La Ligue communiste révolutionnaire est favorable à sa dissolution pour fédérer au sein d'une seule formation le courant anticapitaliste à gauche. "La Ligue communiste révolutionnaire doit désormais être dépassée et tourner une page sans renier son héritage", déclare Olivier Besancenot dans une interview au Parisien du vendredi 24 août. "Nous voulons rassembler tous les anticapitalistes et tous les partisans d'un changement de société dans une nouvelle formation", ajoute Olivier Besancenot, arrivé en tête de la gauche non socialiste à l'élection présidentielle avec 4,08%.
"Nous ne proposons ni le ralliement à une LCR bis, ni un ravalement de façade. La ligue communiste révolutionnaire doit désormais être dépassée et tourner une page sans renier son héritage", analyse-t-il. Selon Olivier Besancenot, la formation politique d'extrême-gauche "a su montrer qu'elle était devenue un point de repère" et l'heure est désormais à la "transformation de l'essai". "Il faut (...) organiser le plus largement possible la riposte à Nicolas Sarkozy", indique-t-il, se refusant toutefois à donner naissance à un "un parti d'adhérents passifs" ou "une avant-garde révolutionnaire élitiste". "Il s'agit de former un parti militant qui ressemble à la société", soutient-il. Mais pas question d'une ouverture vers le parti socialiste, affirme Olivier Besancenot, réfutant la possibilité d'un "accord parlementaire ou gouvernemental avec un parti social-libéral comme le PS". C’est pour lui le seul moyen de conserver une indépendance politique, à ses yeux "gage de liberté". "Elle n'empêche pas une résistance commune face à la droite". Il estime qu'un congrès constitutif de cette nouvelle formation pourrait avoir lieu l'an prochain. Pourquoi pas ? Mais pour quel objectif : un changement concret ou une protestation éternelle ?




