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Belles manifs pour les régimes spéciaux de retraite.

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L’heure est bien à la mobilisation. Le projet du gouvernement est inacceptable et illégitime. Celui ci nous parle d’un trou avoisinant les 200 milliards d’euro. Il s’agit en fait de la double obligation faite par le droit européen (normes comptables) d’une part d’adosser le paiement des retraites au régime général, moyennant une soulte d’équilibre versée par l’entreprise, d’autre part de provisionner dans ses comptes, non seulement les retraites servies, mais également les droits ouverts dans l’exercice. Image_ou_vido_1527 Cette dernière obligation génère des difficultés réelles, mais purement comptables. Il faut donc relativiser l’impact des régimes spéciaux.

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A eux tous, les 10 régimes concernés par la réforme représentent 2% des actifs et 5,5% des retraités. Ils contribuent plus qu’ils ne retirent du système de compensation entre caisses (+ 2,4 milliards pour l’ensemble, + 69 millions pour les seuls régimes à réformer). En fait, ce sont massivement le monde agricole (- 6,4 milliards), les commerçants et artisans (- 1,3 milliards) qui y émargent pour 95% du total des compensations. Alors quand on nous parle de privilèges, il faut savoir que l’effort de cotisation, particulièrement la contribution patronale, est plus élevé dans le public que dans le privé : 26,05% pour le régime général, 33,15% pour la fonction publique, 41,96% à la SNCF, 46,23% à EDF-GDF, 30% à la RATP. En revanche, du fait de la non prise en compte des primes dans le secteur public, le taux de remplacement, c’est à dire le montant de la retraite par rapport au dernier salaire, y est en moyenne de 77% (67% à la SNCF), contre 83% dans le secteur privé. Image_ou_vido_1523 Dans ces conditions, l’abandon de la référence au dernier salaire détenu serait d’autant plus catastrophique. Par ailleurs, contrairement au droit de l’entreprise (employeurs multiples, contrats librement négociés), les fonctions et entreprises publiques sont structurées suivant un système de carrière (employeur unique, recrutement au bas de l’échelle de rémunération et progression ensuite). Par ailleurs, notons que l’âge moyen réel de départ en retraite est de 57,5 ans dans le secteur public contre 58,5 ans dans le privé. Quant à la question de l’anticipation du départ en retraite en fonction de la pénibilité du travail, elle est posée également dans le secteur privé : une négociation nationale paritaire a été ouverte il y a deux ans et demi à l’initiative de l’Etat pour introduire cette notion dans le régime général ; négociation bloquée par le MEDEF. Alors, quel est la cause du déficit ? La Cours des comptes prévoit à terme un déficit annuel de 25 milliards pour la Sécurité sociale, dont 10 milliards pour les régimes de retraite. Plusieurs raisons peuvent en être pointées : alors que l’écart public-privé est de 4 ans pour l’âge de liquidation des retraites, il n’est que d’un an pour le départ réel, la différence est le produit d’une externalisation (sans cotisations) des prises en charge vers l’assurance maladie et l’UNEDIC ; l’épargne salariale est exonérée de cotisations retraite, soit un manque à gagner annuel de 2,5 milliards ; la plus value des stock options est totalement exonérée de cotisations, soit un manque à gagner annuel de 3 milliards, dont 1 milliard pour la retraite ; de même, les indemnités de départ de l’entreprise sont totalement exonérées de cotisations … Enfin, il ne faut pas être naïf, cette « réforme » des régimes spéciaux est le cheval de Troyes de la remise en cause globale de la retraite par répartition. L’objectif de Sarko est celui de son camp. Il veut casser le principe de solidarité en la matière pour ouvrir les portes de l’assurance privée et des fonds de pensions. La manne financière est énorme.

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Voici les sites qui parlent de Belles manifs pour les régimes spéciaux de retraite. :

Commentaires

Suivont l'exemple de Cecilia.
La lune de mièle est bien terminée.
Renvoyons-le à son royaume Hongrois néonazi...


ZADIG

Petite séquence censurée sur tous les medias , seuls itélé et france3 12/13 ont osé diffusé cette séquence avant interdiction.
On ne sait pas si SARKOZY connait mal le dossier sur le dossier des retraites cheminots , s'il blague , s'il lache tout sur un coup de tête , si c'est pour semer la confusion chez les cheminots.... à suivre ..
http://www.dailymotion.com/video/x3ctzg_sarkozy-et-les-cheminots

Comme quoi, l'Histoire n'a pas forcement le sens qu'on veut lui donner
http://www.historia-nostra.com/index.php?option=com_content&task=view&id=692&Itemid=60

N'ayant personnellement que très peu d'affinités pour la révolution française, que je vois surtout comme une suite interminable de massacres inutiles, j'entends cependant des amis républicains me répéter sans arrêt que toutes ces effusions de sang étaient nécessaires, qu'il fallait mettre un terme aux privilèges et qu'on ne fait pas d'omelettes sans casser d'oeufs.
J'espère que tous ces héritiers des sans-culottes ne vont pas mettre soudain leurs principes en application, en guillotinant ou pendant à la lanterne tous nos nouveaux nobles, nos privilégiés d'aujourd'hui : titulaires de régimes spéciaux, énarques, etc.

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