Battre la droite aux municipales : pour Marseille.
Lettre ouverte à mes camarades communistes.
Chers Camarades, chers amis(es),
Je pense qu’il faut aujourd’hui se mobiliser pour rassembler tous les communistes de cœur et de carte. Rien n’est plus stérilisant que de tergiverser. Il y a urgence. Il faut s’engager dans la bataille des municipales sans esprit de boutique.
Ne laissons pas apparaître que rien ne peut se faire de concret pour changer réellement. Les Marseillaises et les Marseillais ne peuvent plus attendre. Il nous faut avoir la détermination, la volonté farouche de construire, d’agir, de résoudre les problèmes. Car il y a toujours une solution, une possibilité, une marge de manœuvre.
Oui je crois que, dans la profondeur de la population marseillaise, il y a une forte aspiration en faveur des valeurs antilibérales, et pourquoi ne pas le dire, anticapitaliste, qui ont fait la gauche : la solidarité, la justice, le progrès, l’égalité en droit et en devoir, en un mot, l’action pour la libération humaine.
Avec ténacité et modestie, je ne veux en rien renoncer à ce qui fait mon identité, ma raison d’être. Mais être communiste, c’est parler de ce qui préoccupe les Marseillais. Etre communiste, c’est être compris d’eux. Etre communiste, c’est essayer de changer et d’améliorer la vie quotidienne des gens. Etre communiste, c’est ne pas s’enfermer dans des accords d’appareils.
Malgré son histoire prestigieuse, le parti communiste deviendra une nostalgie du passé à Marseille s’il ne s’engage pas dans une voie nouvelle. Cette voie n’est pas exempte d’efforts et de courage pour s’adapter aux réalités d’aujourd’hui.
Cet engagement a un prix. Celui qui permet à cette ambition de devenir légitime. Celui de la responsabilité devant un choix d’avenir. Il nous faut cesser de s’abriter derrière « la fatalité », « les médias », « la responsabilité des autres » pour justifier notre isolement politique. Notre capacité d’action sera le seul critère de jugement du citoyen.
Ce n’est pas l’absence d’idées qui discrédite le parti communiste. C’est le fait qu’il n’ait pas le courage de s’adapter aux nouvelles contraintes, aux nouveaux leviers d’action. Je crois que notre victoire se mérite et qu’au final l’effort sur nous-même sera payant.
La nature ayant horreur du vide, plus cette situation dure, plus les forces libérales prendront l’avantage. Les conditions politiques changent, mais l’objectif reste le même : rendre l’espoir crédible par le rassemblement le plus large du côté gauche de l’échiquier politique.
Car malgré notre échec aux élections présidentielles, malgré notre échec aux élections législatives (et je suis bien placé pour le mesurer), l’avenir des Marseillaises et des Marseillais dépend pour beaucoup du courage et de la détermination à réussir ce rassemblement.
Si toutefois nous ne sommes pas présents à ce rendez-vous ou si nous nous mettons nous- même hors jeu, nous porterons la responsabilité de l’échec.
C’est d’un peuple de Marseille rassemblé dont nous avons besoin. Cet objectif fait parti intégrante de notre identité de communiste. Or, comme nous avons été capables de le faire dans le passé, c’est bien de cela dont il s’agit : dépasser les intérêts, même légitimes, de notre famille politique pour créer les conditions du rassemblement populaire qui saura moderniser Marseille.
C’est ainsi, ainsi seulement, que nous apparaîtrons utiles au peuple de Marseille.
Frédéric
DUTOIT

Cher Fred,
je ne compte certes pas parmi les communistes de carte, mais je peux sans rougir me réclamer des communistes de coeur, dans le sens que donne à ce mot le philosophe Jean Luc Nancy, "le communisme: une belle idée encore à venir" (je le cite de mémoire et ce ne sont peut être pas les mots exacts mais l'idée y est) . Car il s'agit bien de cela : mettre en oeuvre ce qui peut faire sens et commun entre nous .
A propos des élections municipales, c'est aussi cette question que nous avons à nous poser : comment vivre ensemble ?
Tu écris que "la nature a horreur du vide". N'importe quel physicien te répondra que c'est complètement faux, qu'au contraire, elle est faite de vide ! mais là n'est pas la question, tu sembles dire par là qu'il n'y a pas d'autre choix que celui que vous avez fait ( les élus communistes) . C'est quelque peu réducteur et au final assez difficile à entendre pour nous qui avons fait avec vous un bout de chemin ces deux dernières années. Non! le choix ne se résumera pas entre un système G et un autre système G !
