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Communauté Urbaine de Marseille: E.Caselli élu président.

6979_unecaselli_2 Eugène CASELLI a été élu, ce jour, à la Présidence de la Communauté Urbaine Marseille Provence Métropole, par la majorité absolue des 157 conseillers communautaires.

Le Groupe Communiste, Républicain et Citoyen nouvellement constitué de :

Patrick MAGRO - Président,

Frédéric DUTOIT - Vice-Président,

Mme Sylvia BONIFAY (La Ciotat) - Mr Alain CROCE (Gignac-la-Nerthe) - Mme Nicole DESMATS (Le Rove) - Mr Joël DUTTO (Marseille) - Mr Pascal GILLET (Châteauneuf-les-Martigues) - Mme Haouaria HADJ-CHIKH (Marseille) - Mr Abdelwaab LAKHDAR (Septèmes-les-Vallons) - Mr Roger MERONI (Le Rove) - Mr André MOLINO (Septèmes-les-Vallons) - Mme Christine ORTIZ (Marseille) - Mme Marie-Françoise PALLOIX (Marseille) - Mr Marc POGGIALE (Marseille) - Mr Georges ROSSO (Le Rove)

déclare après la première séance du Conseil de Communauté qui s’est tenue ce jour, jeudi 17 avril 2008 :

“Eugène CASELLI a été élu, ce jour, à la Présidence de la Communauté Urbaine Marseille Provence Métropole, par la majorité absolue des 157 conseillers communautaires. Le Groupe Communiste, Républicain et Citoyen qui soutenait d’emblée Eugène CASELLI se félicite du résultat obtenu sur la base du respect maintenu des réalités communales et sur la perspective de coopérations accrues avec les autres intercommunalités et de synergies avec les grandes collectivités que sont la Région et le Département, notamment dans le domaine des transports publics. Ce résultat n’est pas illogique si l’on considère que sur l’ensemble du territoire de Marseille Provence Métropole les listes de Gauche ont obtenu 13.000 voix de plus que les listes UMP stricto sensu. Manifestement surprise par ce résultat, l’UMP a pris la responsabilité de bloquer la suite de la séance plénière. Dans ces conditions, le Président Eugène CASELLI a retiré les autres questions restant à l’ordre du jour. Une prochaine séance aura lieu dans les délais légaux. Les élus Communistes, Républicains et Citoyens espèrent vivement que les conditions soient rapidement créées pour que le Président élu et le Conseil de Communauté puissent exercer pleinement leurs mandats. Nous entendons prendre toute notre part dans le travail de construction qui est devant nous. Les communes et les populations ne peuvent pas attendre”.

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Voici les sites qui parlent de Communauté Urbaine de Marseille: E.Caselli élu président.:

Commentaires

Ca fait pas un peu magouille tout ça ?
Car ça signifie quoi : que Caselli va gouverner avec une partie de la droite !
Et le PC, fidèle va rentrer dans la combine.
Moi, je ne trouve pas ça bon.

En tout cas, Henri, c’est une vraie question politique. Je l’ai d’ailleurs posé au groupe qui s’est réuni le jour même de l’élection d’Eugène Caselli. Car c’est certain, si on veut gouverner la communauté urbaine de Marseille avec un président de gauche, il faudra le faire avec une partie des élus de droite ou tout au moins du centre. Il faudra absolument une majorité. Dans ces conditions, nous aurons à décider si les élus communistes de la CUM doivent participer à la gestion ? Mais il faut dire aussi pour être honnête et transparent, que dans la précédente mandature avec JC.Gaudin, les élus communistes, les Maires communistes pour être précis, participaient déjà à la gestion puisqu’ils étaient vice président du président UMP de l’époque. Je vous propose à tous de me donner votre opinion à ce sujet. Cela me sera très utile pour mon argumentation auprès de mes camarades élus communistes, républicains et citoyens de la CUM. Merci

Bonjour,

J'habite En Lorraine et j'ai suivi par conséquent avec une certaine distance les déboires de Renaud MUSELIER.

Je ne comprends pas en quoi l'élection d'Eugène CASELLI est un "déni de démocratie". C'est une élection dans les règles et personne ne peut remettre en cause le choix de Monsieur CASELLI pour diriger la communauté urbaine de Marseille Métropole.

Il y a néanmoins des évidences à rappeler :

on vote aux municipales pour une liste et son programme.

En revanche, dans les grandes villes, rares sont les partis politiques qui profitent de cette échéance électorale pour s'entendre également sur un programme communautaire commun.

