Pour Marseille : Ensemble, nous créerons les conditions de la victoire.
Par Frédéric DUTOIT Président du Groupe Communiste & Partenaires, Annick BOËT, Conseillère Municipale, Conseillère Communautaire Robert BRET, Sénateur des BdR, Conseiller Municipal, Conseiller Communautaire Jean Pierre CARBUCCIA, Conseiller Municipal Jean DUFOUR, Conseiller Municipale, Conseiller Communautaire Christine MAZELLIER, Conseillère Municipale Christine ORTIZ, Conseillère Municipale, Conseillère Communautaire Michel ORTIZ, Conseiller Municipal Marie Françoise PALLOIX, Conseillère Municipale, Conseillère Communautaire Nicole POL, Conseillère Municipale Hélène VALADEAU, Conseillère Municipale
CONFÉRENCE DE PRESSE L’année 2007 a vu le triomphe de la droite à l’Election Présidentielle et aux Elections Législatives. Dans moins de cinq mois, se tiendront les Elections Municipales. Quelque chose de nouveau se profile. La Droite, au pouvoir, est plus forte qu'elle ne l'a jamais été. Avec la mise en place des nouvelles lois (franchises médicales, régimes spéciaux de retraite, loi sur l'immigration), on assiste à une politique réactionnaire de Droite dure, une politique dont les premières victimes, particulièrement à Marseille, sont les jeunes, les familles, les salariés, les petites et moyennes entreprises, les chômeurs, les retraités d’aujourd’hui et de demain, etc. Nicolas SARKOZY a été largement élu. Il veut, maintenant, faire des Villes et des Départements des relais actifs pour sa politique désastreuse. Depuis 13 ans, Jean Claude GAUDIN façonne la ville pour la plier aux exigences du libéralisme. Il utilise la puissance publique pour la mettre au service des grands groupes financiers, des fonds de pension, ainsi qu'aux promoteurs immobiliers. Cette politique se concrétise par la conduite d’une stratégie financière qui passe toujours par moins de services publics, une augmentation des tarifs, plus d’impôts. Cette politique accentue les inégalités. Une étude montre qu’à Marseille, les écarts de revenus vont de 1 à 16, pour 1 à 4 nationalement. Le constat est sans appel : * 15 % des marseillais et des marseillaises sont toujours au chômage ; * En 6 ans, les personnes vivant en dessous du seuil de pauvreté sont passées de 15 à 25 %, soit un marseillais sur 4 qui vit avec moins de 650 € par mois ; * 22 000 familles attendent un logement social ; * Seulement 11 km de tramways qui, sur l’essentiel du trajet, font doublon avec le métro ; * En 10 ans, ce sont 111 millions d’actifs qui ont été cédés à des promoteurs à des prix défiants toute concurrence. Le Groupe Communiste et Partenaires s’est toujours opposé à cette politique libérale. Il s’est toujours efforcé de proposer une autre vision de Marseille. Marseille a besoin de se transformer, de s’épanouir, de s’embellir, de grandir, tout en gardant ce qui, depuis 26 siècles, fait sa force. Par son histoire, son positionnement, son cosmopolitisme, Marseille se trouve idéalement placer pour devenir la ville trait d’union entre les deux rives de la Méditerranée. Marseille doit s’assumer telle qu’elle s’est construite, économiquement et culturellement : la porte du Sud et de l’Orient. La réduction de la fracture sociale doit être la principale priorité d’une nouvelle équipe municipale de Gauche. Face à la gravité de la situation, les demi-mesures ne produiront que des quarts de solution. Il ne s’agit pas de compiler des « grands plans » aux noms ronflants mais de prendre des engagements forts. La résorption de la crise du logement nécessite une maîtrise publique du foncier et la construction d’habitats sociaux et intermédiaires dans tous les arrondissements de la ville. Le développement de l’emploi est intimement lié au développement du Port, l’un des tout premiers d’Europe, générateur d’activités industrielles et donc de richesses. La chute du taux de chômage passe par un effort sans précédent en matière de formation et de qualification. Qui peut