Les marseillaises, les marseillais, c'est à dire NOUS, nous méritons mieux non ?
Il ne s'agit pas de regarder ce qui se fait ailleurs mais d'affronter la réalité bien en face ici, à Marseille.
Etre de gauche, ce n'est pas présider à un système. Ce n'est pas se résigner à l'économie de marché et à ses terribles dégâts collatéraux. Ce n'est pas accepter, au mieux en fermant les yeux, au pire en y contribuant, que les pauvres, les exclus, les "sans" soient montrés du doigt, rayés, expulsés, niés ...
Ce n'est pas faire du débauchage tout azimuts y compris dans les rangs de l'UMP !!! à la manière d'un certain N.S.
Ce n'est pas accepter que le vote du peuple français soit méprisé, bafoué, en se rendant complice de la véritable forfaiture démocratique qui se prépare.
Le 4 février lors du Congrès, tous les représentants du peuple qui s'abstiendront se rendront complices et coupables de cette forfaiture.
Quelle est la position de l'ensemble des élus socialistes de notre région à ce sujet ?
Alors oui, bien sûr qu'il nous faut nous rassembler !
Mais avec quelles valeurs ? avec quels projets ? avec quels idéaux ?
N'avons-nous pas toutes et tous une responsabilité ? N'avons-nous pas commencé ensemble en 2005 à créer des passerelles, des chemins communs de réflexion, d'actions ?
Votre choix, ton choix est respectable mais il n'est pas juste de le présenter comme étant le seul possible !
Armelle Chevassu, militante du collectif unitaire antilibéral du Centre Ville, porte parole du groupe des militants des Collectifs des listes Marseille Contre attaque à Gauche.
Rédigé par: Armelle | le 17 décembre 2007 à 11:16
Dans la lettre ci-dessus, un des arguments attire plus particulièrement mon attention. En parlant "d'une nouvelle voie" il est écris, je cite "Cette voie n'est pas exempte d'efforts et de courage pour s'adapter aux réalités d'aujourd'hui." Le même argument revient deux paragraphes plus loin, pour ceux qui n'auraient pas compris, je cite encore "Ce n'est pas l'absence d'idées qui discrédite le parti communiste. C'est le fait qu'il n'est pas le courage de s'adapter aux nouvelles contraintes, aux nouveaux leviers d'action".
Qu'entend on par "s'adapter aux réalités d'aujourd'hui" ? Qu'entend on par "nouvelles contraintes" ?
Faudrait il, au mépris de la volonté de tous les communistes et bien au delà, de tous ceux -anticapitalistes, antilibéraux… ou tout simplement progressistes- qui refusent la fatalité d'une politique de droite, de brider leur volonté d'un véritable changement "pour être utile au peuple de Marseille" (???) afin de "s'adapter aux réalités d'aujourd'hui" et "aux nouvelles contraintes" ? Bien curieuse conception d'une autre politique pour Marseille !!!
Ce n'est pas rendre service au Marseillaises et aux Marseillais que de baisser les bras et de se laisser tirer vers "un libéralisme social".
Le courage est dans le rassemblement de toute la gauche afin d'extirper Marseille à la finance. Il y a de la place à gauche pour rassembler autour de cette idée. Je regrette que cette lettre n'en parle pas.
Rédigé par: Dominique Gerbault | le 17 décembre 2007 à 17:07
A Armelle, mon amie, je veux lui dire que je partage son idée « qu’être de gauche, ce n'est pas présider à un système. Ce n'est pas se résigner à l'économie de marché et à ses terribles dégâts collatéraux. Ce n'est pas accepter, au mieux en fermant les yeux, au pire en y contribuant, que les pauvres, les exclus, les "sans" soient montrés du doigt, rayés, expulsés, niés ... Ce n'est pas accepter que le vote du peuple français soit méprisé, bafoué, en se rendant complice de la véritable forfaiture démocratique qui se prépare. (Je pense que tu parles du traité européen). » Mais là aussi il faut accepter que l’action, contre ce libéralisme débridé qu’on nous impose passe par le rassemblement d’hommes et de femmes de gauche et de progrès qui ne partagent pas tous les mêmes options politiques. Mon objectif pour les municipales est de contribuer à un projet qui soit le plus possible favorable aux aspirations populaires. C’est cela aussi la crédibilité de notre action politique me semble-t-il. Alors tu me dis « ton choix est respectable mais il n'est pas juste de le présenter comme étant le seul possible ! » Je n’ai pas la prétention de présenter mon choix comme le seul possible. Mais je suis convaincu que nous devons nous rassembler pour battre la droite à Marseille. C’est cela aussi la crédibilité aux yeux de ceux qui ont un besoin urgent de changement dans notre ville particulièrement touchée par les difficultés de la vie quotidienne.