Par conséquent, la droite marseillaise n'ayant apparemment pas écrit de programme communautaire commun et le conseil communautaire et son président n'étant, jusqu'à preuve du contraire, pas élus au suffrage universel direct, l'absence de discipline de parti dans les rangs de la droite pour élire le président de la communauté d'agglomération de Marseille Provence n'a rien de choquant.

J'espère en tous les cas que cette mésaventure donnera l'idée à nos députés de proposer une loi pour que les présidents de communauté urbaine ET/OU communautés de communes soient enfin élus au suffrage universel direct.

Car, c'est là que se situe le déni de démocratie : dans les grandes villes, la majorité des pouvoirs et des compétences sont aujourd'hui dans les mains de présidents de communautés urbaines qui ne sont même pas élus directement par le peuple !!!

Zorel

De l’art de présenter les choses

« sur l’ensemble du territoire de Marseille Provence Métropole les listes de Gauche ont obtenu 13 000 voix de plus que les listes UMP stricto sensu », dites-vous. Comment avez-vous construit ce chiffre qui vous arrange ?

Je trouve sur le blog d’un de vos collègues socialiste les chiffres suivants :
Gauche + Modem baladeur : 181 469 voix
Sans étiquette : 1 093 voix
Divers droite : 16 699 voix
UMP : 168 963 voix
FN : 23 476 voix

J’aime bien votre « UMP stricto sensu » qui vous permet de déguiser en vérité la mauvaise foi de l’analyse. Laissons le FN de côté, la droite fait 185 662 voix (UMP + divers droite) et la gauche 181 469 avec le Modem (plus opportuniste que de gauche). Même avec le Modem, la gauche est minoritaire en voix. Alors ?

Alors ?

Alors, Alain, on s'en fout que sur l'ensemble du territoire de Marseille Metropole la gauche soit minoritaire en voix.

L'essentiel à retenir c'est que la droite n'a visiblement pas souhaité travailler sur un programme communautaire commun pendant la campagne des municipales et qu'elle en paie aujourd'hui les conséquences.

La démocratie aura fait beaucoup de progrès le jour où les présidents des communautés urbaines seront élus au suffrage universel direct.

En attendant, certains élus de droite, ne voyant pas ce que Monsieur MUSELIER pouvait bien leur apporter de positif, ont préféré voter à gauche.

Alors ?

Zorel

Dans les communautés d’agglos et les autres regroupements de communes, le bureau du conseil communautaire joue un rôle important : c’est là que se font les arbitrages politiques, ce qui insuffle un peu de démocratie par rapport à un pouvoir qui autrement serait autocratique.

Si le président était élu « par le peuple » comme vous dites, ça ne changerait pas forcément grand-chose. C’est le plus démagogue, le plus simpliste et le plus connu qui serait élu, alors que lorsque c’est par les représentants des communes, on peut envisager quelque chose de plus subtil : voter pour celui qui saura respecter les composantes territoriales et politiques de la communauté. Comme vous voyez, ça se discute. Et puis vous savez qu’avec un bon service de communication, il faut vraiment qu’un élu fasse beaucoup de conneries pour ne pas être réélu, parfois même au-delà du moment où il devient gaga. Pourquoi ? Parce qu’il y a derrière lui d’autres élus et les cadres qu’ils ont placé ici ou là, qui auraient du mal à quitter le fromage.

Quant à la politique d’une communauté, il y a quand même des outils pour l’élaborer de façon moins grotesque ou démagogique qu’en période électorale. Il y a un conseil communautaire où il y a au minimum un débat d’orientation avant le vote du budget. Il y a le bureau où les arbitrages se font pour respecter les composantes territoriales et politiques. Il y a un conseil de développement (optionnel) où la société civile est présente, s’exprime, se saisit des problèmes et des rapports, étudie en temps réel la situation et les problèmes à régler. Enfin, il y a une élaboration de documents réglementaires touchant à l’urbanisme et aux grands projets inscrits aux contrats de plan. Ils font l’objet d’études et de concertations. Un autocrate « élu par le peuple » pourrait se préoccuper beaucoup moins de ces instances et procédures démocratiques issues des lois Gayssot, Voynet et Chevènement.

Non, Zorel, on ne se fout pas des électeurs de base, on les respecte. Et on évite de tordre les chiffres dans le sens qui nous arrange.

Ceci étant dit, je trouve intéressant que le vote des délégués communautaires se soit porté sur un élu de la composante minoritaire des électeurs. Certains territoires se trouvaient délaissés et c’était l’occasion, démocratique, de le faire savoir et de faire autrement. C’est aussi une question d’hommes : beaucoup savent, sauf lui, pourquoi ils n’ont pas voté Muselier.

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