Un mouvement de grève de toutes les organisations syndicales des territoriaux de Marseille est prévu demain dans les écoles de Marseille de 11H à 14H afin de contester le service minimum qui a été mis en place par Jean-Claude GAUDIN, maire de Marseille, lors des récentes journées de mobilisation. Ce service minimum aura été assuré par des fonctionnaires territoriaux non-grévistes et des vacataires ainsi que des salariés précaires.
Je constate amèrement que Jean-Claude GAUDIN applique, dès à présent, la politique de SARKOZY, qui a annoncé, le 15 Mai dernier, une loi d’ici l’été pour imposer un service minimum d’accueil dans le 1er degré.
Je ne peux que condamner l’instauration du service minimum dans les écoles marseillaises, qui a pour seule vocation de casser le droit fondamental de tout salarié de pouvoir faire grève.
Aussi, je partage totalement le mécontentement des personnels de l’Education et des agents territoriaux qui dénoncent une manœuvre purement idéologique du maire de Marseille.
De plus, les personnels territoriaux reprochent au maire de Marseille un manque de dialogue social.
Tout comme les salariés du public et du privé face au gouvernement lors des récentes journées de mobilisations.
C’est en quelque sorte « normal » puisque c’est le numéro 2 de l’UMP et
qu’il s’engage dans la mise en œuvre de la politique de Nicolas SARKOZY.
En outre, ce service minimum permet de détourner l’attention des véritables enjeux pour l'Education, notamment à Marseille, avec la suppression de postes et la fermeture de classes pour la rentrée prochaine.
En effet, la carte scolaire prévoit 25 fermetures de classes pour seulement 9 ouvertures sur Marseille.
Non seulement fermetures de classes mais non-ouvertures de classes prévues, du fait de l’augmentation de la démographie, qui ne se feront pas faute de locaux disponibles.
Comme je l’ai déclaré lors d’une récente conférence de presse sur ce sujet, la politique de Gaudin favorise le développement de l’école privée.
En effet, de nombreux parents se tournent vers le privé, ce qui accentue la ségrégation sociale dans les quartiers.
Cette situation est inacceptable et nous entendons bien nous battre durant cette mandature contre cette politique au sein du Conseil Municipal.