A Dominique, mon camarade, je veux lui dire que je partage son idée « ce n'est pas rendre service au Marseillaises et aux Marseillais que de baisser les bras et de se laisser tirer vers "un libéralisme social. » C’est d’ailleurs bien ce que je propose et surtout avec la farouche volonté d’y contribuer concrètement. C’est pourquoi je suis d’accord avec lui quand il dit « le courage est dans le rassemblement de toute la gauche afin d'extirper Marseille à la finance. Il y a de la place à gauche pour rassembler autour de cette idée. » C’est la raison pour laquelle je me suis engagé dans la bataille des municipales conformément à la politique définie par mon parti. J’invite Dominique à relire la déclaration du conseil national du PCF (dont je suis membre) et du comité départemental (dont nous sommes membres tous les deux).
Amitié
Rédigé par: Frédéric DUTOIT | le 18 décembre 2007 à 09:11
Dutoit,
je suis membre du collectif centre-ville, 29 mai, puis unitaires, et enfin Marseille contre-attaque à gauche.
Je t’ai vu à beaucoup de réunions départementales de ces mouvements. Je t’ai vu à la première des « Assises » du PC pour Marseille : je ne t’ai pas entendu répondre aux questions des membres de ton parti sur leurs inquiétudes au sujet de vos décisions, à toi et la dizaine d’élus communistes, de participer à la liste de Guérini. Tu n’as pas ouvert la bouche, pas plus d’ailleurs que les autres responsables de la tribune. Il n’y a eu que deux envolées lyriques générales de début et de fin par Coppola.
Et depuis, dans ton parti, on n’entend que la vague expression « rassembler toute la gauche », mais en même temps, ta secrétaire générale dénoncer les candidatures PS contre des maires PC sortants… ce qu’a déjà fait le PS marseillais contre toi par exemple.
Alors essaye de parler simple, vrai et direct : tu penses qu’il faut s’allier à un appareil (en l’occurrence le PS marseillais et son leader Guérini, douteux et méprisant à l’égard de ton parti). Alors que c’est avec le peuple de gauche, le petit peuple surtout qu’il faut s’allier, rassembler.
Ton parti, dont tu te réclames toujours et qui jusqu’à présent n’a pas encore eu la clarté, ou le courage, ou les deux, de définir précisément et clairement sa stratégie pour ces municipales vis à vis des « appareils », reste enfermé dans sa logique d’appareils, avec la suspicion toujours légitime de la carrière locale de chacun.
Vous, PC du dedans, du dehors ou des deux, pouvez craindre que nombre de vos électeurs s’écartent encore plus de vous, parce qu’ils ne comprendront pas qu’une fois de plus vous allez vous engloutir, parce qu’ils ne comprendront pas qu’il faudrait une fois de plus s’allier à une gauche d’économie de marché dévastatrice, que ce soit au plan mondial ou local, où un membre du bureau national de l’UMP sera tête de liste de ce « rassemblement de gauche » dans les 6/8° arrondissements, parce qu’on ne voit pas comment vos onze petites voix auraient un effet moins négligeable que celles que vous avez, élus PC, actuellement au conseil municipal.
Ta lettre, ou ton discours, est à peu près incompréhensible tellement il est savant dans ses phrases générales, tellement il ressemble à une forêt tropicale enchevêtrée, où on perd son chemin.
Si l’on veut avancer sans se perdre, il faut garder un cap et dire vrai : il faut démissionner d’un gouvernement quand celui-ci vous entraîne de travers, il ne faut pas tricher aux législatives et avoir ensuite la honte de les perdre au tribunal, il ne faut pas avoir peur de ne pas être candidate-présidente des français au point de faire des hold-up dans un cas, et maintenant de s’allier à la rose grise.
Ce qui m’intéresse, ce n’est pas toi, c’est l’avenir des citoyens de la ville, qui, même ceux de ton parti ce premier soir là, ne t’ont pas compris, pour la moitié au moins.
C’est pourquoi je peux te dire fraternellement, tu fais en effet partie de mes 6 milliards de frères, je ne me battrai pas contre toi, mais pour des idées.
