HABITAT, LOGEMENT.
Plusieurs d’entre vous m’ont sollicité pour que je formule des propositions pour Marseille. Ils me demandent de m’exprimer sur mon projet pour cette merveilleuse métropole. Alors à vos claviers et que nos idées se croisent pour créer une dynamique de citoyenneté permettant à chaque marseillais d’être parti prenante de son avenir et de celui de sa ville.
Mes objectifs : • Tenir compte des réalités pour proposer une politique du logement ambitieuse, développée à l’échelle intercommunale et intégrant la notion de mixité sociale par arrondissement • Permettre à tous les Marseillais de se loger • Anticiper le développement de l’agglomération marseillaise et encourager l’arrivée de nouveaux habitants en construisant plus et en adaptant l’offre aux revenus des ménages • Conduire des actions pour résorber l’habitat insalubre et réhabiliter les grandes cités dégradées
1 La réalité à Marseille 1.1 Logement, un constat amer La carence en logements favorise les ménages les plus aisés Tous les acteurs s’accordent pour dénoncer une crise du logement profonde qui concerne désormais des couches de plus en plus importantes de la population. 50 000 personnes seraient en état de mal logement à Marseille. 22 000 demandes de logements HLM ne sont pas satisfaites sur le territoire de la ville. Pour des milliers de familles et d’enfants ce sont des conditions de logements inhumaines, inconfortables, insalubres ou un contexte quotidien de sur occupation invivable. Pour des milliers de salariés c’est l’impossibilité de se loger près de leur travail, dans la ville, en raison de la hausse galopante des loyers, de l’implantation et de la construction sociale inégalitaire selon les arrondissements. La sélection se fait par l’argent dans le privé en raison de la cherté des loyers, dans le public en raison des plafonds de ressources qui ferment les portes du logement social à ceux qui sont en dessous ou qui les dépassent. C’est l’impossibilité pour toutes celles et ceux qui y aspirent simplement de poursuivre un parcours résidentiel correspondant à l’évolution de leur vie. Affirmé par la déclaration universelle des droits de l’homme et du citoyen de 1948, par les préambules de la constitution de 1946 et de 1958 et les lois du 22 juin 1982, 6 juillet 1989 et 31 mai 1990, le droit au logement, qui comme le droit à l’éducation et à la santé est fondamental et structurant pour les individus, les citoyens et pour l’avenir de la société, ce droit est bafoué. Or, c’est en milliers que se chiffre le déficit de logements sociaux nécessaires à Marseille pour répondre à la demande. Le droit à un logement accessible et confortable, dans un environnement agréable, dans le quartier de son choix est, de fait, un rêve inaccessible pour la majorité des Marseillaises et des Marseillais. La politique actuelle du logement se fait en direction d’un public aisé, exclut de plus en plus de Marseillaises et Marseillais, de salariés, est un frein à la croissance démographique ( les nouveaux arrivants peinent à se loger et bien souvent quitte Marseille), et finalement ralentit l’essor de Marseille. 1.2 L’habitat insalubre : un facteur d’exclusion pour des milliers de famille De nombreux logements sont à Marseille dans un état d’insalubrité et de dégradation tel que cela a pour effet de servir de « réservoir » pour des familles venant de tout Marseille et du Département. Ces logements étant souvent concentrés sur certains secteurs, cela conduit à créer des parcs sociaux de fait. Parfois ce sont des copropriétés toutes entières qui sont dégradées. Comme il s’agit de logement privé, les procédés d’intervention pour la puissance publique sont beaucoup plus complexes que lorsqu’il s’agit de traiter avec des opérateurs HLM. Seul le plan de sauvegarde de la cité Bellevue, pour avoir reçu un fort soutien de l’Etat, est à la phase de réalisation. D’autres dispositifs, comme aux Rosiers, au Parc Kalliste, ne sont toujours pas entrés dans une phase plus opérationnelle d’amélioration de l’existant (uniquement des préemptions exercées par la Ville). En ce qui concerne l’habitat diffus, les logements sur les quartiers Oddo – Cabucelle – Arenc - Les Crottes sont particulièrement touchés dans le 8ème secteur. Les exemples d’intervention de la municipalité actuelle sur des quartiers confrontés aux mêmes difficultés, au Rouet notamment, mais aussi au Panier, à Noailles, etc., n’intègrent pas le maintien des populations résidantes. Le Centre-ville