aussi de la part de tous ces gens qui pensaient qu'une idéologie politique pouvait représenter, en elle-même, la fin de tout problème, sans vraiment s'y atteler et que le bonheur se limitait à avoir accès à tout ce que la société de consommation ne réservait jusqu'ici qu'aux nantis !

Je pense qu'il faut vraiment en avoir une autre lecture !
Marx ne disait-il pas qu'il fallait s'emparer de la philosophie et la "transférer au peuple", afin qu'elle devienne le levier de l'esprit révolutionnaire

Le communisme et le mouvement révolutionnaire qu'il suscite nécessairement me paraissent encore et toujours être la seule réponse possible et crédible à l'insupportable arrogance des exploiteurs de chair humaine.

Le parti communiste est - pour moi et avec ses fondements philosophiques - le seul héritier légitime de l'esprit de la Révolution - donc des "Lumières" et, partant, de l'humanisme tel que ne le lui reconnaissent pas les tenants (sans doute parce que leur vue sur ce sujet est trop floue) de l'économie libérale dominante qui, sous couvert d' "amélioration des conditions de vie des particuliers" en extirpent toute la sève de vie par l'incitation à une surconsommation qui précipite notre monde dans l'anéantissement économique et écologique de TOUTES les masses, sur TOUS les continents !

Seul donc un vaste mouvement (l'Internationale) aura quelque chance d'avoir raison de ce fléau hérité d'une lancinante américanisation de notre société d'après-guerre et d'une philosophie désservie malheureusement par quelques fous de pouvoir, ivres d'eux-mêmes et que l'on n'a de cesse - dans le camp adverse - de citer en icône du communisme !

Si l'on retournait la comparaison, il n'y aurait pour eux aucune envie à exprimer, ni aucune comparaison qui ne puisse faire...rougir, en assimilant les idéaux "droitistes" aux méfaits des populismes nationalistes et fascistes !

Le Communisme, selon moi, n'est pas "populiste", il est "populaire", au sens de "par le peuple", "appartenant au peuple"... le seul à qui il soit légitime de tenir sa destinée en mains.

Il ne consacre pas le "nivellement", mais l'égalité en prenant option de base pour le plus faible et le plus vulnérable.
Il n'enferme pas, il libère la réflexion du citoyen face à ce que le monde de l'asservissement et de l'aliénation économique impose.
Il ne "solutionne" pas facilement - au contraire de certains "pragmatismes" à l'Anglo-saxonne (en vogue même en France aujourd'hui semble-t-il !), mais il ne fait aucune concession à la ligne qu'il poursuit...depuis sa création et même... l'héritage de 1789 : Une société où liberté, égalité et fraternité ne riment pas tant avec "politique libérale", mais bien plutôt avec "société du droit".

Merci pour tout ce que vous faites, chers Camarades, pour faire enfin triompher un jour la philosophie nouvelle de la Révolution et au plaisir d'un contact ultérieur peut-être.
Bien à vous chère Camarade,
Pseudo : Léon Gauchard, Genève

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