Vous basculez dans la politique des « personnalités », c’est à dire des « notables », on se croirait revenu au temps du suffrage censitaire, et avec le prétexte du vote « utile », qui serait d’après ta déclaration, le seul « crédible » pour faire battre Gaudin par le peuple de gauche qui a cru au programme commun, qui a cru à la gauche plurielle, qui a pu croire à une candidature unitaire aux présidentielle, qui aurait bien voulu croire à des regroupements d’idées aux législatives au lieu de la guerre des appareils en partie avec le PS. Et voilà que la « marge de manœuvre » comme tu le dis si bien, n’est que dans la « fusion » avec le PS, car, que tu le veuilles ou non, il s’agit bien de cela. « Marge de manœuvre » pour l’aménagement social du logement marseillais,pour discriminer les bénéficiaires du RMI, pour gérer l'eau et les transports publics avec Veolia et consorts, pour "aménager" la circulation, le logement social, la privatisation des crèches, ...?
Mais quelle majorité de gauche peux te croire ? Cette fusion a autant de chance de réussir que ITER dans un demi siècle au plus tôt !
Le résultat, c’est encore pousser à la bipolarisation politique que ton parti dit refuser à juste raison. Allez camarades, votez Guérini dès le premier tour, c’est notre sauveur !
Et puis, tristement malgré ton sourire permanent, en catimini au début, après les défaites présidentielle et législatives, après avoir peut-être pensé que le mouvement des collectifs pouvait devenir une force importante, tu te sauves ailleurs avec de grandes phrases générales .
Où as-tu développé les raisons étayées de cette croyance, que tu n’as pas développé, ni devant tes camarades de parti aux premières Assises, ni devant tes camarades des collectifs ?
Que vaut pour toi un force d’union et d’appel à l’activité citoyenne véritablement anticapitaliste qu’essaient de développer les composants de la liste « Marseille contre-attaque à gauche » Que réponds-tu à l’espoir que cette liste peut amener et ramener aux urnes tous les déçus des politiques et des attitudes du PS et du PC marseillais depuis si longtemps ?
Ah c’est vrai, Gaudin risque de sortir au premier tour à 50,1%. …donc l’avenir de Marseille dépend de la bienveillance des personnalités, qui, de l’UMP, au PS et jusqu’au PC, ont rassemblé « toute la gauche » !
Gagner à tout prix, à n’importe quel prix, mais ensuite, vraiment, pour qui ? et même comment à l’intérieur de ce ‘groupement’ ?
pierre hethener, communiste sans papier.
PS : ma lettre est polémique, certes, passionnée, certes. Je peux tout partager, sauf mes amours.
Rédigé par: hethener pierre | le 18 décembre 2007 à 17:23
Nous sommes confrontés à Marseille à un "TD" de politique qui dépasse les enjeux - et ils sont immenses - de la destinée de la ville. Nous avons la droite dans sa version sarkosyste qui poursuivra, en l'aggravant, une gestion opaque, tournée vers les intérêts de la bourgeoisie financière et spéculative, avec la culture et l'envirronnement comme produits de com. Face à ce candidat, seule une gauche , je dis bien une gauche rassemblée est en capacité garantir une alternative. Je ne crois pas qu'il appartienne à une fraction de cette gauche d'enfermer l'autre partie dans des étiquettes certes excitantes à décerner, mais qui ne font en rien progresser vers une sortie gagnante. Notre tâche n'est pas de pousser la gauche réformiste dans les bras du centre , de la conforter dans ses tentations de compromis dangereux, mais au contraire de la tirer et de la ramener vers des choix plus conformes aux besoins de la population. Ce candidat , que ça plaise ou non, a un ancrage populaire réel. Nous n'avons pas à l'exonérer à l'avance de ses responsabilités à l'égard de femmes et des hommes qui étouffent aujourd'hui à Marseille. C'est à nous qu'il appartient donc de contribuer faire bouger son centre de gravité à gauche vraiment. Je sais bien que cette position n'a rien de grisant. Pourtant, je me refuse à une certaine facilité qui consiste à ranger les gens dans des cases, fusse-t-elle celle du social-libéralisme , au risque de contribuer à leur faciliter la tâche et de les encourager dans leurs choix funestes.Ca s'appelle construire un rapport des forces. Si le problème c'est de gêner ce candidat, il faut réfléchir à la meilleure façon de le faire. Si le problème, c'est de contribuer à ouvrir une perspective nouvelle pour Marseille et ses habitants, il faut aussi réfléchir à la meilleure solution. À ces deux questions, la réponse est la même. CQFD
Rédigé par: françoise caubin | le 18 décembre 2007 à 20:43
Que dire de plus, je suis tout à fait d’accord avec Françoise Caubin. Et en total désaccord avec Pierre Hethener.
