Tour de France sans maillot jaune !
Le Tour de France perd son maillot jaune. Va-t-il pouvoir survivre à ces nouveaux coups durs ? Michael Rasmussen a quitté l'épreuve à la demande de son équipe Rabobank. Le Danois avait menti sur sa préparation au Mexique. Le maillot jaune du Tour était en fait en Italie au mois de juin. Il est donc limogé. Ce faux planning et les contrôles inopinés de l'UCI ont même entraîné son limogeage par la formation néerlandaise. Le coureur ne s'est donc pas fait prier pour se retirer de la course. Il n'a pas eu le choix. C’est Alberto Contador qui devrait récupérer la tunique alors que la Grande Boucle s'enfonce plus que jamais dans la nuit noire. Mais tout le monde s’interroge sur sa formidable capacité à être au niveau de Michael Rasmussen à l’arrivée au sommet de l'Aubisque.
Plus qu'un coup dur pour l'épreuve, c'est une journée qui restera dans l'histoire de l'épreuve. Un peu plus tôt, c'est Cofidis qui avait décidé de se retirer suite au contrôle antidopage positif de son coureur italien, Christian Moreni. Et que dire du départ d'Alexandre Vinokourov, contrôlé aux transfusions sanguines homologues, et de son équipe mardi, lors d'une journée de repos. Que pouvait-il arriver de pire pour le Tour de France? Rien à part s'il s'arrête ce qui ne sera pas forcément une mauvaise idée tant cette édition 2007 plonge dans le marasme. Tout le monde est abasourdi. Mais personne n’ose s’interroger sur les raisons de cette triche pérenne sur la grande boucle et certainement ailleurs. Le cyclisme souffre du dopage depuis de très nombreuses années. Tout le monde sportif, et maintenant au-delà, sais que cette pratique est monnaie courante. Il y a quelques notes plus bas, à l’occasion de l’arrivée du tour à Marseille j’écrivais : « il faut voir à quel point le Tour de France est affaire de gros sous. La publicité est partout. Je n’ai rien contre, mais les enjeux financiers sont tels que je me demande si un jour on pourra éradiquer ce fléau du dopage. Le drame c’est que se sont les coureurs eux-mêmes qui en sont les premières victimes. Alors, peut-on rêver d’un sport où l’appât du gain ne soit pas la seule règle qui vaille ? Où la beauté de l’effort, de la compétition, de la souffrance même soit justement récompensées mais sans que la triche fausse le résultat ? » Il serait peu être temps que tout le monde en prenne conscience et surtout que la puissance publique s’en mêle. Mais là comme dans tous les domaines, il ne suffit pas de constater les dégâts, il faut s’attaquer aux causes. Le président de la république lui-même acène à qui veut l’entendre que rien n’est impossible. Alors Mr Sarkozy à quand un sport de haut niveau PROPRE ?



Commentaires