Des élus communistes et partenaires efficaces.
Depuis 2001, le groupe communiste et partenaires est intervenu environ 260 fois en conseil municipal, réalisé conférences de presse, et publié 6 « Grand Angle ». L’ensemble des interventions est en ligne sur le site du groupe Grand Angle .
Tout au long de cette mandature, le groupe communiste et partenaires tout en s’opposant à la politique de recomposition économique, sociale impulsée par JC Gaudin et son équipe a été porteurs de propositions alternatives.
Depuis 10 ans J C Gaudin façonne la ville pour la plier aux exigences du libéralisme. Cette politique qui accentue les inégalités,(une étude montre qu’à Marseille, les écarts de revenus vont de 1 à 16, pour 1 à 4 nationalement), utilise la puissance publique pour la mettre au service des grands groupes financiers, des fonds de pension. Cette politique se concrétise par la conduite d’une stratégie financière qui passe toujours par moins de fonctionnaires, moins de service public, une augmentation des tarifs, plus d’impôts. Et le constat est sans appel - 15% des marseillais et des marseillaises sont toujours au chômage - En 6 ans les personnes vivant en dessous du seuil de pauvreté sont passées de 15 à 25% soit un marseillais sur 4 qui vit avec moins de 650 euros par mois. - 22000 familles attendent un logement social - Seulement 11 km de tramways qui sur l’essentiel du trajet font doublon avec le métro. - En 10 ans, ce sont 111 millions d’actifs qui ont été cédé à des promoteurs à des prix défiant toute concurrence.
C’est dans le domaine du logement, que sa politique fait le plus mal aux marseillais et aux marseillaises. Manque de logements sociaux, construction de logements de hauts-standing,. 50000 personnes seraient en état de mal logement à Marseille et 22000 demandes de logements HLM sont en attente. 79 % des ménages vivent avec moins de 2500 euros par mois alors que les prix au m2 oscillent entre 3000 et 6000 euros le m2. La ville construit pour 8% des marseillais. L’habitat à Marseille ne répond plus aux besoins des marseillais et des marseillaises, mais vise les appétits financiers des promoteurs immobiliers et investisseurs privés. La ville a cédé en 10 ans 110 millions d’euros à des promoteurs pour des opérations spéculatives. Cette politique conduit à l’impossibilité pour toutes et tous ceux qui souhaitent de poursuivre un parcours résidentiel correspondant à l’évolution de leur vie. En matière de transports, aucune vraie politique dissuasive d’utilisation de la voiture en centre ville n’est mise en œuvre. La politique de la ville participe à la restructuration, là aussi du centre ville par les shoppings centers et les promoteurs. Le tramway, certes est un moyen de transport collectif, mais, qui à Marseille a l’objectif d’ordonner le centre ville. Le document du MAPIC à Cannes en 2005 est clair.
Il précise « le tramway révèle Marseille comme une ville d’ordre, contredisant la vision d’une ville singulière définie par le désordre et le chaos urbain. ». Par ailleurs, en ce qui concerne le stationnement, le nombre de places payantes en voirie est passée de 4407 en 2005 à 9300 en avril 2006. Sur la même période 82 places de parkings publics ont été crées et 1472 parkings privés,0 parkings relais. Les parkings résidents ne seront pas construits pour la plupart avant 2010, 2011 alors qu’ils auraient dus être construits avant la mise en route des travaux du tramway. Toute cette politique va à l’encontre de l’amélioration de l’environnement et de la qualité de vie des marseillais et des marseillaises. En ce qui concerne l’emploi et le développement économique, le taux de chômage à Marseille reste élevé avec 15 % de demandeurs d’emploi, et 22,8 %pour les jeunes. La situation de l’emploi se caractérise par le développement