Adresse aux initiateurs de l’appel : RASSEMBLER !
Par LES PREMIERS SIGNATAIRES :
Jean-Claude BREGLIANO, Professeur d’Université; Carnoux. Andrée BREGLIANO, Enseignante; Carnoux. Francis CACCINTTOLO, Ancien Conseiller Général et Municipal; Martigues. Serge CHAPUIS, militant mutualiste; Cassis. Roger FROSINI, cadre retraité; Cassis. Liliane MAS, citoyenne; La Ciotat. André MILLO, Ancien Conseiller Général; Lorgues. Monique MILLO, citoyenne; Lorgues. Maryvonne MOISDON, Enseignante, citoyenne; Martigues. Jacques PERROT, Maire Honoraire d’Arles, ancien Conseiller Général; Arles Vincent PORELLI, Député Honoraire, ancien Maire de Port Saint Louis du Rhône; Aix Claude RAMIN, Médecin, citoyen; Aix. Marcel TASSY, Ancien Député, ancien Conseiller Général et Adjoint au Maire de Marseille; Ceyreste. Francine VIGNEUL, Infirmière, citoyenne; Aix.
"Sensibles à la volonté de rassemblement et à la convergence des luttes nous avons signé à titre personnel l’appel « Rassembler » lancé à Aubagne le 2 avril dernier ». Nous y voyons la volonté de nombre de citoyens de voir se dessiner un débouché politique aux luttes sociales et sociétales et le refus de voir dans le capitalisme un horizon indépassable. Nous notons avec satisfaction la volonté manifestée d’en finir avec les prés carrés et les compétitions d’appareils. A ce propos, à titre personnel, nous estimons prématuré l’organisation d’une réunion des organisations de gauche avant même que nous ayons mis au point le socle de notre démarche. C’est, notamment, la désastreuse expérience de la désignation de la « candidature unique des collectifs » à la dernière élection présidentielle qui nous incite à une nécessaire prudence.
Nous voulons à tous prix éviter les luttes de chapelles et, au contraire, privilégier, la démarche citoyenne. Nous ne voulons exclure personne tout en étant vigilants sur toute main mise de quelque organisation que ce soit. Donnons la priorité à la parole personnelle, à l’exercice de la citoyenneté. Nous ne serons pas d’un mouvement cartellisé, sans pour autant rejeter à priori les forces déjà organisées.
Dans un texte que nous avons rendu public le 24 novembre dernier nous disions notamment : « Il nous faut déterminer, à partir de nos valeurs de justice, de liberté individuelle et collective, de solidarité entre les citoyen(ne)s d’ici et d’ailleurs, un socle d’objectifs de transformations. Ces objectifs, dans leurs mises en œuvre, leur enrichissement par le débat démocratique, devront être susceptibles, étape après étape, d’ouvrir une perspective de rupture avec le capitalisme financiarisé et mondialisé. Rupture qui devra amorcer un mouvement vers l’émancipation des êtres humains dans l’incontournable respect de l’environnement et des ressources de la planète. Dans cette visée, une appropriation collective des affaires de la cité et de l’entreprise sera une étape indispensable. Une synergie avec toutes les autres forces d’émancipation qui se lèvent en Europe et dans le monde sera une autre nécessité. »
Il apparaît urgent de lever tous les obstacles sur la route de cette ambition légitime pour qu’une gauche digne de ce nom soit à nouveau porteuse d’un projet d’émancipation des êtres humains et de respect de notre écosystème. Les élections municipales, si elles ont marqué un échec relatif de la droite, n’en sont pas moins un sujet de préoccupation pour tous ceux qui s’inquiètent de voir la vie politique française marquée à gauche par l’hégémonie du Parti Socialiste et plus généralement par la bipolarisation. La campagne électorale a vu se développer à gauche des alliances, voire des ralliements à géométrie variable. Souvent, des préoccupations à caractère purement électoraliste tentant à préserver – à n’importe quel prix ? – des positions et des sièges, nous ont éloigné des préoccupations profondes des citoyens dont bon nombre d’entre eux - essentiellement à cause de cela - se sont abstenus. Cette situation complique singulièrement la lutte nécessaire contre la mise en œuvre de la politique de Sarkozy et du MEDEF, qui entraîne une grande souffrance de notre peuple dans tous les aspects de la vie quotidienne.
Des éclaircissements s’imposent : La Gauche aujourd’hui c’est quoi ? Fondée sur quelles valeurs ? Comment ? La Gauche, pour faire quoi ? Prendre le pouvoir ou rendre le pouvoir aux citoyen(ne)s ? Quelle politique à l’échelle nationale, mais aussi européenne et mondiale ? Il faut que nous répondions à ces questions essentielles en sortant des cercles d’initiés et en portant le débat parmi les citoyens. IL DEVIENT IMPÉRATIF DE RÉALISER UNE VÉRITABLE RÉVOLUTION CULTURELLE DANS LES PRATIQUES POLITIQUES. L’heure n’est pas au choix de tel ou tel militant pour diriger tel ou tel parti. L’heure n’est pas au ralliement à telle ou telle candidature à la présidentielle de 2012. Décidément, il faut ne pas être conscient des souffrances sociales et morales de notre peuple, pour être essentiellement mobilisé par ces préoccupations personnelles et partisanes. Les citoyens en ont assez des petits jeux politiciens, des ambitions personnelles, des manœuvres et discours des élites et initiés.