assurer qu’un mini-tramway va combler un retard de plusieurs décennies en matière de transports en commun ? En s’appuyant sur l’unicité rétablie du service public de la RTM, la nouvelle équipe municipale devra prendre l’initiative de la construction d’un réseau (métro, tramway, bus, TER, cabotage maritime) offrant enfin une véritable alternative à l’utilisation de l’automobile pour l’ensemble de l’aire métropolitaine marseillaise, en coopération avec les autres collectivités. Qui peut prétendre que le tandem GAUDIN-MUSELIER n’a pas commis un déni de démocratie en imposant, sur un territoire voisin, un incinérateur ? La nouvelle équipe municipale devra décréter un moratoire et en lancer le débat public sur la politique de traitement des déchets. Mais, une ville où il fait bon vivre, c’est aussi une ville qui permet à ses habitants d’inscrire durablement l’équilibre et le savoir dans leur univers personnel en leur offrant de nombreux équipements publics et espaces verts (enfance, culture, sports, santé). Est-il utile de rappeler qu’une ville où il fait bon vivre, c’est une ville propre ? Les défis seront, aussi, à relever à l’échelle de l’aire métropolitaine. Il est plus que temps d’ouvrir la Communauté Urbaine sur une nouvelle ère de projets, de coopérations, de mutualisation avec les structures intercommunales voisines, le conseil général, le conseil régional et toutes les institutions intéressées au développement de l’agglomération. C’est en s’appuyant sur cette conception de Marseille que le groupe communiste et partenaires a été porteurs de propositions innovantes sur les grands enjeux auxquels sont confrontés les marseillais et les marseillaises. Tout le monde mesure quelles conséquences catastrophiques auraient 6 ans de plus avec le tandem GAUDIN-MUSELIER. Aussi, lors des prochaines Élections Municipales, à Marseille, il faut le rassemblement, le plus large possible, si on veut éviter une nouvelle victoire de la droite. Jean Noël GUÉRINI s’est déclaré candidat à la Mairie de Marseille. Il a su rassembler le PS et fait le choix d'ouvrir largement ses listes aux femmes et aux hommes de gauche, représentatifs de la société, aux acteurs économiques et sociaux, sur la base d'un projet partagé susceptible de devenir une véritable alternative à la politique de la majorité actuelle. Avec ce projet, co-élaboré, nous retrouvons l'essentiel des propositions que nous avons portés ces dernières années. Aussi, sur la base de ce contenu que nous partageons, nous décidons, sans esprit de boutique, de nous engager dans cette démarche pour faire gagner ce projet pour Marseille, pour les marseillaises et les marseillais, comme cela se fait à Martigues, à Arles, à Aubagne, à Septèmes, au Rove, etc C’est fidèle à nos convictions que nous avons choisi de nous engager dans ce combat. Nous le devons aux marseillaises et marseillais qui nous ont déjà accordé leur confiance. Nous le devons aux marseillaises et marseillais qui souffrent quotidiennement des attaques de la droite. Ensemble, nous créerons les conditions de la victoire.


mais qui serait tête de liste a Marseille 15-16?
Rédigé par: Max | le 18 novembre 2007 à 22:58
Guérini recycle proprement même le PC !
Rédigé par: Victor | le 19 novembre 2007 à 09:08
si je puis me permettre voici la déclaration de la Fd du PCF13
je ne comprend pas bien à quoi jouent nos élus marseillais...
Situation préoccupante à l’approche des élections municipales à Marseille. :
Déclaration du comité exécutif du PCF réuni le jeudi 15 novembre 2007
Le comité exécutif départemental du PCF a évoqué la situation préoccupante à l’approche des élections municipales à Marseille.
Le comité exécutif regrette d’avoir une nouvelle fois eu connaissance par la presse d’une initiative de quelques élus marseillais sur un sujet relevant d’un débat et d’un choix collectifs. Cette initiative est de nature à masquer la réalité des faits et des obstacles qu’il reste à lever.