important de la précarité. Le projet Euromed a, certes permis la création de 5700 emplois en 10 ans, mais essentiellement dans le tertiaire. Et on constate une inadéquation entre ceux qui sont à la recherche d’un emploi et les besoins des entreprises sur le territoire Euroméditerannée. Le port, poumon économique de Marseille, est mis à mal du fait de l’essoufflement des investissements de l’Etat depuis de nombreuses années. De 2000 à 2006, l’emploi industriel a régressé de 8%, et les fermetures et délocalisations d’entreprises se poursuivent La politique culturelle se traduit par des effets d’annonces autour de grands évènements au détriment des structures de création. Alors que Marseille concourt au titre de Capitale Européenne de la culture, même les investissements dans ce domaine sont en panne ; l’opéra ne pourra être réhabilité qu’en 2014, les financements pour le grand Longchamp diminuent chaque année, le MUCEM n’est toujours à l’étape de l’étude, pour le silo, il faut attendre 2013, ….Et l’Hôtel Dieu, patrimoine de la ville, est bradé pour construire un hôtel de luxe. Et il y a danger pour des biens culturels comme la minoterie, ou le comptoir. C’est bien une conception élitiste de la culture que met en œuvre JC Gaudin et son équipe. Les crédits pour l’enseignement, le sport, le social, la santé sont en baisse constante. Ceux pour la famille et l’environnement stagnent. Pour mettre en œuvre sa politique, le maire fait de plus en plus appel à l’imposition locale y compris à la communauté urbaine avec un impôt additionnel. Tout est prétexte à faire payer les marseillais et les marseillaises ; des horodateurs aux ordures ménagères. Le groupe, en s’opposant à cette politique libérale, s’est toujours efforcé de proposer une autre vision de Marseille : « Marseille a besoin de se transformer, de s’épanouir, de s’embellir, de grandir ; tout en gardant ce qui depuis 26 siècles fait sa force : son arrogance, sa mosaïque de populations, son caractère rebelle et méditerranéen, sa force solidaire. ». C’est en s’appuyant sur cette conception de Marseille que le groupe a été porteurs de propositions innovantes sur les grands enjeux auxquels sont confrontés les marseillais et les marseillaises ; le logement, les transports, la démocratie, le développement économique, l’emploi, l’environnement, …. Face au déni de démocratie de JC Gaudin et de sa majorité, le groupe continue d’exiger la concertation des mairies de secteurs sur les grands projets, tels que la politique de la ville, l’avenir du Port, Euroméditerannée, PLU,…Les 2 parlementaires ont proposé d’amender le texte de loi organisant les rapports entre la mairie centrale et les maries de secteurs (la loi PML Paris Marseille Lyon) Avec la mise en place de la Communauté Urbaine, le groupe a contribué à l’impulsion de pratiques démocratiques, ainsi les rapports de la CUM passent d’abord au Conseil Municipal. Marseille doit garantir le droit au logement pour tous, quelques soit ses revenus, quelque soit son origine le droit à l’arrondissement de son choix, le droit à la ville. La puissance publique doit apporter une réponse à la crise du logement et doit être motrice dans ce domaine. Elle doit prendre en compte la diversité des situations pour dépasser les inégalités de traitement en fonction des territoires de notre ville. C’est pour répondre à cette ambition que nous avons formulé un certain de propositions : Répondre à la demande sociale de logements : 20% de logements sociaux dans chaque arrondissement Utilisation des outils de l’ANRU pour une meilleure efficacité de la politique sociale du logement en exigean,t comme le prévoit la loi, qu’il y ait autant de construction que de destruction. Vente de terrains publics réservés pour la construction de logements sociaux.