et l’hyper centre de Marseille se dégradent et ne jouent plus le rôle historique de quartiers d’accueil des nouvelles vagues migratoires. Ce rôle est aujourd’hui dévolu aux quartiers situés le plus au nord de l’opération Euroméditerranée. En particulier, le sud du 15ème arrondissement (quartiers Oddo – Cabucelle – Arenc - Les Crottes), alors même que des milliers de ménages vivent déjà dans les 15ème et 16ème dans des logements situés en deçà des « normes » modernes de confort et parfois dans une réelle insalubrité (saturnisme et tuberculose sont en augmentation). Par ailleurs, les catégories sociales les plus fragiles, à l’exemple des primos-arrivants, sont incitées à quitter les quartiers à forte rénovation urbaine pour occuper soit les copropriétés dégradées ou en voie de le devenir, soit l’habitat privé ancien non réhabilité, constituant de fait un parc social. Le processus de RHI élaboré par la Ville n’est pas suffisant : seul la ville a engagé des financements (25 M€) alors que 200 M€ seront nécessaires. Quel positionnement de l’Etat, de l’Anah et des collectivités ? La carence en logements sociaux est source d’un écueil supplémentaire : les sociétés et offices HLM exigent un plancher de ressources pour l’accès aux logements. Ainsi certaines familles n’ont pas les moyens d’accéder directement à un logement social décent ce qui a pour effet de concentrer les ménages les plus pauvres dans l’habitat privé insalubre. 2 Proposons une nouvelle dynamique pour Marseille D’un point de vue philosophique, nous nous prononçons : • POUR un droit au logement pour tous garantissant à chacun et à chacune la possibilité d’accéder et de se maintenir dans un logement de qualité. • POUR offrir à toutes et à tous une véritable liberté de choix en matière de logement, ce qui suppose une offre suffisante de logements en quantité et en qualité, en diversité de statut (propriété d’occupation, locatif privé/public) en évitant la concentration de logements sociaux, la ségrégation sociale et spatiale. 2.1 La nécessité d’un engagement national L’ampleur et la profondeur de la crise actuelle appellent la mise en œuvre, à haut niveau, d’un engagement national et solidaire, de choix politiques et financiers permettant la concrétisation d’un véritable droit au logement, garanti et protégé pour chacune et chacun des citoyens de ce pays. Or, avec la politique ultra-libérale, c'est au contraire l’abandon de toute responsabilité nationale publique, l’emprise accélérée des critères marchands sur l’activité du logement, avec comme cibles le logement social, les organismes publics, les circuits de collecte publique et leur contrôle. C’est à juste titre que les associations caritatives, les associations de locataires, les organisations syndicales et acteurs du secteur social ont ensemble tiré, et pour la première fois, la sonnette d’alarme sur les calamiteux crédits du logement : constructions, réhabilitations, aides à la personne, ANAH et petite propriété privée, rien n’est à la hauteur des besoins et de leur diversité. Seuls se réjouissent les investisseurs, heureux bénéficiaires des amortissements fiscaux « Besson et Périssol » puis « De Robien » et d’une flambée éhontée des loyers du secteur privé. Certes la loi, si mal nommée de décentralisation, passée en force au parlement conduit à terme à faire porter aux collectivités, celles qui auront fait le choix solidaire du logement social, tout le poids du financement, de la réalisation, de la gestion et du mécontentement en matière de logement social. Avec la logique à l’œuvre, on voit se constituer ou se confirmer, dans Marseille des arrondissements de relégation, de concentration des populations les plus fragiles et les plus en difficulté. Tout le contraire de la solidarité et du renouvellement urbain ! A la marchandisation du logement, il faut opposer la mise en place d’un service public du logement et de l’habitat impulsé par la Ville de Marseille en lien avec les organismes et bailleurs sociaux publics et privés qui doivent y concourir, bénéficiant des outils de financement et de missions publiques conférées au secteur bancaire, garantissant l’égalité d’accès au logement partout et pour tous et la participation des citoyens et des habitants, contribuant à l’aménagement durable du territoire de l’agglomération qui permettrait de répondre à l’urgence et à la gravité de la situation. L’impulsion d’une telle démarche de service public est un engagement fort de la