Libérons la parole ! Que les bouches s’ouvrent ! Seul compte la recherche des meilleurs moyens de sortir notre pays et le monde d’un recul social et culturel inégalés, sur une planète dont on détruit inexorablement tous les écosystèmes. L’appel : RASSEMBLER ! précise : « Rassemblons-nous le plus largement possible, citoyens, militants, forces organisées et non organisées, discutons des initiatives déjà mises en place, croisons nos expériences et nos propositions, pour construire enfin une force alternative, la plus large possible, au capitalisme. » Nous partageons pleinement cet objectif. Dans notre déclaration de novembre dernier nous disions nous-mêmes : « L’alternative ne peut être portée par une seule organisation. Il nous faut passer d’une concurrence mortifère et dérisoire entre organisations à la construction d’un lieu d’élaboration commun à partir de nos histoires différentes mais toutes enrichissantes et complémentaires, avec la volonté politique d’inventer pour construire du neuf ». « La nouvelle force politique devra donc être un lieu de rassemblement ouvert à toutes les sensibilités, sans se poser en aucune manière en concurrent des forces de gauche déjà organisées.
Elle ne sera ni un collectif d’associations et/ou de partis, ni une nouvelle mouture de l’union de la gauche, ni un parti politique traditionnel ». « Elle devra être un outil politique complémentaire rassemblant toutes les forces, toutes les énergies individuelles qui veulent une transformation économique, sociale, culturelle et environnementale profonde, comme alternative au capitalisme. Les adhésions seront individuelles. La double appartenance à une formation politique traditionnelle et à la nouvelle force politique sera non seulement admise mais encouragée ». « Les statuts, les règles de fonctionnement de cette nouvelle force politique devront rompre avec toutes les formes de fonctionnement traditionnelles, à base de structures pyramidales et centralistes. -Démocratie de mandatement, rotation des mandataires, limitation dans le temps des mandats, articulation entre démocratie représentative et démocratie active (quotidienne tant dans l’entreprise qu’au niveau des institutions à transformer), non professionnalisation de la vie politique…. -Bien que n’étant pas un parti, la nouvelle force politique jouera le jeu des institutions républicaines, y compris sur le plan électoral même si ce dernier n’est pas l’objectif premier.
Pour ce faire elle établira un dialogue ouvert et constructif avec tous les mouvements d’émancipation sociale et humaine. » Bien sûr tout cela se discute, mais c’est pour nous quelques bases de réflexion mises à la disposition de tous. Nous avons le devoir de nous atteler à la construction commune d’un projet, à élaborer avec les citoyen(e)s, pour une autre société, parce que paradoxalement aujourd’hui seule l’utopie, source de libre créativité, est susceptible de découvrir les nouvelles voies de l'avenir. La formation politique nouvelle naîtra en avançant dans des luttes à la fois de résistance au capitalisme et d’alternatives à ses pratiques. Nous ne lutterons pas pour le pouvoir, mais pour avoir du pouvoir, c'est-à-dire une influence telle qu’elle puisse forcer le changement. Voilà, chers amis et camarades ce que nous tenions à vous dire et vous autorisons à publier."
LE 19 AVRIL 2008


C'est en décembre 2006 qu'il fallait se bouger et c'est là que tout s'est joué.
Le mouvement antilibéral a été absent des présidentielles et des législatives. IL N'EST PLUS CREDIBLE.
La pendule a tourné.
La LCR veut récupérer la mise. Ca ne marchera pas.
Et dans 10 ans on aura encore 4 candidats qui feront moins de 2%.
IL FAUT D'ABORD BALAYER DEVANT NOTRE PORTE et dénoncer ceux qui ont saboté l'union (LCR, LO, PCF).
Après, il faut faire confiance aux jeunes et BATIR QUELQUE CHOSE DE COMPLETEMENT NOUVEAU.
Pendant ce temps, Sarkozy nous entube.
Rédigé par:Monique | le 14 mai 2008 à 20:58
La future nouvelle vraie gauche doit aller encore plus loin dans la façon de voir le renouveau politique en interdisant le cumul des mandats et surtout en interdisant à un "politique" de se présenter plus de 2 fois sur un mandat.
Il faut mettre à la retraite d'office tous les représentants des partis actuels afin qu'ils ne plombent pas cette dynamique.
Rédigé par:gerara | le 15 mai 2008 à 08:33