Rédigé par: Frédéric DUTOIT | le 18 décembre 2007 à 22:45
Vous voici maintenant sur la même liste que l'ami de Charles Pasqua François Franceschi !
Il ne s'agit même pas de l'alliance avec le MODEM.
Vous allez, peut-être, sièger avec cet ennemi d'antan, combattu dans la 4eme circonscription.
Avez-vous lu les textes islamophobes du mouvement dont il était le président, sous la plume de Del Valle ?
A force d'oublier les réalités de la lutte des classes, ("Marseille pour tous les marseillais", ben voyons !), vous entrainez votre équipe dans une fin de vie faite de renoncement.
Car, on le voit ici, aprés les modalités de la rédaction du programme, vous n'avez aucune influence de gauche dans l'équipe de Guérini.
Rédigé par: Bernard M | le 18 décembre 2007 à 23:35
D’accord avec X, pas d’accord avec Y :
aucun intérêt, bavardage de ‘com’ éludant la vraie question
à laquelle ni toi, Dutoit, ni Caubin, n’ont répondu et qui est posée clairement par Bernard M. : quelle influence vos quelques personnalités débauchées du PC vont avoir pour « faire bouger son centre de gravité vers la gauche », alors qu’il fait actuellement bouger le centre de gravité de son équipe vers la droite ?
Alors je vais vous dire : d’accord pour faire bouger l’électorat de gauche vers une vraie gauche de transformation sociale et non d’accompagnement, et même d’accord aussi pour faire bouger l’appareil du PS, Guérini et son électorat ‘populaire’ dans cette même direction. Encore faut-il, soit qu’il l’accepte ( ??), soit qu’on soit assez fort pour pousser. … Alors, à l’intérieur ? Ou à l’extérieur (au premier tour au moins) ? Donne-moi des pistes sérieuses ou (et) des raisons de ton choix.
Mais ne m’entraîne pas sur un programme !!! développe ta stratégie.
C’est bien Guérini qui est en train de brouiller, définitivement ?, l’image de gauche du PC marseillais, dont la décision est de plus en plus tardive ! et de démobiliser les électeurs du PC et des gauches de tous poils.
Quels choix a-t-il maintenant ?
- soit entériner le débauchage qui est déjà fait, et montrer ainsi sa faiblesse, son incapacité à prendre une décision claire : dire ‘oui’ à quelqu’un qui ne veut même pas vous adresser la parole !!! et prier le bon dieu du communisme,
- soit se taire…. Et alors définitivement !!!
- soit garder son cap et rallier ainsi les électeurs tentés par l’abstention ou l’émiettement, mais ne pas rester pathétiquement seul encore une fois, et prendre le choix de « tous ensemble à gauche, oui »
Si ton blog peut servir à quelque chose, c’est sur cette question.
Et sur la question fondamentale de l’avenir : la bipolarisation politique marseillaise, à laquelle tu contribues, permet-elle le progrès citoyen, le progrès démocratique, qui seul peut peser contre la rapacité de la finance marseillaise qui prive progressivement et de plus en plus brutalement la plupart de ses citoyens du bonheur auquel ils ont droit.
pierre hethener
Rédigé par: hethener pierre | le 19 décembre 2007 à 12:31
Frédéric,
Je t'écoute et j'écoute J Marc dans les réunions des 4/5eme arr, avec beaucoup plus d'attention que tu ne sembles mettre à l'écoute des salariés.
Autant les arguments développés par J Marc parviennent à alimenter ma réflexion autant dans ta lettre je ne trouve rien de constructif et de dynamisant.
La difficulté du militant postier communiste que je suis réside à la confrontation quotidienne que je force à avoir avec les salariés de mon secteur. Et là, patatras, c'est la colère. Malgré tous mes efforts de persuasions sur la nécessité de rassembler le plus large pour battre Gaudin, rien n'y fait. Seul le respect des salariés envers le militants de base qui a le courage d'aller au quotidien au contact de la souffrance au travail et de participer à toutes les luttes sans exceptions m'évitent des fins de non recevoir.
