La campagne s’essouffle. J’avais pensé prendre une initiative sur Marseille pour exiger du Président de la république un référendum. Qu’en pensez-vous ? Pourtant, concernant le projet de traité de Nicolas Sarkozy, je crois qu’il faut demander d’urgence, des changements.
Par exemple, en ce qui concerne les structures économiques : la suppression de toutes les références à « l’économie de marché ouverte où la concurrence est libre (et non faussée) » ; la réorientation des missions de la Banque centrale européenne (et son placement sous contrôle parlementaire), afin n de pouvoir mobiliser d’importants moyens financiers pour des investissements favorables à la création d’emplois qualifiés, à la formation, aux services publics, à une croissance saine, à la coopération ; le remplacement du pacte de stabilité par un pacte de progrès mutuel contre la concurrence destructrice et toute forme de « dumping » fiscal ou social. En ce qui concerne la Charte des droits fondamentaux, il faut exiger la revalorisation des droits sociaux, sur la base d’une consultation du mouvement social, et la reconnaissance de droits nouveaux pour les salariés et les citoyens (notamment sur la question des fonds publics, du crédit et des bénéfices des entreprises) ; la suppression des mentions restrictives (intitulées « explications ») qui altèrent profondément la portée de certains articles de la Charte ; l’égalité en droits de tous les citoyennes et citoyens de l’Union (refus de l’exemption du Royaume-Uni). En ce qui concerne la politique de sécurité et de défense européenne, nous devons obtenir la suppression de l’article exprimant une allégeance de fait à l’OTAN ; la suppression de l’article enjoignant aux Etats membres d’augmenter leurs dépenses militaires ; la suppression de l’article évoquant les « missions » militaires destinées à « préserver les valeurs de l’Union » et à « servir ses intérêts » et favorisant « une coopération structurée » entre les Etats prêts aux « missions les plus exigeantes ». Mais encore une fois, il faut que le peuple français et les peuples européens soient associés aux décisions. C’est pourquoi la ratification du futur traité doit avoir lieu par référendum.