Taxer les logements de grands luxes Conventionner des logements en prêt locatif à usage social pour préserver la destination sociale des logements. Développer le prêt social locatif en accession pour monter des opérations autour de 2000 euros le m2. Inciter les promoteurs à l’innovation environnementale dans la construction et l’innovation de logements, une mesure possible par l’utilisation obligatoire des normes HQE. Prendre en compte dans les constructions les mutations de la structure familiale ; famille recomposée, étudiants, vieillissement de la population. Pour améliorer la qualité de vie des marseillais et des marseillaises, le groupe a fait un certain nombre de propositions visant à diminuer la place de la voiture en ville, et à concevoir les transports collectifs comme une alternative à la voiture. La mise en place d’un plan de déplacement passe par des moyens supplémentaire pour le service public. 2 grands axes de propositions ; A- Réorganiser le réseau de surface (métro, bus, tramway). - Plus de régularité dans l’offre de transports collectifs notamment pour le bus. - desserte de quartiers en particulier vers les quartiers Nord. -Nécessité d’une ligne transversale entre St Antoine et Luminy ou de passerelles qui devraient exister entre les quartiers. -Irriguer les sites universitaires notamment pour aller sur le site de Luminy. -Lever le couvre-feu de 21h00 pour le métro. -Prolongement de la ligne de métro -Prolongement du Tramway -Envisager la possibilité d’une étude pour un maillage du centre et de l’hyper centre avec des trolleys-bus. B- Avoir un plan de stationnement qui incite les habitants à utiliser les transports en commun. -Utiliser prioritairement des parkings en Centre ville pour les véhicules résidents, afin de les retirer du stationnement en voirie ; ce qui nécessite des tarifs accessibles à tous et pourquoi pas adosser à une formule stationnement/abonnement RTM -Construire des parkings relais dans chaque gare périphérique et proche des accès autoroutiers avec des tarifs couplés parkings/tickets TC. -Donner la possibilité d’une circulation alternée pour les automobilistes ou de transports gratuits en bus, en tramway en cas de pics de pollution à l’ozone dépassant le seuil.
L’essor économique de Marseille dépend de la capacité de la ville à maintenir et consolider ses activités commerciales et industrielles. En ce qui concerne le port, le groupe a proposé à plusieurs reprises d’avoir un débat public, avec l’ensemble des acteurs concernés, sur la place du port de Marseille et son avenir. Au carrefour de l’Europe et de la Méditerranée, le développement du port dépend essentiellement de l’investissement de l’Etat qui doit être à la hauteur des exigences de sa modernisation. Il est nécessaire de renforcer l’activité maritime et portuaire sur Marseille et du Port Automne, de promouvoir le développement des activités connexes comme la réparation navale industrielle de haut niveau, l’entretien de la grande plaisance, les plates formes logistiques pour l’accueil. De ce point de vue, la gouvernance du port doit prendre en compte l’ensemble des parties prenantes et, donner toute sa place aux collectivités territoriales concernées. Enfin, il est primordial de parier sur le développement de l’emploi des jeunes. De ce point de vue, le groupe à plusieurs mis en avant la nécessité et l’urgence de mettre en œuvre les moyens permettant d’améliorer le lien entre l’école, les centres de formation et les entreprises pour des formations adaptées aux besoins actuels tout en anticipant sur les besoins de demain. Le groupe, dans le domaine de la culture a toujours porté comme ambition principale ; la démocratisation de l’accès à la culture. Pour être visible une capitale européenne de la culture doit avoir les moyens de produire, de diffuser, et d’informer. Pour devenir capitale européenne de la culture, Marseille doit abattre tous ses atouts, en commençant par la valorisation de la diversité des arts qui font la création artistique. C’est pour répondre à ces ambitions majeures, que le groupe a toujours proposé de développer la création artistique en valorisant les projets innovants comme le Pôle Multimédia, et le Pôle théâtre de la Belle de Mai, mais aussi d’établir des liens étroits entre les marseillais et les Arts. C’est une politique culturelle pour tous les marseillais que nous avons portée dans les débats du conseil municipal. Nous avons également, alerté la population sur la stratégie de JC Gaudin concernant les projets Rue de la République, Rouet, les tours Labourdette, les cabanons, le parc national des calanques, le Mont Rose, l’incinérateur à Fos/Mer…, ce qui a contraint un certain nombre de partenaires à se positionner sur ces enjeux. Le groupe a cherché la convergence politique avec les élus des autres institutions pour définir une cohérence politique. Cela a notamment été le cas sur la question des transports. Le groupe a toujours porté et accompagné les revendications des luttes sociales des salariés, que ce soit sur la volonté de casse des services publics du gouvernement ou les fermetures et délocalisations d’entreprises. Dans le privé, ( Somefor, Nestlé, Panzani, Saint Louis Sucre, Beaudoin, …) dès les premières annonces de délocalisation, le groupe en lien avec les salariés a contribué à construire un large rassemblement pour empêcher la fermeture de ces entreprises. En ce qui concerne les services publics, (SNCM, France Télécom, EDF, La Poste, La RTM, …) après avoir rencontré les représentants syndicaux, le groupe a porté et accompagné la lutte des salariés au sein des débats du Conseil Municipal.



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