- Le rassemblement de la gauche n’existe pas à Marseille. Les forces politiques de gauche n’ont eu aucun échange sur le sujet. Le Parti communiste réaffirme sa disponibilité pour engager des discussions sur le projet, la méthode, la pratique démocratique, le rassemblement nécessaire et les listes à constituer, afin de créer les conditions d’une victoire de la gauche à Marseille.
- La situation marseillaise n’est en rien comparable avec celle des autres villes du département, où dans la plupart des cas de véritables discussions ont été engagées, sans ostracismes, entre formations politiques.
- Les choix personnels de neuf élus municipaux membres du parti communiste, de s’engager dans une démarche qui ignore l’existence de leur organisation, le PCF, qui compte des milliers d’adhérents sur Marseille, n’engagent qu’eux-mêmes. Nous sommes convaincus que cette démarche sans garanties risque d’être sans avenir. Cela ne correspond pas aux décisions majoritaires des communistes de travailler à une union réussie et respectueuse de tous. Des débats sérieux restent à mener avec tous ceux qui le souhaitent pour un projet réellement co-élaboré et radicalement différent de celui de la droite de Jean-Claude Gaudin.
- La situation de crise que connaît la gauche marseillaise, encore accentuée par rapport à la crise nationale, est extrêmement préoccupante pour le peuple de Marseille. Elle ne traduit pas de véritable volonté de l’emporter sur la droite, mais semble obéir à des objectifs de recomposition politique aux forceps qui ne sont pas à la hauteur des enjeux posés à notre peuple. Nous sommes conscients que cette crise touche la gauche dans son ensemble, et chacune des formations de gauche.
Il faut sortir de cette crise. Pour que toute la gauche crée une vraie dynamique de gagne. Pour que la vie des marseillaises et des marseillais change enfin. Il faut pour cela dépasser les obstacles. Cela commence par une discussion à laquelle nous appelons toutes les forces de gauche à l’échelle de la ville et dans les secteurs électoraux. Les communistes vont amplifier leurs initiatives pour faire signer l’Appel pour Marseille, au rassemblement des énergies de gauche sur un projet clair. Ils vont continuer à diffuser leur carte postale permettant à tous ceux qui le souhaitent de formuler des propositions pour leur ville. Ils vont poursuivre la démarche d’assises largement ouvertes qu’ils ont engagée.
Les communistes sont et seront présents dans cette bataille. C’est un élément fondamental de la riposte à la politique dramatique de Nicolas Sarkozy qui doit se mener de pair avec le développement des luttes. Dans l’immédiat, les communistes sont toujours prêts à toute rencontre permettant d’avancer vers une liste de large rassemblement de la gauche avec l’ambition de battre la droite et de faire gagner Marseille.
Marseille, le 16 novembre 2007
Rédigé par: daniel | le 20 novembre 2007 à 17:32
Je suis sidéré de cette décision d'élus de Marseille qui méprisent complètement le point de vue des militants du parti qui a fait qu'ils sont élus aujourd'hui. Le positionnement politique en zig-zag de ces dernières années qui a conduit à la perte de la circonscription historique de Billoux et Hermier n'a semble t il pas suffit : cette fois-ci, vous acceptez que ce soit le patron du PS qui désigne "les bons communistes" qui pourront encore figurer sur sa liste ! Resaisissez-vous !
Rédigé par: AURY | le 20 novembre 2007 à 23:20
Allez FRED...
http://blogenrade.canalblog.com/
Rédigé par: Etienne | le 22 novembre 2007 à 01:22
C'est la lutte finale
Vous confondez lutte finale et lutte pour la survie. Le deal c'est quelques pourcents de plus d'électeurs pour Guérini, contre le recyclage de 8 élus. La messe est dite. Que voulez-vous de plus ?
Rédigé par: Victor | le 22 novembre 2007 à 17:40
Quel pessimisme mes amis! Allons, abandonneriez vous le combattez de la libération humaine et du rassemblement pour y parvenir?