Mairie des 15e et 16e arts de Marseille. Le logement doit répondre aux différents besoins et aspirations des habitants de nos arrondissements dans leur diversité. Il doit représenter une réelle attractivité pour celles et ceux qui souhaitent venir habiter nos quartiers. Pour répondre à ces aspirations, il ne suffit pas de réaliser seulement des objectifs quantitatifs. La nature, la qualité, la localisation sont toutes aussi importantes. Nous proposons également de concilier droit et liberté individuelle, action publique et maintien d’un secteur privé au côté du public, tout en faisant respecter les règles qui doivent s’appliquer à tous. 2.2 Le logement en général • La crise du logement à Marseille est particulièrement préoccupante. Ni nos quartiers, ni Marseille ne peuvent se développer harmonieusement sans une offre diversifiée (social, conventionné intermédiaire, libre, en accession, location accession (PSLA), logements étudiants, etc.), tant dans le secteur public que dans le secteur privé. • Une conception différente des espaces urbains, la revitalisation des noyaux villageois doivent accompagner la mise en œuvre de ce principe. • Le service public doit prendre en compte la diversité des situations pour dépasser les inégalités de traitement en fonction des arrondissements de Marseille. 2.3 Le logement social • il faut combattre la stigmatisation du logement social, qui est aussi un alibi pour ne pas en construire. Il faut lui donner au contraire une impulsion valorisante car comme l’hôpital public est le pivot du système de santé, le logement social est le pivot d’une politique sociale du logement. • il faut entendre par logement social, un logement financé par une réelle aide à la pierre, bénéficiant d’une architecture de qualité, bénéficiant de tous les éléments de confort, • le logement social doit être accessible à tous ceux qui en ont besoin, de la famille en difficulté au couple de retraités, de l’instituteur au comptable, du jeune salarié au technicien. • un logement implanté de façon équilibrée dans le territoire de l’agglomération Marseillaise. Les dispositions solidaires de la loi SRU sur les 20 % de logements sociaux comme niveau plancher doivent être appliqué pour tous les arrondissements de Marseille et pour toutes les communes de l’agglomération Marseillaise. L’enjeu de la mixité doit se concevoir à l’échelle de l’arrondissement, de la commune et de l’agglomération marseillaise. La concentration d’un même type de logement dans un même type de quartier ne doit plus être la règle. Les besoins en logements sociaux sur le territoire de l’agglomération Marseillaise et de Marseille dépassent très largement le seuil des 20 % par arrondissement et par commune. • Mettre en œuvre de nouvelles normes d’attribution 2.4 L’habitat • La résorption de l’habitat indigne n’est possible que si l’on met en place à Marseille une véritable ingénierie de l’habitat, associant tous les acteurs du secteur : institutionnels (Etat, ANAH, Ville, Collectivités, etc.), travailleurs sociaux, mouvements associatifs, etc. Il faut un engagement financier dès maintenant, sinon le plan d’éradication de l’habitat indigne mis en place par la Ville ne pourra fonctionner. • S’agissant des familles qui vivent dans l’habitat privé dégradé, leur relogement hors cité, dans les quartiers et les noyaux villageois, doit être stoppé, et les dérive antérieures doivent faire l’objet d’un suivi sérieux. Dans ce contexte, le secteur public du logement doit jouer un rôle actif. Il faut lui confier la mission politique de constructions neuves pour réaliser une véritable mixité sociale. Il faut également dans le secteur diffus (PLAI-AA) des organismes HLM, obtenir dans la transparence et la concertation, l’intervention des acteurs locaux et des mairies d’arrondissements. Agir pour un véritable droit à la ville pour tous passe nécessairement par la construction de logements neufs dans tous les arrondissements et dans toutes les communes de l’agglomération, dans l’esprit de la loi SRU. 3 Les actions à réaliser Sur la base de ce qui a été dit précédemment, 3.1 Sur l’ensemble du territoire communautaire • Accélérer la construction de logements neufs en diversifiant l’offre nouvelle • Se fixer le principe d’application à minima de la loi SRU par arrondissement et par commune (20 % minimum de logements sociaux), ne pas concentrer les logements sociaux sur un secteur mais favoriser le diffus • Meilleure prise en compte des Mairies