Lundi soir les socialistes ont voté au parlement européen la privatisation définitive du secteur postal (à 2 ou 3 exceptions qui se sont abstenus).
Ce qui veut dire la supression définitive du Service Public postal et des suppressions considérables d'emplois environ 40 à 50 000, dont environ 1 000 sur notre département. Tous les bureaux de poste de ton arrondissement sont appelés à subir des coupes sombres, voire des fermetures et des abandons de tournées.
Aucun élu communiste n'a pris l'initiative de provoquer une table ronde avec les organisations syndicales, les militants communistes et les associations citoyennes, pour résister et rassembler pour créer une riposte constructive.
Non je sent ta lettre loin, mais très loin des préoccupations des salariés et encore plus loin de leur écoute.
Et les expulsions? Une postière 44 ans expulsées le 30 octobre, travaillant dans ton secteur, totalement à l'abandon, tu crois que si j'y fais lire ta lettre elle reprendra espoir? J'en doute!
Ce que je n'approuve encore moins c'est l'autoproclamation des camarades avec Guerini, j'aurais bien aimé que nous en discutions avant.
À croire que certains sont plus intellgents et que nous sommes bons qu'à coller des affiches, distribuer des tracts et se faire remballer par les salariés. ça c'est bien la visison Guerini.
Sans rancune, mais avec colère.
Rédigé par: Méry Jean Claude militant postier communiste | le 20 décembre 2007 à 00:25
Pardon tout d'abord pour les hideuses fautes d'ortographe qui ont échappé à ma vigilance dans le commentaire précédent. ça m'apprendra à me relire.
Non , "quelques personnalités débauchées " n'y suffiront pas. Tout le problème est là.
Nous - ce nous dépasse la stricte mouvance communiste- sommes confrontés à une situation aporétique, contradiction apparemment sans issue. J'envie celui qui dans ce contexte considère que simple est le choix et qu'il va de soi. Il me parait à l'inverse que les réponses binaires, de type ou bien/ ou bien sont singulièrement impropre à dégager l'horizon. Les communistes semblent particulièrement attendus. Ceux qui ont en effet d'ores et déjà fait leur choix sont-ils pour autant exonérés de l'interpellation sur sa pertinence? Rien ne m'interdit de considérer que cette option stérilise des énergies mobilisables autrement. Je demande que le crédit de la sincérité et de l'honnêteté du questionnement soit concédé à chacun donc.
Est-on certain que l'on rend le meilleur service aux Marseillaises et aux Marseillais en se retirant sur l'Aventin de la radicalité? Rien ne m'interdit de considérer que cette option stérilise des énergies mobilisables autrement.La question mérite autant examen que celles adressées souvent sans aménité aux communistes.
Si par malheur Gaudin se retrouvait aux responsabilités, bien des questions seraient réglées pour le pire pour six ans de plus. Celà me parait rapidement évacué dans les argumentations. Les conditions seraient elles meilleures pour ouvrir des perpectives plus à la hauteur des exigences sociales, environnementales, culturelles et citoyennes dans l'autre cas de figure sérieusement envisageable? C'est une fois de plus la décidément cruciale intervention populaire qui en déciderait, dans des conditions à mon sens moins défavorables si nous étions de ceux qui auraient oeuvré à la mise en échec des sarkosystes locaux. Ce choix n'a donc que l'apparence de la résignation ou de la couardise: il y faut au contraire une certaine audace et miser sur les ressources de la mobilisation.
Rédigé par: françoise caubin | le 20 décembre 2007 à 00:26
Défendre ses idées et ses projets de transformation sociale, de démocratie participative locale, être du côté du peuple, ce n'est pas précisément le choix affiché par la liste dirigée par le socialiste droitier Guérini.
Il n'est pas un homme nouveau, le chasseur de RMIstes et d'"assistés" ! Il va au delà du MODEM : il s'ouvre à la droite extrème de François Franceschi.
Ne nous laissons pas trop piéger par les mots galvaudés de Gauche et Droite.
Que la vrai gauche de transformation sociale, que déteste Guérini, au point de lui donner si possible, le baiser de la mort, aille au combat unie, voilà l'objectif.
Au second tour, puisqu'elle n'aura pas été annexée, elle pourra faire valoir ses exigences dans le combat pour battre Gaudin.
Rédigé par: Bernard Mounier | le 20 décembre 2007 à 21:35
Si c'est pour appeler à voter pour des MPF, NON MERCI !!!
Rédigé par: Jacques | le 21 décembre 2007 à 08:56