Rédigé par: Frédéric DUTOIT | le 22 novembre 2007 à 18:25
pourquoi parler de pessimisme alors que nombreux sont les militants communistes qui se sentent au mieux floués.
vous n'avez même pas la pudeur d'attendre que les instances du PCF aient fini de trancher.
toujours le même binz d'un côté la pietaille communiste juste bonne à coller les affiches de l'autres nos chèr(e) élus qui de leurs piedestale prennent les décisions
c'est pas comme cela que la gauche partira rassemblée
gaudin vous remercie....
Rédigé par: daniel | le 22 novembre 2007 à 21:27
Mais Daniel, quelle est cette conception ? Les élus n’auraient ils pas le droit d’exprimer leur opinion ? Ne seraient-ils que des porte voix de positions qui ne seraient pas les leurs et décidées par d’autres ? C’est une conception que le Parti Communiste Français a banni depuis très longtemps. C’est Georges Marchais lui-même qui avait porté cette conception de l’élu pour rompre avec celle, héritée du passé, en vigueur dans les partis bolchéviques. Alors pourquoi les communistes se sentiraient ils « floués » ? Les élus communise de Marseille n’ont pas pris de décision en lieu et place des instances du parti ! Daniel, une autre question m’interpelle comme on dit. Vous nous accusez de ne pas avoir la pudeur « d'attendre que les instances du PCF aient fini de trancher ». Mais soyons honnêtes entre nous. Les instances du PCF ont déjà tranché. Le conseil national du PCF, dont je suis membre, le conseil départemental du PCF, dont je suis membre, ont décidés de s’engager dans la démarche de large rassemblement des force de gauches, citoyennes et progressistes pour battre la droite partout. Alors, qui met en œuvre, par ses positions, la politique du Parti Communiste Français ? Très amicalement.
Rédigé par: Dutoit Frédéric | le 23 novembre 2007 à 09:42
Les élus communistes ont perdu le sens de l'histoire, ils pédalent dans la semoule.
Rédigé par: Victor | le 23 novembre 2007 à 21:24
Les amis ne soyez pas naifs ! Les jeux sont déjà faits. La tête de liste pour la mairie 15/16 c'est Madame Samia GHALI.
réagissez
biz
Rédigé par: karima | le 24 novembre 2007 à 18:03
Salut Frédéric,
je ne sais pas quelles conditions tu vas créer, mais dans le dernier sondage, gaudin a 10 points d'avance sur Guerini ! Il est encore temps de revoir ta stratégie !!
Fraternellement
Jacques
Rédigé par: Jacques LAMBERT | le 27 novembre 2007 à 12:01
Mais Frédéric, crois-tu que nous aurions dû nous allier avec Gaudin ?
Très amicalement, Louis Dusol
Rédigé par: Louis | le 27 novembre 2007 à 12:46
Guérini est politiquement situé à la droite du parti socialiste
il a approuvé le TCE en 2005 et approuve la ratification du traité "pas si silplifié" par la voie parlementaire aujourd'hui, contre l'avis du peuple .
Il mène au conseil général une politique comptable de contrôle des pauvres (RMI) qui lui a valu les félicitations du ministre-sinistre de l'identité nationale, hortefeux quand celui ci était secrétaire d'Etat aux collectivités territoriales.
Le gouvernement Raffarin à l'époque citait en exemple les Bouches du Rhône en matière d'"activation des dépenses sociales".
Et ne parlons pas du systeme mafieux/clanique/clientéliste qu'il entretient...
Les communistes doivent se rassembler avec les autres forces de gauche sans le parti socialiste.
Il sera temps de fusionner après le premier tour.
Le camarade Dutoit me déçoit
Rédigé par: stef monta | le 28 novembre 2007 à 17:04
Stef, la question est de savoir si nous voulons réellement transformer la réalité ou si nous n'en restons qu'aux discours contestataires. Amicalement.
Rédigé par: Frédéric DUTOIT | le 28 novembre 2007 à 17:27