de secteur par les différents logeurs • Associer les Mairies de Secteur en ce qui concerne le choix de l’implantation et les contrôles des attributions. Les mairies de secteur ne doivent plus servir uniquement à donner un avis sur les permis de construire, ou à voter des garanties d’emprunt pour les logeurs. • Nous demandons la discrimination positive pour les habitants de nos quartiers en leur donnant la priorité pour l’attribution des logements neufs • Les constructions nouvelles doivent s’accompagner des équipements et des services publics nécessaires aux populations • Pour les constructions neuves : imposer des quotas en logements sociaux, intermédiaires, libres, qui dépendent de l’arrondissement ou du secteur concerné afin de satisfaire au principe de rattrapage fixé par la loi SRU et qui s’applique dans certains territoires de la CUM. • Continuer à construire du logement social même dans les arrondissements déjà largement pourvus (dont le 15ème et 16ème) afin d’accompagner au mieux les opérations ANRU (qui se fixent sur des principes de démolition/reconstruction sans construction de logements supplémentaires) et également pour accueillir les ménages des quartiers Cabucelle/Crottes/Arenc/St Mauront/ Belle de Mai qui occupent actuellement des logements insalubres ou indignes (Une offre en logements sociaux doit être réservée à cette population en particulier, et ce sur tout le territoire de la CUM, les opérations de réhabilitation de l’habitat privé dégradé étant lourdes, longues et onéreuses) • Poursuite des opérations ANRU qui doivent être montées en partenariat avec les Mairies de Secteur • Mise en place d’une véritable ingénierie de l’habitat pour traiter et éradiquer l’habitat indigne. • Favoriser la construction de PSLA qui permettent l’accession pour des ménages à revenus moyens et dont les prix de sortie sont de l’ordre de 1850 € le m2. (Ils bénéficient en outre d’une TVA à 5,5%) • Chaque nouvelle construction devra par ailleurs intégrer les procédés issus du concept de développement durable (Haute Qualité Environnementale – HQE, norme iso, etc.), l’accès aux personnes handicapées, etc. • Optimiser le partenariat avec l’EPFR qui n’a pas vocation a être le banquier de la Ville mais peut permettre de débloquer la situation délicate du logement sur Marseille, notamment pour la maîtrise du foncier. 3.2 Actions spécifiques dans les 15ème et 16ème arrondissements • Traitement de l’habitat indigne, accompagnement social des ménages • Poursuite de l’effort de construction, en reconstruisant la ville sur la ville et en utilisant au mieux les espaces des friches industrielles. • Continuer à construire du logement social de qualité pour que l’offre nouvelle absorbe les habitants issus des opérations ANRU, de la décohabitation ou des quartiers Cabucelle/Crottes/Arenc/St Mauront/ Belle de Mai. • Poursuite de l’opération ANRU du Plan d’Aoù, et construction de la Maison de retraite « Les Frégates » • Début des travaux pour les opérations ANRU des Créneaux et de La Savine Prorogation de l’OPAH Nationale 8


MONSIEUR LE MAIRE
JE VOUDRAIS SAVOIR SI LA CONSTRUCTION DE LOGEMENT SOCIAL DANS LE 15IEME ARR. DE MARSEILLE SUR LE SECTEUR ST LOUIS AYGALADES SERONT CONSTRUIT, CAR JE SOUHAITE AVOIR DES RENSEIGNEMENTS SUR CE PROJET.
JE VOUS REMERCIE INFINIMENT ET VOUS PRIE DE CROIRE MONSIEUR LE MAIRE A L ASSURANCE DE MA CONSIDERATION DISTINGUEES.
MADAMA ABBAS SORAYA
Rédigé par: MADAME ABBAS SORAYA | le 28 mars 2008 à 14:35
Monsieur le maire
J'ai 42 ans,né a Marseille ou j'y vie depuis toujours. Mon quartier est St Gabriel. Actuellement j'ai un magasin de décoration a la préfecture que j'ai ouvert en 2001. J'ai mis mon fond de commerce en vente car mon ambition première est d'ouvrir un restaurant.Ayant travailler dans plusieurs restaurant de 20 ans a 30ans,avec de grand chef comme Jacques Maximin,je voudrais développer un concept de restauration rapide,une cuisine fraicheur, du marché, tendance bio, J'ai la volonté d'ouvrir un restaurant dans le secteur Euroméditéranée.Je recherche un local d'environ 40 m2.Mais je suis en totale manque d'informations. 1)- sur les locaux disponibles a république, liberté etc..
2)- sur les progets des terrasses du port. Combien de commerces de bouches prévus a cet éffet?.
3)- Quels sont les personnes, les associations,colloques etc.. qui seraient censés nous aider dans cette démarche.
Merci pour votre réponse
Salutations
Rédigé par: Mr Jacques Boisis | le 29 mars 2008 à 09:51