Les françaises et les français, les marseillaises et les marseillais en particulier, attendent de nous que nous assumions la voie de la rénovation. Celles et ceux qui en ont le plus besoin, les salariés, les jeunes, les familles, les petits et moyens entrepreneurs, les chômeurs, demandent que chacun se prononce dans la clarté. Dans les conditions politiques actuelles et quelle que soit la manière dont nous abordons le débat sur notre devenir, pour toutes les forces de gauche la nature du rassemblement auquel nous devons contribuer porte le besoin d’un projet novateur et d’union.
Aussi, je crois que pour les échéances qui s’annoncent, les élections municipales et cantonales, il est nécessaire et urgent que tous les partenaires potentiels à gauche et au delà, s’unissent sans privilégier ou exclure tel ou tel et sans nous limiter aux seules formations politiques. Les résultats des élections Présidentielle et législatives ne prédéterminent pas totalement ceux des municipales et des cantonales. Pour autant ils sont une base de départ. Mon objectif est donc clair : faire tout ce qui est en mon pouvoir pour gagner Marseille à gauche. Faire basculer plusieurs secteurs municipaux de ce coté de l’échiquier politique. Pour cela, il faut conforter ceux qui sont déjà dirigés par la gauche, et en conquérir un, voir deux autres. Paradoxalement, les résultats des dernières élections législatives et présidentielles ont démontré que cet objectif est réalisable. Bien entendu, la seule condition qui peut nous faire espérer cette victoire c’est la constitution de listes de rassemblement le plus large sur un projet mobilisateur qui associe les marseillais. Tout nous impose une orientation très forte en faveur du rassemblement, de l’union de toutes les forces de gauche et de progrès sur des projets ambitieux, bien en prise sur les aspirations populaires. Mais l’union, parce ce qu’elle n’est pas acquise et qu’elle peut même être contestée par certains, est à gagner auprès de chaque citoyen, de chaque militant et auprès de chaque formation politique dans une réflexion et des choix solidaires pas seulement à l’intérieur d’un même secteur municipal, mais en cohérence avec les enjeux que nous ambitionnons pour Marseille. Pour atteindre cet objectif, la question peut se poser de candidatures uniques au premier tour des cantonales pour empêcher la droite de l’emporter et donc de prendre la majorité du Conseil Général. La confrontation gauche/droite doit porter sur les contenus et sur les conceptions de la gestion, domaine dans lequel Sarkozy ne restera pas les deux pieds dans le même sabot. Il s’attachera certainement à donner une dimension municipale au « Sarkozysme ». Il nous faut donc travailler tout de suite afin d’être prêts à conduire cette double confrontation. L’attentisme n’est pas de mise. Il faut, tout à la fois, être fort dans la riposte aux choix gouvernementaux et dans l’expression de notre volonté de battre la droite en se rassemblant pour les intérêts de la population marseillaise. Je suis à la disposition de tous ceux qui partagent cette ambition, quelque soit leur appartenance politique ou leur engagement personnel.




