Ce matin, des agents du Port Autonome de Marseille et des Dockers se sont rassemblés sur le Vieux Port pour protester contre le projet de réforme du statut des ports français, au premier jour de son examen par le Sénat.
Suite à la demande des manifestants, une délégation des agents CGT du Port de Marseille a été reçue en mairie centrale.
"Le projet, c'est la mort du port autonome tel qu'on le connaît aujourd'hui, il faudrait de véritables négociations", a déclaré Pascal Galéoté ; le secrétaire d'Etat chargé des Transports, Dominique Bussereau, "fait croire qu'il y a des discussions mais ce n'est pas le cas et il n'est pas du tout responsable de le faire croire. Il va falloir que nos chemins se croisent à un moment".
Présent sur les lieux, j’ai pu constater et regretter, qu’une fois de plus, la réponse du gouvernement aux revendications légitimes des manifestants passe par la violence.
En effet, des échauffourées ont éclaté entre manifestants et forces de l’ordre alors que la manifestation se déroulait dans le calme.
Je ne peux que déplorer de tels agissements de l’Etat qui impose sa suprématie par la force.
À ce jour, aucun véritable dialogue n’a vu le jour entre la Fédération nationale des Ports et Docks et le gouvernement.
Or, les salariés des ports français et notamment ceux de Marseille doivent être entendu sur leur légitime inquiétude quant à leur devenir et à celui de leur outil de travail.
L’Etat a le devoir de leur apporter des réponses concrètes, réponses qui doivent passer par le dialogue et la concertation.
C’est à se demander si on peut encore parler de démocratie dans notre pays.



